DEUXIÈME PARTIE
les villes voisines de la mer ; les puits qu'on y trouve ne sont peutêtre pas d'une plus haute antiquité que les autres. J'en dirai autant des plus anciennes tombes à puits de Poggio Renzo près de Chiusi, que du reste on connaît mal.
Les tombes les plus primitives que l'on connaisse à Bologne semblent d'une époque un peu postérieure aux puits de l'Etrurie \
^ Voir Undset, Aimalî, 1885, p. 55-56 (cf. p. 87-88 pour le verre); Westdeutsche Zeitschrift, T. VI, 1887, p. 107-108. ,
ÉTUDE DES FOUILLES
VI. — Observations sur la civilisation de la période des tombes à puits.
A quel peuple faut-il attribuer nos tombes à puits et les autres de l'Etrurie ? aux Etrusques, ou à une population italiote qui aurait occupé la contrée avant la venue des Etrusques? Quoique la question ait été souvent discutée dans ces derniers temps \ je ferai à ce sujet quelques observations ^.
Essayons de fixer approximativement la date de la fin de la période des puits. — A Corneto, dont la nécropole est encore la mieux connue de l'Etrurie, et à Vulci, trois types de tombes se sont succédé : k puits; à fosse; h chambre. Naturellement l'introduction d'un nouveau type n'a pas eu pour conséquence la disparition immédiate de celui qui l'a précédé. — A Corneto, quelques fosses seulement, et des plus récentes, contenaient des vases de la classe dite corinthienne avec des figures d'animaux de style oriental ^. A Vulci, on a recueilli, paraît-il, un assez grand nombre de céramiques de cette espèce dans des tombes à fosse*; nos fouilles cependant ne nous ont rien appris à cet égard. Ces vases se trouvent aussi dans des tombes à chambre, mais très rarement
^ Je citerai parmi les dernières études sur cette question: ILeïbig, Annali deU'Inst., 1884, p. 108 sq. {Sopra la provenîenza degli EtruscM). — Undset, ihid., 1885, p. 5 sq. {V antidiissima necropoli Tarquiniese). — Brizio, Atti e Memorie délia depntazîone di Storia patria per la Eomagna, Série III, T. III, 1885, p. 119 sq. (La provenîenza degli Etruschi). — Martha, VArt étrusque, p. 37 sq., cf. 9 sq. — Von Duhn, Bonner Studien E. Kelculé gewidmet, p. 21 sq. {Bemerkungen zur Etruskerfrage).
^ Je rappelle ici que les prétendus ossuaires de nenfro trouvés à Vulci ne peuvent plus, à mon avis, servir d'argument en faveur des Etrusques. Voir plus haut, p. 309.
^ Ghirardini, Not. d. Scavi, 1881, p. 364. Helbig, Das Jiomerische Epos, p. 30, n. 4 fin; Mitth. 'des arch. Instituts, Rom. Ahth., T. I, 1886, p. 85; T. II, 1887, p. 155, 157; Not. d. Scavi, 1888, p. 696.
* Helbig, Bîdl. delVinst., 1884, p. 164.