V, 3; LXV, B
462 DEUXIÈICE PARTIE.
Formes 70 et 71. Nous n'avons trouvé que deux exemplaires de la forme 70 dans une seule tombe ^ XVIII^ 5 et 6, avec une zone de stries (verticales ou diagonales croisées) au milieu de la panse. Une forme très analogue se trouve dans la céramique corinthienne ^ ; et nos deux œnochoés appartiennent à Tépoque de Timportation des vases de cette espèce ^ Mais je suis assez porté à croire qu'elles sont une copie directe d'un vase en métal, comme sembleraient l'indiquer l'anse plate, les pointes dressées sur les bords et la forme du bas de la pansa — La forme 71, rare aussi, est du même type, mais le col et les bords, plus simples, ressemblent h ceux de la forme 66. La panse présente des incisions consistant en des séries de stries circulaires.
Forme 64. Deux exemplaires seulement avec une œnochoé de bronze de la même forme (LXIX, A, 5, 6; 13), dans une tombe de l'époque des vases attiques à figures noires. Cette forme se retrouve à Corneto, à Orvieto^ à Chiusi*.
Forme 67] h bords trilobés, généralement ornés de deux pointes, à anse ronde ou formant de grossiers biseaux (rarement avec une fente longitudinale ^), h panse ovale ; il y a souvent un ressaut circulaire entre le col et la panse. La panse est d'ordinaire lisse, ou bien elle ne présente que deux ou trois stries, très espacées ^. Je vois aussi dans cette forme l'imitation d'un modèle métallique (cf. les œnochoés de bronze dont je parlerai plus loin, § 6). Elle est fréquente dans les nécropoles de l'Etrurie méridionale, en particulier h Corneto^. On
^ Voir par exemple la belle reproduction donnée dans Rayet et CoUîgnon, Histoire de la céramique grecque, pi. V. Furtwângler, Beschreibung der Vasensammlung tm Antiquariurrif n"' 1129-1134. Cf. une forme voisine sar des vases d^un type plus ancien: Annali delVInst, 1877, pi. AB, fig. 6 ; CD, fig. 3.
* Cf. môme tombe, n" 14.
' Collection Faina.
* Musée de Florence (lisse ou décorée de reliefs). 5 LX, 3, 4; LXVI, E, 4, 5.
^ Le n^ IX, D, 3 a deux séries de stries.
' Cf. à Orvieto, Not. d. Scavij 1887, pi. X, fig. 8 et 9 (mais de dimensions plus petites.
loin d'œnochoés de bronze dont les bords présentent la même déco-
ration ^ Il existe du reste d'autres œnochoés de bucchero analogues. Au musée de Corneto^ il y en a deux dont l'anse est entourée à son attache sur la panse d'un cartouche plat, légèrement saillant, en forme de feuille de lierre (autre signe évident de Timitation d'un modèle en métal) ; h sa partie supérieure elle se termine sur les lèvres par deux têtes indistinctes grossièrement modelées. Je citerai encore une œnochoé du musée Faina h, Orvieto ^ avec deux têtes de panthères ; en outre Tanse forme une saillie au-dessus de l'intérieur du vase, saillie à laquelle on a donné l'aspect d'une tête de lion. Au musée de Chiusi, et h celui de Florence, il existe deux autres œnochoés avec des têtes de singes sur les lèvres. M. Helbig ^ en a signalé aussi une de Bisenzio, avec deux têtes de quadrupèdes: dans la même tombe^ on a trouvé deux œnochoés de bronze semblables. — Deux de nos exemplaires ont été trouvés avec deux bombyles de type corinthien (VIT,C, 17 et 18). Les deux œnochoés de la tombe LXY, chambre A, n*" 3 et é, sont d'une forme voisine de 67, mais avec un pied évasé plus élevé. L^anse est plate et il n'y a sur les lèvres ni disques, ni pointes. Le n"" 3 est reproduit planche III, fig. 8 et 8a. Sur la panse on voit deux séries de godrons, et à l'attache supérieure de l'anse une tête imberbe^. D'autres vases analogues proviennent de tombes h chambre de Corneto: deux d'entre eux, présentant un masque barbu h l'attache d l'anse, étaient accompagnés de dix calices du type de ceux qui ont été recueillis dans la même chambre que nos œnochoés '^ (n** 7-10). U autre ^ s'est trouvé avec deux tasses semblables h celles qui ont é
* Cf. Pasqui et Cozza, Not d. Scavi^ 1887, p. 367.
3 Mitth. des arch. Instituts, Rom. Abth,^ T. I, 1886, p. 28, n® 9.
^ Cf. plus haut aux formes 81 (p. 454 et n. 3), 109 (p. 455), 112 et 113 (p. 458).
^ Helbig, Bull delVInst., 1883, p. 124.
<^ Fouilles de 1888; cf. Helbig, Not. d. Scavi^ 1888, p. 692. — Ces trois exemplaires n'ont pas tout-à-fait la forme des nôtres, la panse est plus arrondie, presque piriforme.
pose plusieurs figurines de bucchero de la tombe Regulini-GalassL les langues sont remplacées par des palmettes montées sur de cour
volutes.
On peut être porté k rapprocher ces deux séries d'œnochoés cîlc celles qui se trouvent en grand nombre dans TEtrurie centrale, su. tout dans la région de Chiusi: ces dernières présentent aussi le pi souvent des godrons à Tépaule, et les figures moulées qui décorent Is^ panse sont fréquemment séparées par des ressauts verticaux qui ressemblent plus ou moins aux langues de notre exemplaire LXII,4. Mais il s'agit en réalité de deux classes diflférentes. Au musée de Florence, où les œnochoés de bucchero provenant de TEtrurie centrale sont trè3 nombreuses, on peut étudier le développement de leur fabrication pendant une longue suite d'années, ce qui permet de noter les particularités qui distinguent les deux classes:
r Œnochoés à panse lisse. D'ordinaire un ou plusieurs ressauts circulaires sur le col, un autre entre le col et l'épaule. L'anse, qui &st; aplatie, présente presque toujours une profonde fente longitudinale. Il n'y a pas de disques, mais seulement une arête saillante perpencfli' culaire h l'anse. La forme générale se rapproche de notre forme ft ^7 , mais le col est plus élevé et plus mince, la panse en général pi ^«x3 allongée, quelquefois piriforme; le bec a la configuration d^une feuiJl^ de lierre dont les trois parties sont très nettement détachées.
2° Sur l'épaule une série de godrons en relief, et au-dessa"tis un ou plusieurs ressauts circulaires ; le milieu et le bas de la paas^ restent lisses. L'anse est h fente, ou bien on voit représenté à ce*' endroit un quadrupède étalé, la tête tournée vers les lèvres. Les disques sont rares, mais ils commencent à paraître, limitant l'arête perpendi — culaire à Tanse.
S"" * Il y a presque toujours des disques : ils sont ornés de têfce d'hommes ou d'animaux, d'ornements floraux, plus rarement de
^ Mtisêo etr. greg., T. I, pi. III, fîg. 8.
« Cf, Cozza et Pasqui, Not d, Scavi, 1887, p. 366, pi. X, fig. 1 et 2.
Canthares de la forme 56^ avec un pied plus ou moins élevé. Ils^ sont très fréquents. L'angle vif formé par la cuvette et les parois pr sente souvent de grossières pointes de diamant ^y et les anses so toujours à ruban : ce sont des signes de Timitation de modèles meta liques ^. Sous les lèvres il y a d'ordinaire une ou plusieurs fines stries Dans les exemplaires les plus anciens l'extérieur est parfois orné d. séries de lignes de points formant des éventails ouverts * ou entr'oiiL verts ^. Les grands canthares VI, 19 et LUI, A, 20 (pi. III, flg. 4) oimdes anses offrant deux ailettes latérales au-dessus des lèvres^; eh que anse est consolidée par un tenon. — Dans des exemplaires plir récents '^ il y a des ornements incisés consistant en : zigzag et filet^^^ circulaires sous les lèvres, diagonales et tige à rameaux symétriqn» sur les anses, volutes opposées au-dessous de l'attache des anses sn^ les lèvres ^ ; les anses sont d'ordinaire surmontées de bossettes ^. — Cette forme de canthare se trouve partout en Etrurie ^®.
Canthare de la forme 54. Nous n'en avons trouvé qu'un exemplai dans la tombe XLV (n° 16) qui est de la seconde moitié du sixiè
imprimées à l'aide d'un cylindre au haut de la panse; b) avec des zones d'imbri( lions semblables à celle qu'on voit au sommet de la panse de la tasse reprodui planche III, fig. 9, faites aussi avec un cylindre.
^ Parfois une suite de très petites stries: VII, B, 9 et 10; XV, A, 6, etc
* Voir un vase d'argent de cette forme trouvé à Bhodes, dans Salzmann, Nécrop^^^^ de Camirosj pi. II. Cf. Helbig, Dos homerische Epos, p. 367, fig. 163, et 368, n.
^I, A, 5; I, B, 3; n, 16; etc.