‹ Fouilles dans la nécropole de Vulci (volume 2)Chapitre 229 sur 343 · I. — Disposition des tombes · texte numérisé non relu

I. — Disposition des tombes

Les tombes h fosse XIX-XXII, XXXVII-XLIII, LVI-LVIII, LXIIT, LXXI, LXXIT, LXXIV, LXXVI-LXXVIII, CIII, CXVII, appartiennent à une époque plus récente que celles qui ont été étudiées dans le chapitre précédent.

Ces tombes, de forme rectangulaire, de dimensions très variables \ n'ont quelquefois pour couvercle que des éclats de pierre: tombes LXXVII et LXXVIII. Le plus souvent elles ont un couvercle formé d'une ou plusieurs dalles de tuf (XXII, XXXVII, XXXVIII, LVII, LVIII, LXXI, LXXIV), ou de travertin (XIX-XXI, XXXIX-XLIII, LXIII, LXXII, LXXVI, cm, CXVII), placé à une certaine profondeur du sol ~ et reposant sur un rebord ^.

Plusieurs de ces tombes (XXXIX-XLIII, CXVII) présentent au-dessus du couvercle une enceinte quadrangnlaire de dalles de travertin dressées de champ (voir p. 93 et 225), destinée sans doute à garantir le dépôt funéraire contre les éboulements de terrain. Elles offrent en

'D'une manière générale: 2'«-2'".50 de long, l^-l^.ôO de large; 2'"-3™ de profondeur. Ce sont à peu près les mesures des fosses de Corneto (Helbig, Annali deWInst., 1884 p. 113).

' Cette profondeur est très variable (voir la description des diverses tombes). Du reste, on ne peut l'évaluer avec précision, le niveau du sol s'étant soit exhaussé, soit abaissé avec le temps.

^ Voir le plan et la coupe d'une de ces tombes dans Helbig, Annali deWlnst., 1884, p. 114. Cf. à Corneto (Helbig, ibicl), à Pratica {Bull. delVInst, 1885, p. 82-83).

ÉTUDE DES FOUILLES

outre vers le milieu une dalle de travertin, qui émergeait autrefois au-dessus de la surface du sol et indiquait la place de la sépulture. — J'ajouterai qu'une fosse de la Polledrara, fouillée le 12 février 1889 (lieu marqué X sur la carte); était entourée d'une enceinte de grosses pierres. Je ne crois pas qu'il y ait lieu de supposer que ce cercle de pierres fît le tour d'un tumulus conique en terre auquel il aurait servi de soutènement, tumulus analogue à celui de la Cuccumella et d'un grand nombre d'autres tombeaux étrusques \ Il n'y avait en effet aucune trace d'éminence au-dessus du cercle, et les pierres, de hauteur différente, étaient disposées assez irrégulièrement. Des enceintes semblables ont été trouvées dans diverses contrées de l'Italie: à Vetulonia *, h Terni ^, à Tolentino ^, à Golasecca ^. M. Pigorini a fait remarquer avec raison la ressemblance qu'elles présentent avec les cromlecks, mais comme ce savant le reconnaît sans doute aujourd'hui, ce ne peut être un argument pour soutenir que le peuple des nécropoles de Golasecca était ligure. La civilisation que nous présentent les pays certainement ligures et celle de Golasecca diffèrent en effet notablement ^.

En se reportant aux descriptions détaillées et aux plans de la première partie de ce travail, on reconnaîtra qu'aucune règle n'a été suivie pour l'orientation des tombes.

^ Cf. plus loin, au chapitre IV, § 2. ^ Voir plus haut, p. 345, "n. 6.

3 Pasqui, Not d. Scavi, 1886, p. 267.

* Silveri-Gentiloni, îbîd., 1883, p. 329 sq.

^ Pigorini, Atti delV Accademia dei Lincei, Memorie délia classe dî scienze morali, Série III, T. XIII, 1884, p. 313. — Celles d'Esté sont d'un caractère différent (voir Prosdocimi, Not. d. Scavi, 1882, p. ll-12j.

La civilisation de Golasecca se rattache probablement à celle des palafittes de la partie occidentale de la vallée du Pô. Voir plus haut, p. 333, n. 12. — On pourrait se demander si ces cercles de pierres ne sont pas un souvenir de la civilisation des populations ligures et sicales établies dans les diverses régions de l'Italie avant l'arrivée des Italiotes ; mais cette question exigerait de trop longs développements pour être traitée ici: elle soulève un très grand nombre d'objections.

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