COUVERTURE
Nous possédons peu de renseignements certains sur la décoration en terre cuite peinte qui bordait la couverture du temple6.
1. Il est impossible de confondre, comme on l'a fait, la Voie sacrée du sanctuaire d'Athèna et la grande route menant de Delphes en Grèce orientale. Il est hors de doute que les caravanes de pèlerins ou de marchands, que les paysans allant à leurs cultures, ne traversaient point le léménos.
2. F. Courby, Fouilles de Delphes, II, La terrasse du temple, 1, p. 20.
3. Comme Fr. Poulsen l'a justement montré pour son fronton S (ibid., p. 340).
4. Cf. fronton du trésor des Siphniens — ou fronton oriental du temple archaïque d'Apollon, d'après la reconstitution de M. Th. Homolle (BCII, XXV, 1901 , p. 498). Le rôle de médiatrice que tient dans cette scène Athèna, conviendrait au temple de Marmaria.
5. BCII, XXXVIII, 1914, pi. VI et VII. Dans l'un et l'autre cas, les chevaux paraissent se présenter de face ou detrois quarts, et non de profil. La première reconstruction des frontons est due à M. Th. Homolle (BCH, XXV, 1901, p. 457).
6. On en a retrouvé quelques fragments. Cf. Th. Homolle, Bev. Art anc. et mud., X, 1901, p. 374. Du toit nous avons quelques tuiles plates plus ou moins brisées (larg. 0 m. 42 ; long, plus de 0 m. 50 ; ép. 0 m. 03 au centre, 0 m. 07 aux bords), et des fragments de couvre-joints (larg. approximative, 0 m. 27). Il en existe, d'ailleurs, plusieurs types assez différents, par suite sans doute de réparations successives de la toiture (fig. 21).
Mentionnons pourtant ici un certain nombre de fragments de terres-cuites peintes d'un très joli style, découverts, comme la plupart des débris de sculptures, le long du petit côté
Fig. 21. — Fragments de luilcs.
Nord de l'édifice. M. Th. Homolle a supposé que certaines de ces figures — Nikès ailées — formaient les acrotères du temple de tuf. Le lieu de découverte, comme le style, autorisent pleinement cette hypothèse ' .