‹ Fouilles dans la nécropole de Vulci (volume 2)Chapitre 272 sur 343 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

ficile d'arriver à des conclusions k cet égard. Souvent les poteries sont tellement brisées qu'il est difficile d'en reconnaître les formes. Eu outre la mauvaise conservation des os ne permet pas toujours de dire s'il y a eu dans une chambre un ou plusieurs morts, par conséquent un ou plusieurs services funéraires. Enfin les voleurs qui ont pénétré presque partout ont enlevé une partie des objets et souvent déplacé les autres, de telle sorte qu'il n'est guère possible de reconstituer complètement le matériel déposé auprès de chaque mort. Du reste, je ne pense pas que pour le choix des objets les règles aient été tout-à-fait fixes : il y a de nombreuses exceptions. C'est sous ces réserves que je fais les observations qui suivent.

Le matériel le plus simple consiste en : une urne rouge de la forme 13; — un cyathos de bucchero qui est généralement de la forme 78 ou de la forme 84 (quelquefois 83, forme ancienne, et 11, forme récente); il est presque toujours enfermé dans l'urne; — une tasse de bucchero, d'ordinaire de facture primitive, des formes 105 ou 107 (rarement 106); — une œnochoé de bucchero: les formes 66,67 et 85 sont les plus fréquentes (63, 64, 70, 71 sont plus rares); — un canthare de bucchero de la forme 56; ~ deux tasses ou calices sans anses des formes 119 ou 122 (on trouve aussi les formes 125, 126, 118, 120, 121); — un couteau de fer; — dans les tombes d'hommes une lance et souvent aussi un rallnm.

A ces objets viennent fréquemment s'ajouter: une jarre de la forme 40 (plus rarement 19, 21 et 41), en terre rouge ou jaune; — un bassin d'impasto italico ou de bucchero (138, 136), ou une cuvette déterre jaune (177); — un pot sans anses à'impasto {2h ; rarement 26 et 27) ; — une ou plusieurs tasses k anse relevée (113, 112 et à une époque plus récente 100); — une ou plusieurs autres œnochoés de bucchero; dans ce cas, il y a d'ordinaire une paire de tasses ou calices sans anses et un canthare pour chaque œnochoé ; souvent aussi une coupe de bucchero (forme 159) remplace ou accompagne le canthare ; — des plats de bucchero en nombre variable (174 et 179); — une œnochoé de

bronze; — très souvent une coupe de bronze (forme 145); — des poteries importées: œnochoés corinthiennes de la forme 62 (plus rarement 68); coupes de terre jaune ou bistre (formes 159 et 160); plats et assiettes ; salières, pyxides ; cotylisques, aryballes et bombyles ; — dans les tombes plus récentes, des vases attiques. — Je parlerai en détail de tous ces objets dans les paragraphes suivants.

Il faut renoncer, pour la plupart des tombes, à rechercher comment le matériel y avait été disposé, car il a été d'ordinaire mis en désordre par les voleurs. D'ailleurs les observations que j'ai pu faire dans les tombes vierges ou moins maltraitées que les antres me portent à croire qu'il n'y avait aucune règle à cet égard. On peut seulement dire d'une manière générale que les petits vases ont été placés de préférence près des morts, les grands à une certaine distance. Les lances se trouvent sur un des côtés longs de la tombe, souvent sur la banquette auprès du mort.

Bien peu de tombes à chambre avaient été épargnées par les voleurs antiques. Ils pénétraient d'ordinaire par la porte en brisant la partie supérieure de la fermeture, si elle était à dalle plate (dressée de champ), ou en déplaçant quelques-uns des blocs quadrangulaires placés entre les montants. Parfois ils perçaient des trous dans les parois de tuf pour passer d'une chambre dans l'autre ^ Ils semblent en général n'avoir pas emporté de poteries, mais souvent ils les jetaient pêle-mêle sur le sol de la tombe et les brisaient. Nous n'avons recueilli aucun indice qui nous permette de dire à quelle époque eurent lieu ces vols.

1 Tombes VII, LI, LUI, LXVI, LXXIII, LXXIX. — Pendant l'impression de ce livre, j'ai pensé à une autre hypothèse pour expliquer la présence de ces trous. Peut-être ont-ils été creusés par ceux qui taillaient les chambres dans le tuf et qui voulaient ainsi se rendre compte de l'épaisseur qu'il convenait de donner aux parois mitoyennes.

Page 1