‹ Fouilles de Delphes (volume 3)Chapitre 107 sur 148 · Fr. Poulsen. ibid., p · texte numérisé non relu

Fr. Poulsen. ibid., p

7. Cette couche de détritus, dont l'épaisseur moyenne est de 0 '" 10, est si abondante que, pendant la fouille de 1922. et bien que cette région eût été déjà antérieurement explorée (et signalée dans les publications précédentes), l'odeur, prenant à la gorge, obligeait à interrompre de temps en temps le travail des ouvriers .

8. D'après une indication de 11. Bulle Orchomenos, p. 33 , qui assista, au printemps de 1903, à la fouille île Marmaria, l'autel lui-même aurait été recouvert de cendres et d'os calcinés (Aschenaltar .

LE SANCTUAIRE D'ATI-IENA PRONAIA 19

3, hors-texte I, à gauche) a, dès l'origine, frappé par sa construction. Sa longueur actuelle est 7 m 10. On doit, semble-t-il, restituer à ses deux extrémités un retour vers l'Ouest d'environ 0 "' 75, sur 1 mètre de largeur '. On a pensé que l'autel occidental se poursuivait jusqu'au mur vieux-polygonal : mais aucune trace ne demeure visible sur le rocher, qui est sur ce point au ras du sol, et il est peu probable qu'on n'ait pas ménagé un passage du temple vers les petits autels longeant le mur. Beaucoup plus étroit que l'autel oriental (sa largeur moyenne est 1 '" 30), il paraît constitué de trois tronçons, qu'on a voulu dater d'époques différentes : sur une assise de carreaux posés à plat, court, tout autour de l'autel, un rang d'orthostates, avec, à trois reprises, deux dalles de champ, bout à bout, traversant en largeur, comme si l'autel avait été prolongé deux fois ; les dalles de couverture, qui devaient nécessairement recouvrir les orthostates (haut, moyenne actuelle, 0 m 75), ont disparu -. En réalité, le travail et la disposition des pierres, identiques d'un bout à l'autre, l'impossibilité d'isoler tel ou tel tronçon montrent que cet autel n'a pas été bâti en plusieurs fois : son mode de construction est commandé par la pente et par la nécessité de supporter l'assise de couverture.

A une époque postérieure, au cours du \e siècle, lorsque le sanctuaire, plus vaste et plus fréquenté, nécessita plus de précision dans les sacrifices, on grava sur le vieux mur des autels, deux inscriptions dédicatoires (fig. 58, / et 2), à Eileithyia3 et à Hygieia v. Deux petits autels, dont un seul subsiste, celui de l'Est, consacré à Hygieia, étaient adossés au mur. On a pensé que la dédicace à Eileithyia se rapportait à l'autel occidental, ce qui est peu probable puisque l'inscription n'est p is dans l'axe de l'autel. Il est plus vraisemblable de restituer là un petit autel, de même construction que celui d'IIvgieia (lig. 1, au centre] : une simple dalle posée sur trois orthostates (long. 1 "' 15 ; larg. Il "' 03 ; haut. I) '" 83) •"'.

Deux piliers votifs'' rectangulaires, ou plutôt petits autels à libations7, comme l'indiquent les traces de scellements de leur face supérieure, étaient, non loin de là, consacrés

1. Au Sud, l'orthostate extrême a son liane Ouest plus soigneusement dressé, et l'assise inférieure le dépasse de 0 m 12 à 0 "' 1:5. En l'ace de l'ante Nord ("?), un gros rocher — un de ceux peut-être qu'a vus Hérodote 'cf. A.-D. Kéramopoullos, ibid., p. H8-59) — a été entaillé pour laisser un passage entre l'ante et lui vers le petit autel d'Eileithyia, lequel a disparu.

2. Le niveau du sol archaïque donné au mur vieux-polygonal, et l'existence du petit autel voisin d'Hygie, qui est demeuré complet, prouvent qu'il ne manque que l'assise de couverture sur les orthostates demeurés en place.

3. Dimensions du bloc portant l'inscription: haut. 0 '" 55 ; larg. 0 m 82. Haut, des lettres, 0 m 065 à 0m09. In situ, n° 4465.

4. Dimensions du bloc portant l'inscription : haut. 0 m 45 ; long. 0 ™ 83. Haut, des lettres, 0 m 08. L'inscription est dans l'axe du petit autel, à 0 m 15 au-dessus du niveau de la dalle, et env . 0 "' 40 plus bas que l'inscription à Eileithyia. In silu, n° 4466.

5. Notons, en passant, que l'autel d'Hygieia se trouve dans l'axe du petit bâtiment occidental de la terrasse située au Nord des autels.

6. É. Bourguet, ibid., p. 308. Cf. P. Perdrizet, De quelques monuments figurés du culte d'Athéna Ergané (Mél. Perrot, p. 259 sq.).

7. NïiydtXioi (îtoaot (A.-D. Kéramopoullos, ibid., p. 59). Fr. Poulsen (ibid., p. 348), s'appuyanl sur le datif ('AOava Fapyâvx), qu'il oppose au génitif des inscriptions du mur, estime que ces cippes sont des bases d'ex-voto, et non des autels. Ce pourrait être l'un et l'autre, témoin la dédicace du grand autel, au sanctuaire d'Apollon : « Xioi 'AroîXXtovi rôv ptojxo'v ». Cf. A.-D. Kéramopoullos, /. I., n. 2.

Foin. les de Delphes. 7

aux cultes d'Athèna Erganè ' et d'Athèna Zostèria 2 (fig. 08, i et 5) ; la forme très archaïque des lettres nous garantit l'ancienneté de ces cultes sur cette terrasse, où Athèna était peut-être adorée sous d'autres vocables encore, puisqu'il y fut retrouvé deux autres stèles analogues dont les inscriptions ont disparu. On a également découvert, en contre-bas de cette région, une autre borne consacrée à Zeus Polieus ! (fig. 58, 3).

La multiplicité de ces dédicaces requiert une explication. La divinité adorée sous ces diverses formes (à l'exception, bien entendu, de la borne de Zeus) est, en fait, toujours la même. Nous la connaissons de manière assurée : car. si le nom de la déesse « mycénienne »

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Fig. 58, — Inscriptions des au lels.

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