POTERIES GRECQUES
Dans nos tombes à fosse il y avait des poteries en terre jaune pâle (tirant quelquefois sur le verdàtrO;, ou le bistre clair), généralement fine, sur la surface desquelles ont été peints des ornements géométriques en brun foncé, couleur qui, par suite d'un excès de cuisson, a tourné fréquemment au rouge terne. Nous en avons trouvé d'autres dans des tombes à chambre, quelquefois avec des vases dits corinthiens de type primitif (présentant par exemple des figures de quadrupèdes courant), ou développé (décorés de figures d'animaux de style asiatique) \ J'en parlerai ici pour ne pas scinder l'étude de cette série et pour éviter des répétitions. Dans la nécropole voisine de Corneto on a recueilli un assez grand nombre de poteries de cette classe : dans une tombe h puits récente ~, dans des fosses ^, dans des chambres d'une époque
1 IV, 4 (cf. 5). VIII, B, 3 et 4 (cf. 12 et 13). X, 7 (cf. 4-6, 15-19). XII, A, 8 (cf. 6 et 7). XIII, 2, 3, 4, 9, 10 (cf. 11). XLVIIT, 19, 21 (cf. 2, 20, 22). LU, 21, 22 (cf. 3-7). LXXIII, A, 9 (cf. 10).
^ Helbig. Annali delVInst, 1883, p. 288, et Monumentî, T. XI, pl. LIX, fig. 28. Pour l'exemplaire reproduit sur la même planclie, fi.g. 18, voir à la fia de ce §.
^ Tombe du Guerrier (fosse à cercueil) : Helbig, Annali delVInst., 1874, p. 261 sq., et Monumentî, T. X, pl. X,"^ fig. 1-10, 12 et pl. X,'^ fig. 21-23. Je ne pense pas, comme M. Helbig {Das Jiomerische Epos, p. 30, n. 4) qu'il y ait lieu de séparer ces vases de ceux qui ont été trouvés dans des tombes plus récentes, et avec lesquels ils ofFrent de très grandes ressemblances soit pour la forme, soit pour la décoration. A mon avis, ce sont des exemplaires plus anciens d'une même fabrique. Malheureusement, comme je l'ai déjà fait observer plus haut (p. 355) ces exemplaires sont encore trop rares pour que nous puissions nous rendre un compte exact du développement de la classe de vases que nous étudions en ce moment. — Fosses avec un couvercle de dalles: Ghirardini, Not. d. Scavi, 1881, p. 204-205; cf. Helbig, Annali, 1884, p. 174, et Monumenti, T. XII, pl. III, fig. 2-4. Helbig, Bull. delVInst, 1885, p. 122, t. IV, n" 3; p. 212; p. 216; Mitth. des arch. Instituts, Rom. Abth., T. II, 1887, p. 156; Not. d. Scavi, 1888, p. 691; 1889, p. 102.
ÉTUDE DES FOUILLES
ancienne \ J'aurai souvent à citer des exemplaires conservés au musée de cette ville — Des poteries semblables ont été trouvées aussi dans le Latium ^ et en Campanie ^.
A en juger d'après l'époque des tombes où on les trouve à Corneto et à Vulci, elles ont été importées dans cette région dès la fin du huitième siècle à peu près, pendant tout le cours du septième, et encore au commencement du sixième.
Ces vases sont toujours faits au tour. La technique est d'ordinaire soignée, la terre bien épurée. Cependant, pour un assez grand nombre de poteries, l'argile qui est soit blanchâtre, soit d'un jaune plus cru, est mêlée de beaucoup de grains noirs ou blancs, les formes sont grossières, les peintures des ornements négligées, les couleurs mal fixées : ce sont soit des produits d'une industrie tombée en décadence, soit des imitations; on y voit du reste le mèr e système de décoration que sur les autres. — Il n'y a jamais d'incisions, ni de retouches roses ou lilas. Sur quelques exemplaires, des lignes de points ou des séries de filets d'un blanc jaunâtre ont été appliquées sur la couleur brune.
Œnochoés. — La forme la plus fréquente est celle de l'œnochoé (forme 69)^: tombes â fosse LVI, 1 (reproduite planche 1, fig. 7),
ï Dasti, Bull delVInst, 1877, p. 58. Ghirardini, Not. d. Scavi, 1881, p. 364; 1882, p. 206-207. Helbig, Bull. delVInst, 1874, p. 237; 1885, p. 78; p. 80; p. 122, t. VI, n- 1 et 2; p. 127, t. XV, n"» 9 et 10; p. 213, n"^ 5, 6; Not. d. Scavi, 1888, p. 182 et 184; 1890, p. 74-75.
' Dans les pages qui suivent, quand je n'indique pas la provenance, il s'agit du musée de Corneto. Tous les vases reproduits dans les figures qui suivent y sont conservés.
^ Voir par exemple Bull, délia commissione municipale di Roma, T. III, 1875, pl. VI-VIII, fig. 15-17. — Quelques fragments de vases de cette classe ont été recueillis dans la tombe Bernardini, à Préneste (musée préhistorique romain).
* Par exemple: Purtwiingler, Beschreihung der Vasensammlung im Antiqiiarium, n°= 198, 237, 239. Milani et Sogliano, Not. d. Scavi. 1878, p. 98-99 (mais il faut distinguer ces vases de ceux de la classe corinthienne primitive, par exemple des cotylisques, aryballes et bombyles).
° Une forme semblable ou analogue se retrouve: dans le style du Dipyle (Furtwân-