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ÉPOQUE ROMAINE. RUINE DU SANCTUAIRE

Après un certain nombre d'années sans histoire1, le sanctuaire d'Athèna connut, aux temps des empereurs romains, un dernier regain de prospérité. On ne construisit pas de nouveaux édifices, mais on entretint, on restaura ceux qui existaient ; on les adapta au culte de Rome et des empereurs ; pour les statues des nouveaux dieux, on érigea de puis-

Fig. 137. — Base ajoutée tardivement clans le trésor éolique.

1. De L'époque hellénistique, le sol de Marmaria ne nous a conservé aucun débris intéressant la topographie. Mentionnons seulement pour mémoire le gracieux autel rond découvert dans la tholos, dont l'emplacement exact est encore sujet à controverse. Cf. BCH, XLVIII (1924), p. 480. Comme le grand hiéron, jusqu'au i" siècle avant J.-C, et mieux que lui, semble-t-il, par la suite, le sanctuaire d'Athèna échappa longtemps au pillage des Gaulois et des autres barbares. Il dut en revanche ne pas plus être épargné que le grand sanctuaire par Sylla et Néron.

santés bases — peut-être à l'imitation de celle delà tholos — au fond du trésor éolique1 (flg. 137), et aussi probablement du templeen calcaire ' (v. fig. 121).

Puis peu à peu vinrent, avec les progrès d'une foi nouvelle et exclusive, la désaffection, le scepticisme et l'oubli.

Les monuments de la terrasse se désagrégèrent ; l'homme compléta la destruction.

Le sanctuaire fut habité; tout ce qu'on put utiliser fut employé à des usages pratiques. Le trésor dorique fut transformé en maison d'habitation * ; une jarre se voit encore in situ dans la cella. Il en fut de même — l'usure du seuil en témoigne — pour le trésor éolique. Une maison se monta à l'Est du grand autel ; d'autres furent adossées au péribole Sud. Le

Fig. 13S. — Fragments de lampes chrétiennes (à g., applique de coffret, en os .

long de la route du haut, on installa une fontaine-abreuvoir inunie de deux auges, et des canalisations amenèrent l'eau dans le quartier inférieur. Les morts furent enterrés tout près delà, dans des tombes maçonnées, contre le puissant soutènement hellénique Nord-Est.

De cette époque tardive, il ne reste que peu de témoins:

quelques lampes chrétiennes, trouvées un peu partout* dans le sanctuaire (fig. 138), présentant des types courants (croix médiane entourée de guirlandes, zigzags, grènelis, cercles, etc.) :

1. G. Daux, ibid., p. 73. Le tuf remployé ici paraît provenir du deuxième lemple en tuf.

2. Sur cette base, ou banquette, non dans l'axe du monument, mais sensiblement déportée à l'Est, v. le fascicule proebain de J. Cbarbonneaux, Le temple en calcaire.

3. Il n'était donc vraisemblablement pas détruit à l'époque de Pausanias, comme le supposent généralement ceux qui comptent la tholos parmi les quatre monuments signalés par le Périégète.

4. Terrasse des autels; environs du trésor dorique; route et abreuvoir de la terrasse supérieure.

LE SANCTUAIRE D'ATIIKXA PROXAIA

Fif,r. 1.Î9. — Tombe voulue, contre le mur hellénique NordiEst,

le fragment de mur ajouté à l'Est du grand soutènement Nord-Ouest1 (v. fîg. 122 et 123) ;

quelques restes de sépultures : une tombe voûtée-, actuellement engagée sous les grands tdocs éboulés du mur hellénique Nord-Est (fîg. 139) ; dans le même éboulement, mais du côté occidental, un débris de sépulture analogue: une large tuile concave :i constituait le fond d'une tombe, qui était recouverte par deux autres tuiles ou planches (elles ont disparu) appuyées l'une contre l'autre, et noyées dans une maçonnerie jaunâtre ; un petit mur de briques fermait les extrémités ; le corps était orienté Est-Ouest, la tête à l'Ouest (lig. 140);

enfin une sorte de fontaine-abreuvoir, située sur la terrasse supérieure, au Nord du trésor dorique

Cette dernière construction se compose d'un massif de maçonnerie de 3m60 de largeur sur 2™ 70 d'épais-

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