‹ Fouilles de Delphes (volume 2)Chapitre 31 sur 58 · partie du mur polygonal · texte numérisé non relu

partie du mur polygonal

(1) On ne peut tenir compte des textes isolés des prêtrises II (n° 83), III (n° 93), IV (n° 84) et V (n° 43). On sait que, souvent, des actes ont été recopiés longtemps après la date de leur entrée en vigueur. Même si la gravure des quatre textes est contemporaine de leur rédaction, il n'en reste pas moins que l'utilisation systématique de la paroi du mur à l'intérieur du portique ne remonte pas au delà de la prêtrise VI.

(2) Autour du trésor des Athéniens sont groupés 53 textes de la même prêtrise : n sur les murs du trésor (dont 4 en rapport avec la Pythaïde), 32 sur le mur de la terrasse orientale, 10 sur les cippes de la même terrasse. Ee reste des actes et décrets datés de cette prêtrise, une quarantaine environ, est réparti entre des monuments divers : bases de l'Aire en avant du portique des Athéniens, théâtre, etc.

(3) On n'a pas tenu compte, dans l'établissement de ce tableau, d'un certain nombre d'actes d'affranchissement de la prêtrise VI, gravés sur des blocs polygonaux dont l'appartenance au grand mur polygonal paraît exclue : cf. plus haut, p. 67, n. 3.

yo EE PORTIQUE DES ATHÉNIENS

Il semble donc qu'aucun changement brusque ne soit intervenu : le nombre des inscriptions gravées sous le portique s'est accru à mesure qu'augmenta la difficulté de trouver une place vacante sur le reste du mur (i). Cette explication est confirmée par un autre indice : la limitation, en largeur et en hauteur, de l'espace qu'occupent sous le portique les inscriptions du IIe siècle prouve que tous les poteaux étaient encore en place contre le mur polygonal et donne à penser que la plus grande partie au moins, et peut-être la totalité, des ex-voto demeurait intacte (cf. plus loin, p. 117-118).

Entre la prêtrise IX et 'la prêtrise XIV, c'est-à-dire d'environ 122 à 84 av. J.-C, on n'a plus gravé qu'exceptionnellement des inscriptions sous le portique (2), comme d'ailleurs sur le reste du mur polygonal (3). Mais, de la prêtrise XIV à la prêtrise XXV, c'est-à-dire de 84 environ aux dernières années du Ier siècle av. J.-C, 46 textes ont été encore gravés sur la face Sud du mur polygonal, dont 41 sous le portique. Ce retour des lapicides vers la muraille pratiquement délaissée depuis près d'un demi-siècle fait connaître la date et laisse deviner la nature des transformations opérées à l'intérieur du portique : l'enlèvement de 18 poteaux au moins sur 28 libérait des intervalles étroits entre les panneaux précédemment inscrits, et il est probable que, en même temps, se trouvait dégagée toute la surface des blocs polygonaux, sauf sur une faible hauteur près du bord supérieur (cf. plus loin, p. 118) ; 23 des 41 textes du Ier siècle sont gravés au-dessus du niveau que, sauf exception (cf. plus haut, p. 67), n'avaient pas dépassé les lapicides du 11e siècle. L,e démontage des poteaux s'est peut-être fait progressivement : il semble que le contour des textes 53, 54, 55 et 58 ait été déterminé par la présence de deux poteaux, qui auraient été enlevés avant la gravure des textes 52 et 59 ; or le texte 59 est daté du même archontat que les quatre premiers, et le texte 52 est de très peu postérieur. On peut se demander pourquoi la face du mur

(1) On devrait logiquement être en droit de tirer de ce tableau des indications sur l'ordre de succession des archontes de la prêtrise VI, qui demeure incertain : cf. Daux, Chron. delph., p. 55. I,e groupe le plus ancien comprendrait Babylos, Eudoros, Eucharidas, Archias, Peisithéos, peut-être Soxénos, un groupe intermédiaire Thrasyclès et Dexondas, le groupe le plus récent Euklès et Damostratos. Ce classement confirmerait dans ses grandes lignes celui qu'on déduit d'autres indices, sauf pour Babylos, placé pour diverses raisons à la fin de la prêtrise. Inversement, pour la prêtrise IX, on devrait classer au début les archontats représentés sous le portique par un nombre assez important de textes, puisque le mur polygonal a été progressivement abandonné pour d'autres monuments. De fait Sosipatros (5 textes) est sûrement le premier archonte de la prêtrise {Chron. delph., L 60). Aristion (E 65 ; 5 textes) et Hagion (L 63 ; 4 textes) sont datés de la première moitié de cette prêtrise. L'indice invoqué ici confirmerait le classement d'Hybrias (E 74 ; 4 textes) dans les premières années de la prêtrise. Au contraire Héracleidas (E 69 ; 4 textes) est généralement placé vers la fin, mais sans certitude.

(2) Une sous la prêtrise X (n° 138) et une sous la prêtrise XI (n° 31). Ce sont d'ailleurs les seules inscriptions gravées sur tout le mur polygonal au cours de ces deux prêtrises.

(3) Seules exceptions, sous la prêtrise XII : GDI, 2266, à l'Est du portique ; GDI, 1931 et 1939, à l'Ouest du rocher du Sphinx ; GDI, 2102 et 2103, sur les assises régulières de poros.

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