Cf. supra, p. 90, et G. Daux, ibid., p
4. La 5e, la 7e, la 8e pierre du caniveau, à l'Est (en partant de l'angle Sud-Est), sont entaillées en forme de marche; leressaut n'est pas donné par deux pierres différentes — qui pourraient n'être pas en place — mais chaque fois par la même pierre.
suite, reporté légèrement plus au Nord, afin de dégager davantage les trésors. Le niveau du sol s'élevait donc du Sud vers le Nord en pente douce, pour se raccorder à la rampe mon-
£cHFJ J -F,
/ 0.5 o L • 1 1 1 1 r 1 iT 1 1 1 ■ 1 1 ; ■ '
JM.
Fig. 99. — Mur polygonal, à l'Est fie la tholos (extrémité méridionale).
Fis?. 100. — Armes en 1er.
tant vers la grande route, au Nord du sanctuaire. La rigole des stèles court, au contraire, horizontalement tout le long du grand côté Ouest du trésor éolique : le sol restait donc là horizontal, et formait une sorte de couloir permettant de rejoindre le chemin ascendant,
LE SANCTUAIRE D'ATHÈNA PR0NAL4
passant au Sud-Est du mur de tuf. Ce passage était limité à l'Ouest par un mur polygonal, dont il va maintenant être question.
Les restes d'un petit mur de soutènement, orienté Nord-Sud, d'appareil polygonal soigné rappelant celui de l'enceinte néo-polygonale (un parement de grands blocs, avec, en arrière, un remplissage de moellons), sont encore visibles à l'Est de la tholos ffig. 98). Ce mur, dont le parement est à l'Est, indique que le terrain était plus élevé du côté de la tholos. Il se
Fi<r. 101 . — Lances et tifres de fer,
poursuit en ligne droite pendant 17 mètres. Au Nord, il s'arrête dans le blocage du mur de tuf, auquel il est postérieur' ; au Sud. un angle droit le reporte à l'Ouest vers la fondation de la tholos. Près de là subsiste in situ une pierre de l'élévation (fîg. 99), bloc polygonal de 0 m 85 de longueur ; ailleurs, le mur, en fondations, reste à fleur de sol. La situation de ce
1. A 4 mètres au Sud du mur de tuf, les pierres qui semblent se détacher vers l'Est sont pierres isolées et n'ayant pas fait partie d'un mur. Le fait même qu'il existe en place, entre elles et le mur de tuf, deux grandes pierres du mur polygonal Est de la tholos, prouve qu'il n'y a pas eu de mur parallèle au côté Nord du trésor éolique rejoignant le petit mur de protection du trésor dorique. Les sondages faits sur ce point l'ont confirmé. Cf. supra, p. il.
mur, selon toute vraisemblance antérieur à la tholos, indique qu'il a, pendant un certain temps au moins, isolé de l'Est de la terrasse un bâtiment ou un enclos existant plus à l'Ouest (Phylakos?), et se trouvant probablement à un niveau légèrement plus élevé.
Avant de quitter le centre du téménos classique, il faut ajouter les quelques récentes trouvailles — objets de parure et armes surtout — à celles si nombreuses que publièrent précédemment les fouilleurs de 1901 '. Atbèna est une déesse, mais la déesse des combats : elle l'a prouvé à Delphes même. On ne s'étonnera donc pas de la quantité d'armes en fer
Fiar. 102.
Bronzes,
recueillies (fig. 100 et 101), au nombre desquelles doivent figurer quelques-unes de celles qui se dressèrent d'elles-mêmes contre l'envahisseur perse de 480, alliées à la montagne qui écrasa les barbares sous une avalanche de rocs2. Parmi les petits bronzes, il faut noter de même quelques fragments de casques ou de lances, des coupes, des débris de trépieds (fig. 102), et une plaquette votive incisée de style archaïque (fig. 103), antérieurement publiée3. Quelques tessons, corinthiens tardifs et attiques (fig. 104, et 105 : fragment de grand alabastre corinthien à décoration animale ; haut. 0 m 09 ; près du trésor dorique ; argile jaunâtre ; peinture noire avec incisions; plumage d'oiseaux ou de sphinx affrontés),