R. Koldewey et O. Puchstein, ibid., p
4. R. Koldewey et O. Puchstein, ibid., p. 233. Entre 490 et480,d'ap. J. Hulot et G. Fougères, Sélinonte, p. 281.
5. La décoration sculptée du temple de tuf a fait l'objet d'une fine analyse de Fr. Poulsen, Bull. Acad. Dan., 1908,6, p. 337-341.
Il est peu vraisemblable que ces sculptures aient appartenu au temple du vnc siècle, comme on l'a soutenu (A. Frickenhaus, Athen. MM., XXXV, 1910, p. 237 ; A. D. Kéramopoullos, Toit. AsXo., I, p. 64). On ne doit pas oublier : 1) que le tuf ne permet pas les effets du marbre, 2) que le stuc assez épais qui les recouvrait rendait possible un modelé dont nous n'avons parfois que l'ébauche. Lieu de découverte, dimensions, technique et style (autant qu'on en peut juger) se rencontrent pour nous obliger à attribuer décidément ces fragments de sculpture au deuxième temple.
LES TEMPLES DE TUF lô
tures. Le fait même que la plupart des fragments de poros ont été trouvés soit à l'angle N.-E. du temple, soit entre le péristyle et le mur de péribole N., semble bien venir à rencontre de cette hypothèse. D'ailleurs le fronton N. ne pouvait être masqué par les soutènements ; il devait être, au contraire, parfaitement visible de la grande route qui passait au-dessus du sanctuaire, presque au même niveau que lui1.
Les fragments retrouvés pourraient à la rigueur provenir d'un seul et même fronton. Mais il est peu probable (pie le côté de l'entrée, bien que moins visible à cause de la pente rapide et du manque de recul, ait été le moins orné. Si l'on écarte définitivement l'idée, vin moment adoptée, d'une terrasse inférieure s'étendant au S. de l'édifice, on supposera que le terre-plein, se poursuivant devant le temple au même niveau que lui, permettait, de la Voie Sacrée, d'apercevoir les sculptures de la façade du monument. Toute la moitié méridionale de l'édifice a totalement disparu : il est naturel que les sculptures du fronton S. soient également perdues. 11 ne paraît en tout cas nullement nécessaire de supposer que le fronton a été enlevé tout entier, pour orner un autre édifice, comme furent peut-être enlevés ceux du temple d'Apollon-.
L'état lamentable des débris conservés, l'incertitude du lieu de découverte, pour plusieurs fragments, permettent à peine d'émettre une hypothèse sur les sujets représentés. Notons seulement que le sculpteur de l'édifice de Marmaria semble s'être fortement inspiré des frontons du temple archaïque d'Apollon3.
Le fronton Sud, d'après quelques fragments, représentait peut-être la lutte d'Athèna contre les Géants.
Le fronton Nord était décoré, aux angles, de combats d'animaux; au centre, d'un groupe de chevaux attelés ; on peut songer soit à la Dispute du Trépied en présence d'Athèna, avec le char d'Héraclès'', soit, plus vraisemblablement, à une scène analogue à celle qu'a reconstituée M. F. Courby pour le temple archaïque d'Apollon \