CONCLUSION
Nos études sont bien loin d’avoir épuisé le sujet que nous avons choisi de préférence comme digne de toute notre attention. Nous avons cependant la confiance d’avoir donné un état civil aux ruines qui couvrent la colline Hamoud-es-Saouari ; nous espérons avoir démontré que l’accord entre Aphthonius et Ruffin et les auteurs arabes est parfait ; qu’il faut rayer de la liste des préfets de l’Egypte ce malheureux Pompée, dont le nom ne se retrouve pas dans l’inscription dioclétienne ; que la colonne actuelle a succédé à la colonne de Sérapis et qu’elle est l’œuvre de la dynastie théodosienne. Comme, au déclin du IVme siècle, le nouveau nom de l’édifice luimême fut Arcadium , il y aurait lieu de la nommer « Colonne d’Arcadius ».
Cependant l’érection de cette colonne coïncide exactement avec la destruction du Sérapée et le triomphe définitif du Christianisme à Alexandrie, triomphe dû à Théodose-le-Grand ; comme aussi l’érection de cette Colonne ne saurait être antérieuse à l’an 391, ni postérieuse à la loi théodosienne de l’an 422, au défaut de notices plus précises nous croyons devoir l’appeler Colonne Théodosienne, qu’elle a été érigée en l’honneur de Théodose Ier, ou d’Arcadius, son fils, ou à la suite de la loi de Théodose II en 426.
En tout cas le champ des savantes discussions a été notablement agrandi, et notre œuvre n’aura pas été en pure perte pour les savants.
Alexandrie (Egypte), Ier avril 1897.
Dr G. BOTTI.