‹ Fouilles dans la nécropole de VulciChapitre 117 sur 149 · V, 7 ; CIV · texte numérisé non relu

V, 7 ; CIV

^ Cf. Micali, Monumenti ineditij pi. XXVII, fig. 6 (Véies). Voir plus haut, p. aux formes 106 et 109.

" XLIX, 37 et 38; LXVI, A, 31 et 32, D, 18 et 19; LXIX, A, 9 et 10.

« Cf. plus haut aux formes 77, 81, 112 et 113, 100.

« Cf. aux formes 77, 81, 112 et 113.

1^ Cf. dans le Latium: Monumenti delVlnsL, T. VIII, pi. XXXVII, fig. 41 (Alban Bull, délia commis sione municipale di Roma, T. III, 1876, pi. VI- VIII, fig. 20; T. 1878, pi. IX, fig. 52 (Rome).

Forme 118 j moins fréquente \ La décoration est la même.

Calices de la forme 128, Deux exemplaires seulement, dans une tombe appartenant à la fin de Tépoque de l'importation des vases corinthiens (LXV, A, 5, 6). Cette forme existe déjà en impasto italico dans les fosses ^.

Calices de la forme 122. Ils ont la même décoration que les tasses de la forme 119^, dont ils ne diffèrent que par Taspect du pied. Ils sont nombreux et appartiennent à l'époque des vases corinthiens. J'en connais d'autres de Corneto, de Civita-Castellana, de Véies ^, d'Orviefco ^ de Chiusi^

La tombe LXV, A (n^^ 7-10; le n"* 7 est reproduit planche IV) nous a donné quatre calices de la forme 122 avec des figures à relief plat, obtenues à, l'aide d'un cylindre'^, genre de décoration fréquent aussi bien dans l'Etrurie maritime que dans la région d'Orvieto et de Chiusi^ La fabrication des vases de cette sorte semble avoir commencé à, peu près

* Elle se retrouve à Corneto. Fréquente à Civita-Castellana (musée de la vîUa du pape Jules).

* Voir plus haut, p. 372.

^ Exemplaires avec des éventails en pointillé: XLVIII, 12; LES, B, 1, Cf. Furtwângler, Beschreibung der Vasensammlung, n" 1468 sq.

^ Micali, Monumenti inediti^ pL XXVII, fig. 4. Campanari, DescrUsione dei vasi di VeiOf pi. A, troisième rangée.

^ Not d. Scavi, 1880, pi. XVI, fig. 12.

^ A Orvieto et à Chiusi, les bords sont souvent légèrement rentrantSi et par-dessous il y a un ou plusieurs ressauts. Cf. Not, d, Scavij 1887, pi. XII, fig. 24.

^ Cf. un autre fragment: tombe XLVIII, n^ 27.

^ On peut voir quelques reproductions de ces reliefs obtenus à Taide de cylindres dans: Memorie romane di antichith e di belle artij T. IV, 1827, pi. VII, fig. 5, 6; pi. VIII, fig. 5-7; pi. IX, fig. 3, 4. Dorow, Voyage archéologique dans Vancienne Etrurie, pi. I- IV. Micali, Monum.per servire aZZa storîa, pi. XVIII-XX; Monum. inediti, pi. XXVIII, ûg, 5 et XXX, fig. 4. Inghirami, Etrusco museo Chiusino, pi. LU, LXXXIV et XC, fig. 2. Ann. delVIyist, 1877, tav. d'agg. UV. Gazette archéologique^ T. VI, 1880, pi. 27. Milchhôfer, Die Anfcinge der Kunst in Oriechenland^ p. 76, ^g. 49. Martha, L'Art étrusque^ p. 465-466, fig. 303-304. Il y en a une très belle collection au musée de Florence. M. Milani {Museo italiano di antichith classica, T. I, p. 326, n. 1) a annonce une étude sur cette catégorie de buccheri. — On peut rapprocher de cette série de vases en bucchero les grandes jarres et les bassins en terre volcanique, dont la surface a été revêtue d'une couverte rouge et qui sont ornés de figures obtenues à l'aide

répoque de rimportation dans la région de Viilci-Corneto-Orvieto <3es poteries de type corinthien récent (avec des figures d'animaux de style oriental) \ mais non tout-à-fait dans les premières années de leur SntroductioQ ^ — Pour la région de Corneto-Vulci les formes des vases ornés de cette manière semblent avoir été peu nombreuses. Outre les calices (il y en a toujours plusieurs) ^ je ne trouve h signaler parmi les exemplaires du musée de Corneto qu'un petit seau avec deux masques en relief appliqués aux attaches de Tanse ^. Dans TEtrurie ceniirale les formes sont plus variées; les principales sont: l'amphore avec Tine ou moins souvent deux zones imprimées sur Tépaule (quelquefois aussi avec des couvercles décorés de la même manière); le calice (ayant en général une forme un peu diflférente des nôtres: pied moins évasé avec des ressauts disposés autrement, bords moins hauts et moins ouverts) ; la coupe à pied élevé, a bord plat (forme 165); plus rarement l'œnochoé

^^nn cachet quadrangulaire ou d'un cylindre. On les trouve surtout dans la région de <3ervetri (voir Martha, L^Art étrusque^ p. 456 sq.). Ils sont malheureusement presque "C;ous inédits. Voir quelques reproductions dans: Micali, Monumenti ineditif pi. XXXIV, :^g. 2 et 3. Longpérier, Musée Kaj^oléon 111 j pi. LXXXVII. Museo etrusco gregttriano^ T. I, pi. II et pi. XXXIV, ^g, 6. ArchaoL Zeitung, T. XXXIX, 1881, p. 33. Mitth. ^es arch. Instituts, Rl'm. Ahth., T. II, 1887, p. 179.

^ Vases à relief plat trouvés avec des céramiques corinthiennes. A Corneto : Helbig, JBulL delV Inst., 1882, p. 171-172 (cf. Ghirardini, Not, d, Scavi, 1882, p. 210); Helbig, J?mW., 1883, p. 123-124; 1885, p. 119 et 120. A Vulci: le n° 27 de la tombe XLVIII. J^ Orvieto: au musée, canthare avec une œnochoé corinthienne de la forme 62. Dans !la chambre B de la tombe LXV, il y avait deux œnochoés corinthiennes d'un style très négligé (n»" 23 et 24); nos calices étaient dans la chambre A, peut-être utilisée à Tine époque antérieure. A Chiusi, on en a trouvé avec des vases de type corinthien primitif (Helbig, Annali deirinst.j 1877, p. 406 sq. et tav. d'agg. UV); mais ceux-ci sont souvent associés à des poteries corinthiennes: voir plus loin, § 4. Cf. aussi p. 422, n. 2. — rurtwiingler, Beschrcibung der Vasensammlung ivi Antîquarium, n" 1561 (Vulci): œnochoé de notre forme 62, en bucchero, avec des reliefs plats; c'est une "forme corinthienne.

* A Corneto, on n'en a pas trouvé dans les fosses avec les plus anciennes poteries corinthiennes.

^ Exemplaires cités, n. 1. Une vingtaine d'autres au musée et dans la collection Smschi.

* Cf. pour la forme du vase Micali, Monumenti inediti, pi. XXVII, fig. 11; pour les tètes celles de nos formes 81, 109, 112 et 113.

(forme 62), le canthare; le pot en forme de pomme de pin, le plateau ii pied élevé, la tasse h pied évasé, avec une anse relevée qui est formée de deux bandes plates se coupant à angle vif ^ etc.

Les exemplaires de Corneto, appartenant probablement à la même fabrique que les nôtres, ne présentent pas une grande variété de décoration. Sur les huit calices découverts en 1882 dans une tombe à chambre ^ et sur trois autres du musée (fouilles de 1879-1880) les figures sont les mêmes : le même cylindre a été employé. Quant aux autres, ils ont des représentations de même style : sur dix calices on voit un sphinx, un cerf paissant, un lion, un griflfon, une panthère (tous ces animaux tournés à, droite); sur dix autres^, une figure humaine ailée agenouillée, un oiseau (cygne?), une panthère, un sphinx ailé, un cerf paissant, un lion avec la jambe gauche de devant levée ^ (tous tournés h droite); sur deux autres, un sphinx (tourné à droite), un arbre avec deux séries de tiges se détachant symétriquement du tronc, un sphinx (tourné à gauche), un lion (à droite), un cerf (à gauche), un lion (h droite) ^. Le style de nos calices et de ceux de Cometo offre une grande ressemblance avec celui d'une série de vases grecs (amphores et œnochoés), récemment étudiée par M. Dûmmler et qu'il y a lieu d'attribuer à quelque ville ionienne ^. Je ne doute pas que

* Voir plus haut, p. 459, n. 2.

« Ghirardinî, NoL d, Scavi, 1882, p. 210. 3 Helbig, Bull. delVInst, 1883, p. 124.

* Cf. pour le type Mitth, des arch. Instituts^ Rom, Abth.f T. II, 1887, pi. IX.

^ Les deux calices de Corneto décrits par M. Furtwângler, Beschreibung der Vasensainmlung im Antiquarium, n" 1554 et 1555, ont été décorés, semble-t-il, à Fûcle du même cylindre.

^' Mitth. des arch. Instituts, Bdm, Ahth., T. II, 1887, p. 171 sq., pi. VIII et IX; cf. Schumacher, Jahrhuch des arch. Instituts, T. IV, 1889, p. 224, et pi. V-VI, fig. 3; Mayer, Arch. Anzeiger, 1889, p. 186, n"* 158 (je n'y vois pas cependant de cheval dans les suites d'animaux marchant). — Pour le motif de l'homme agenouillé (cf. Micali, Monumenti inediti, pi. XXVIII, fig. 3; Stackelberg et Kestner, Grdber von Cometo, pi. XXVII) voir Dûmmler, Rom. Mitth., T. III, 1888, p. 164. — La tige qui sort du sol derrière le cheval est aussi une particularité des œuvres qui appartiennent à l'art grec ionien ou qui en subissent l'influence: voir Dûmmler, Rom. Mitth.y

vases et cylindres ne proviennent du même centre de fabrication. Où faut-il le chercher ? En Asie-Mineure \ ou h Cumes^î Cette dernière hypothèse me paraît la plus vraisemblable. — Quant aux représentations du même genre qu'on voit sur des buccheri de TEtrurie centrale, elles exigeraient une étude spéciale qui ne peut trouver place ici ^.

Un calice de la forme 122 qui a été trouvé dans la tombe XL VII (n** 5) présente une suite d'imbrications verticales, produites à Taide d'un cylindre. On trouve des calices décorés de cette manière h Corneto *, à Orvieto ^, k Chiusi. Ils sont de la même époque que les buccheri à reliefs plats ^.

Calices de la forme 120y d'ordinaire avec des rayures circulaires sous les lèvres. Forme évidemment imitée d'exemplaires en bronze. Elle est,

l. c, p. 166 et pi. VI ,• Micali, Monumenii per aervîre.^ pi. XCV; ArchâoL Zeitung^ T. XXXIX, 1881, pi. IV; Museo etrusco gregoriano, T. II, pi. XXXII, ûg, 2, bas; Bôhiaa, Jahrhuch des arch. Instituts^ T. III, 1888, p. 359. — Cf. encore Not d, Scavij

1887, pi. XVIII ; Monumenii delVlnsL, T. X, pi. XXXIX*, fig. 1 ; Perrot et Chipiez, Histoire de VArtj T. III, p. 857, fig. 625 ; p. 858, iig. 626 ; — les peintures de la tombe Campana à Véies (Martha, VArt étrusque^ p. 422-423, fig. 282-283: elles ne sont pas, à mon avis, de style corinthien) ; — des objets en bronze trouvés au nord de l'Adriatique (Ghirardini, Not d, Scavij 1888, p. 353 sq.), par exemple Gazette archéologique^ T. XIII, 1888, pi. XII.

' A cette époque, le commerce phocéen était très actif dans le bassin occidental de la Méditerranée: chronologiquement nos calices se placent entre la fondation de Marseille (vers 600) et la guerre qui éclata entre les Phocéens et les Etrusques, aidés des Carthaginois, pour la possession de la Corse (537).

' Cf. les observations de M. Furtwàngler, Arch. Anzeiger^ 1889, p. 51. Studniczka, Kgrenej eine altgriechische Gottin, p. 37. En tout cas l'hypothèse présentée par M. DUmm- 1er d'une fabrique située sur la côte du Pont-Euxin me semble très invraisemblable.

^ Voir les reproductions mentionnées plus haut, p. 470, n. 8. Comme celles des buccheri de Corneto et de Vulci, elles se rattachent incontestablement à l'art grec. M. Helbig, d'abord d'un avis différent (Aniiali delVInst,^ 1877, p. 407), semble l'avoir reconnu depuis {Annalij 1884, p. 145). Cf. Martha, L'Art étrusque^ p. 469; pour le procédé à cylindre, voir aussi Pottier, DulL de correspondance hellénique^ T. XII,

1888, p. 491 sq.

^Helbig, BtdL delVInst,, 1883, p. 124: six exemplaires trouvés avec des calices décorés de figures estampées à l'aide d'un cylindre. ^ Not. d. Scavij 1880, pi. XVI, fig. 14. ® Cf. les tasses n"" 12 et 13 de la chambre A de la tombe LXV (planche III, fîg. 9).

je crois, particulière à la fabrique de Vulci ^ et n'y apparaît que v^^rs répoque de rimportation des vases attiques. Elle existe aussi en c^'. ramique peinte ^ mais les calices de cette sorte ne me semblent pas importés.

Calices de la forme 121. Elle ne diffère de la précédente que par un léger rebord plat.

Phts de la forme 17 9 y avec un bord rentrant et arrondi ; souvent d'aspect cendré. Cette forme, d'assez grandes dimensions (diamètre OMS à 0'".20) me semble aussi particulière à la fabrique de Vulci ^ C'est peut-être une imitation des pinakes corinthiens *. Nous l'avons trouvée avec des vases corinthiens.

Forme 174, à bord saillant légèrement bombé (diamètre 0". 20 à 0".25); me paraît aussi propre h Vulci ^. Se trouve aussi avec des vases corinthiens.

Plateaux, écuelles, salières des formes 129, 127, 161, 166, 162, 148. Nous n'en avons recueilli qu'un petit nombre. Je n'ai pas à. insister sur ces formes qui se rencontrent ailleurs ^. Le plateau LI, B, 1 1 est orné d'une tresse et d'étoiles estampillées.

^ Autres exemplaires de localités qui dépendaient de Vulci: de Pescia Bomana, au musée de Florence; d*Orbetello (Cosa): Milani, Not d. Scavi, 1885, p. 242, n**!?, pi. X, fig. 4 (avec des bossettes et des têtes de béliers en relief). — Les calices de forme analogue qu'on trouve dans TEtrurie centrale (par exemple: MicaM, Monumfdi inediti, pi. XXXI, fig. 3; Gazette archéologique, T. V, 1879, pi. XVIII; Not. d. Scavi, 1887, pi. X, fig. 7) présentent des différences assez sensibles, notamment dans la disposition des ressauts du pied.

* Monumenti delVInst.j T. I, pi. XXVII, fig. 37 : les ressauts du pied sont disposés autrement (sur la technique locale de ce vase, voir Gerhard, Annali delVInst, 1831, p. 253; il provient de Vulci). Lau, Die griechischen Vasen, pi. VI, fig. 8 (probablement aussi de Vulci).

^ Cf. des exemplaires de Pescia Romana au musée de Florence.

' Voir § 4.

^ Dans la région d'Orvieto-Chiusi-Pérouse-Cortone, on trouve des assiettes des formes 179 et 174, mais très petites.

^ Voir par exemple pour Orvieto: Xot, d, Scavi, 1880, pi. XVI, fig. 11 (forme 129); fig. 8 (f. 127); fig. 3, 9, 10, première rangée; 1887, pi. XII, fig. 23 (f. 161); 1880, fig. 5, première rangée (f. 166); 1880, fig. 1 et 4 (f. 162).

47G PETXIÊSŒ PARTIE.

listent principalement en fines stries circnlaires sous les lèvres canthares (56)^ sur la panse des œnochoés (66, 68, 70, 71, 67), la cuvette des coupes (159). Quelquefois des zones de stries vertical e^ snr des panses d'œnochoés (66, 70, 85 ; cf. aussi à la forme 78) ou de stries qui se croisent (70). Au bas de quelques œnochoés et coupes (66, 159; cf. aussi des scyphoi de la forme 31 ^), des arêtes rayonnantes à côtés multiples. Plus tard, à Tépoque de l'importation des vases attiques, on trouve des zigzags circnlaires sous les lèvres et sur la panse de quelques vases (77, 81, 112, 113, 100, 56) ^ des diagonales croisées, des volutes opposées, des plantes h rameaux symétriques sur des anses (mêmes formes). Nous n'avons pas trouvé de vases de bucchero avec des figures incisées ^ ; il n'y en a pas non plus au musée de Cometo ^. Ce mode de décoration semble avoir été employé surtout dans la partie de l'Etrurie située plus au sud ^ ; nous avons déjà fait la même observation pour les céramiques plus anciennes où on le constate déjà^.

' Voir plus haut, p. 460, n. 6.

' Cf. sur les buccheri à figures moulées de PEtrurie centrale: Mîcali, Monuvmii inediti, pi. XXIX, fig. 3; XXXI, fig. 1, 3, 4, 5, 6.

* Au musée Torlonia il y a une amphore de bucchero de la forme de celles de Nicosthènes (voir par exemple Genick, Griechische Keramik, pi. IV, fig. 6), avec nn cerf, un cheval et deux bouquetins incisés sur la panse. Elle a été trouvée à Vulci, mais elle n'y a probablement pas été fabriquée. Elle a dû y être apportée de Cervetri, où les amphores de Nicosthènes ont été trouvées en grand nombre (voir Klein, JHe griechischen Vasen mit Meistersignaturen, deuxième édition, p. 53 sq.) et où cette forme existe fréquemment aussi en bucchero (voir par exemple Martha, UAri ôrwqut^ p. 464, fig. 301 en haut).

* Il existe au musée de Berlin un canthare de cette sorte provenant de Cometo: Furtwiingler, Beschreibting der Vaaensammlung im Antiquarium, n® 1541.

•• Micali, Monnmenti ineditij pi. XXVII, fig. 4-7; Gd^nintx, VarUica Eiruria marii' thna^ pi. XXXVII, fig. 15 et 17 (Véies). Stephani, Die Vasensamndung der Ermitage^ ir* 158, 162, 211 (provenant de la collection Campana et trouvés probablement à Cervotri). Cîanthare avec deux sphinx debout séparés par une plante, au musée des Consorvatours au Capitole (provenant probablement aussi de Cervetri). Une œnochoé ainsi docorée au musée de la villa du pape Jules (Civita-Castellana). — Le style des figures n'est pas celui des vases de type corinthien; il se rattache à Tart grec ionien.

'' Voir plus haut, p. 876-377.

Un ornement très fréquent dans la première période des buccheri ^époque des vases corinthiens) consiste en des lignes de points formant clés éventails ouverts ou entr'ou verts (formes 78, 106, 66, 56, 159, 118, 119, 122) et faites à Taide d'une roulette ^ ; de semblables éventails se retrouvent sur les buccheri des nécropoles de TEtrurie méridionale, par exemple à Véies^ à Cervetri^, h Civita-Castellana ^ ; h Cometo ils sont très fréquents. On en voit aussi sur des vases d'Orvîeto ^ mais dans la région de Chiusi ils semblent plus rares. Ce motif d'ornementation se trouve dès le début de la fabrication des buccheri, dans la tomba dél Duce par exemple ^; il disparaît à peu près h l'époque de rimportation des vases attiques ^, et s'observe très rarement sur les buccheri à figures en relief obtenues à l'aide d'un moule ^ — Nos buccheri présentent peu d'ornements estampillés : rosettes en pointillé (X, 13), tresse (IX, E, 3; LI, B, 11), ronds ou étoiles réunies par des demi-cercles (LI, B, 11 ; LXV, A, 5, 6): ces exemplaires appartiennent h la période la plus ancienne. — Vers la fin de cette période on voit paraître le procédé d'impression à cylindre avec des figures ® ou des imbrications (voir p. 470, 456 et 473).

Sur quelques vases anciens on voit des têtes cornues grossièrement modelées à la main au sommet de l'anse (forme 113). Les figures moulées se rencontrent dès l'époque des vases corinthiens, mais sur-

* Voir planche III, fig. 4.

' Micali, MonumenH inediti, pi. XXVII, fig. 2, 6, 7, 8.

* Museo gregoriano etruscOj T. I, pi. III, fig, 1 ; pi, VII, fig. 3 et 8.

* Masée de la villa du pape Jules.

^ Masée de Florence, en particulier dans la tombe sommairement décrite NoL d, Scavif 1885, p. 504. Musée Faina.

« NoL d. Scavij 1887, pi. XVI, fig. 6. — Voir aussi le n« 3 de la tombe à fosse LVI.

^ Nous n'avons pas trouvé de poteries ainsi décorées dans les tombes renfermant des vases peints attiques.

* On le voit sur le col de l'œnoclioé reproduite Ann, delVInsty 1884, tav. d'agg. D.

* Je ne saurais dire, il est vrai, si ces vases à figures estampées ont été faits à Vnlci. Ceux de Corneto appartiennent très probablement à la même fabrique (voir p. 472) et jusqu'à présent on en a signalé un plus grand nombre à Cometo qu'à Vulci.

tout k celle des vases attiques. Elles consistent d'abord seulement soit en des tètes humaines h forte saillie, appliquées k Tattache des anses (formes 81, 109, 112, 113, les deux œnochoés LXV, A, 3 et 4), ou de distance en distance sur la panse (112) \ ou le long du rebord (voir les plateaux mentionnés p. 451), soit en des têtes d'animaux flanquant l'attache de l'anse sur les lèvres (85, mais je ne puis affirmer que ces têtes soient obtenues à l'aide d'un moule ; cf. les formes plus récentes 77 et 100). Sur la partie de Tanse qui s'élève au-dessus des lèvres, ou bien sur une mince plaque qui surmonte cette anse, il y a dans les formes 112 et 113 des figures entières ou des têtes à relief peu saillant. — Quant aux figures entières moulées sur la panse des vases, elles n'apparaissent qu'à l'époque de l'importation des vases attiques. Si l'on compare les buccheri trouvés k Vulci avec ceux qui ont été recueillis à Corneto, on observe que presque toutes les formes de Cometo se retrouvent h Vulci *, mais que la réciproque n'est pas vraie ; notre ville présente une plus grande variété de types que la ville voisine, surtout k l'époque de l'importation des vases attiques: k ma connaissance, les formes caractéristiques 77, 100, 63, 120, 121 n'existent pas k Corneto. En outre le nombre des vases de bucchero est en général plus grand dans les tombes de Vulci que dans celles de l'autre nécropole. — Je n'entreprendrai pas de comparer la fabrique de bucchero de Vulci avec celles des autres villes étrusques. D'ailleurs, il n'y a guère que celle d'Orvieto qui soit connue avec quelque pré-

' Cf. des têtes de béliers sur un calice de la forme 120: p. 474, n. 1.

* Certaines formes de buccheri qui sont assez fréquentes à Cometo et qui ne sont pas représentées dans nos fouilles se rattachent à la céramique dite impasto italico : pots de la forme 38 (cf. plus haut p. 371), pots avec deux anses tordues comme des cordes et à panse profonde (cf. p. 353), œnochoés de la forme 65 (cf. p. 450). — D'autres qui sont rares à Corneto ont pu cependant exister à Vulci, quoique nous ne les ayons pas rencontrées. Telles sont des gourdes sphériques aplaties avec un goulot cylindrique (on en a trouvé en bronze aussi bien à Corneto qu'à Vulci et à Cosa dans le territoire de Vulci: voir Undset, Annali delVInsL, 1885, p. 99-100). — Enfin d'autres vases rares aussi à Corneto y ont été probablement importés de l'Etrurie méridionale (de Cervetri ou de Véies). Tels sont des calices semblables à ceux publiés par Micali, Monumenti inediti, pi. XXVII, fig. 1 et 2; des seaux semblables à Micali, ibid., fig. 11.

cision \ Cette étude comparative, si on peut la faire un jour, sera très difficile, car il est probable que dans bien des cas on n'aura pas les éléments suffisants pour résoudre d'une manière certaine la question de savoir si tels vases de bucchero trouvés dans un lieu y ont été fabriqués ou importés d'une autre ville étrusque. D'une manière générale, on arrivera peut-être h cette conclusion que les fabriques de TEtrurie centrale durent beaucoup h celles de TEtrurie maritime, que le point de départ de cette influence fut surtout Vulci, et le point intermédiaire Orvieto, l'ancienne ville de Volsinii, qui semble avoir été étroitement unie h Vulci ^.

Je signalerai à la fin de ce paragraphe quelques autres poteries locales.

Simples coupes hémisphériqties de terre rouge avec un ombilic au fond: LXV, B, 34, 35. Cette forme existe dans la céramique corinthienne ^ et en bucchero *. Elle est imitée d'un modèle métallique : des coupes de bronze semblables sont fréquentes '\

On recueille dans les tombes qui contiennent des vases peints attiques de petites écuelles ou assiettes de terre jaune pâle, ornées de bandes ou de lignes de points noirs ou bruns (XXXIV, 5,6; XLV, 19-36; LXII, 9-13) ^ — Je ne saurais dire si les pots de terre jaune avec couverte rouge de la forme 28, qu'on trouve à la même époque, sont importés ou de fabrication locale.

^ Voir les dessins de M. Cozza, Kot. d. Scavi, 1880, pi. XVI; 1887, pi. X-XII (cf. Cozza et Pasquî, ihid.^ p. 366 sq.).

* On sait que Comncanius triompha des deux villes le môme jour, Tan 474 de Rome. Voir les observations de M. Gamurrini, Annali delVInst.^ 1881, p. 36 sq.; il pense même qu'Orvieto était une colonie de Vulci.

' Voir plus loin, § 4.

^ Nombreux exemplaires à Orvieto et à Chiusî.

5 Par exemple, Not. d. Scavi, 1880, pi. XVI, fig. 25; 1887, pi. XII, ûg. 30. Helbig, Mitih. des arch. InititutSj Rom. Ahth., T. I, 1886, p. 28, n« 4. Cf. plus loin au § 6.

^ Mes fouilleurs m'ont assuré que dans les fouilles précédentes, ils ont toujours trouvé un certain nombre de ces assiettes avec des vases peints (il n*y en avait pas dans la tombe LXXIX).

de type corinthieB.

Il y afAfi daiu nm tonib« k cfcambie les plus antifnnes un oerUin fiifî$$\nH 4« i^/teriM jaaoM à décoradon géométrîqae. Je n'aû pts à ^1 \fAfUfr m^ len zyzut déjà étudiées arec cdka qoi ont été troayées

Mui» daiM Im tombes k chambre antérieures à Timportation des vn^um ftiluiUftH la plupart des poteries importées appartiennent à une Hiitri^ dtiimfs. (Us Hont des vases de terre jaune fine (quelquefois légërirrrmnt verd&ire^f faits au tour, avec des figures d'animaux et des hrutiUUUiU (h couleur brune ou noire, où les incisions et l'emploi des couleurs rose (ou lilas, ou violette) et blanche (ou jaune-blanc) sont fr/u|ueriU. On peut les appeler vases de type corinthien, quoique rien tiD prouve (|ue la fabrication des céramiques de ce type ait commence h (!orluih(). Do plus, les exemplaires que nous avons trouvés n'ont pas la llnoNSO (lo ceux quo Ton a recueillis à Corinthe même; ils font partie (In lu ciilY^Korio >t laquelle on pourrait donner le nom conventionnel (riialo-rorlntliionno: du reste on ne saurait dire encore où ils ont (Sli^ lahri(|iu'H, .lo Iom rt^partirai en deux séries: V ceux qui ne pré- Nciutont q\)o doN ornements, ou bien dans lesquels les représentations ll)(urt^OM consislont presque uniquement en des suites de quadrupèdes ro\trunt : co seront les vases corinthiens primitifs; 2" ceux sur lesq\ioU ou voit dos suites d'animaux empruntés à l'art oriental : ce se- Vi^wl los vjutos oorinthions récents.

M« Uolbi^ donno ^ des poteries que je classe dans la première soiio It^ nom do chuloidionnos et les distingue nettement de celles de In îW^Mulo sôrio *• %Io jHMise, comme je viens de le dire, que la question

' Voir |v'\Mi Kauî^ ch*j>ilT>? IIL § ^ |v i^^ sq.

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ÉTUDE DES F0tJILL£8. 481

d'origine ne peut être résolue h, T heure actuelle; quant h, la distinction entre ces vases dits chalcidiens et les vases dits corinthiens, je ne la crois pas juste: la ressemblance de l'argile, des formes et d'une partie des ornements me semblent prouver que les deux séries appartiennent à une même fabrique, peu-à-peu modifiée par des influences extérieures. Je pense qu'il n'y a dans les plus anciennes tombes étrusques que deux grandes catégories de poteries importées: V) les vases à décoration géométrique dont j'ai parlé plus haut au chapitre III, paragraphe 3; 2*) les vases dits corinthiens. A mon avis, il convient de distinguer ces deux catégories, quoique, comme je l'ai déjà fait observer \ il existe des vases présentant à la fois des caractères propres à Tune et à l'autre : ce qui permet de supposer qu'il y a eu soit un ou plusieurs centres communs de fabrication, soit des rapports fréquents entre les villes où ces deux classes de poteries se fabriquaient.

Le style moins développé des vases que j'ai appelés corinthiens primitifs suffit à prouver que leur fabrication a commencé avant celle des antres. Ils ont été aussi importés en Etrurie à une époque un peu antérieure. La tombe à fosse LXXVIII (n** 1 2) contenait un cotylisque appartenant à cette série, et dans des tombes à chambre qu'il y a lieu de considérer comme très anciennes, il n'y avait que des vases de cette sorte ^ A Corneto, dans les tombes à fosse et dans les tombes à chambre les plus primitives, ces vases étaient en plus grand nombre que les vases corinthiens récents ^. — Mais l'importation et par conséquent aussi la fabrication des poteries corinthiennes primitives s'est continuée à l'époque où les autres étaient déjà répandues en Etrurie

* Voir plus haut, p. 432.

^ Pour les fosses, voir plus haut, p. 429, n. l. Pour les chambres, voir: Ghirardinî, KoL d. Scavi, 1882, p. 206-207. Helbig, Bull delVImt., 1882, p. 46; 1885, p. 78; p. 121, t III; p. 123, t. VII; p. 124, t. IX; p. 125, t. X; p. 126, t. XIV et XV; p. 128, t. XVII et XVIII; Mitth. des arch. Instituts, Rom. Abth., T. II, 1887, p. 153, 156; Not. d. Scaviy 1888, p. 692; 1889, p. 101 et 102.

et on trouve fréquemment des vases des deux catégories dans les mêmes tombes ^ L'importation des vases attiques les fit disparaître peu aprèsf le milieu du sixième siècle ^.

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