‹ Fouilles de Delphes (volume 3)Chapitre 141 sur 148 · Cf. supra, p · texte numérisé non relu

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2. La maçonnerie renferme des briques et des fragments de marbres antiques. Dimensions : long. 2m 20 ; larg. env. 0m80; haut. env. 0ml>0.

3. Long. 0m90; targ. 0™ 40 ; ép. 0,u03. Le fond de la tombe devait être formé de deux lui les semblables, placées bout à bout.

Foiiili.es i>f Delphes.

Fig. 140. — Débris de sépulture byzantine.

seur ; la hauteur conservée atteint I"' 70. Un crépi le recouvrait entièrement à l'extérieur. La partie supérieure constituait une sorte de réservoir tapissé de ciment, sur les parois latérales, et de briques carrées, au fond1: deux rigoles en pierre, d'environ lin20 de longueur et dépassant de 0m20 la paroi du réservoir, amenaient l'eau dans deux auges monolithes (partiellement brisées), de dimensions inégales : celle de l'Est mesure lm 25 sur 0m Ci, avec une profondeur de 0m 10 ; son bord est creusé d'un déversoir à chaque extrémité. Celle de l'Ouest mesure I '" 82 sur 0m 75 avec une profondeur de 0™ 17; elle n'a qu'un déversoir latéral, près de l'angle Sud-Ouest ; cette place est motivée par le fait que l'angle Nord-

Fie. 141.

Fon ta ine-ab renvoi

Ouest était brisé (et réparé par un petit mur cimenté); la grande face extérieure, au Sud, est soigneusement dressée. Le bloc dans lequel fut taillé ce bassin présente sur sa face Ouest des traces d'anathyrose, et provient vraisemblablement du sanctuaire voisin.

Des environs de l'abreuvoir partait une canalisation qui descendait, au Nord de la niche du temple en tuf, contre le mur de soutènement néo-polygonal, entaillé pour la loger (11g. 142), et se poursuivait tout le long du grand temple- lig. 143). Les tuyaux, en terre

1. Dimensions des briques : 0m 305 de côté ; ép; 0™ (K> à 0™ 00 ; terre rouge assez fine ; raie médiane.

2. (!f. R. Demangel, Les tomplr* de tuf, p. 24, fii,r. '(2. et pi. II, profil E-F.

LE SANCTUAIRE D'ATHÈNA PRONAI A

cuite vraisemblablement ', étaient portés par une ligne de dalles, creusées d'un canal de O'"0io de largeur et de profondeur, dont on a trouvé un grand nombre in situ-.

La présence de l'abreuvoir, comme aussi celle des tombes de basse époque, montre que la route continuait à passer non loin du péribole Nord du sanctuaire. Ce fut sans doute une cause de ruine ajoutée aux autres : il était trop facile d'emporter les marbres de Marmaria ; on le vit bien lorsqu'on fouilla le Gymnase voisin, dont le petit monastère byzantin fut décoré avec les marbres sculptés pris à la terrasse d'Athèna.

Fit;-. 142. — Traces d'une canalisation sur le mur de soutènement, au N.-O. du temple en tuf.

Fig. 143. — Vestiges de la canalisation pn du temple en tuf.

Les soubassements eux-mêmes des monuments furent atteints. Ils avaient été pourtant spécialement soignés ; on avait cherché notamment à parer, sur une terrasse en partie artificielle, les dangers d'affaissement. Les fondations étaient parfois plus profondes au Sud

1. Pourtant du plombde scellement a été recueilli dans le caniveau, près du temple en tuf.

2. Dimensions des pierres : long. 0m 70 à lm 20; larg. 0m 30 à 0m 40 ; liant. 0m 25 à 0m 30. Les blocs sont parés à joint sur les petits côtés ; la face supérieure est soigneusement dressée ; les joints sont généralement obliques. On relève, environ tous les mètres, un évasementde la rainure décelant les points d'assemblagedes tubes en terre cuite. Deux de ces pierres ont été trouvées sur la terrasse supérieure-; les autres sont en place près du péribole néo-polygonal et le long du côté Ouest du temple en lui'.

FOUILLES Dl". DELPHES

qu'au Nord, où le roc était plus proche (trésor éolique1, temple en tuf-'). A la tholos on aurait même, au Sud, ajouté une sorte de contrefort pour enrayer tout glissement": cependant l'affaissement du côté Nord-Est, dû soit à la pression des terres4, soit plutôt a des causes géologiques (eaux souterraines) a fait basculer le pesant massif, de manière que le côté Sud-Ouest se trouve aujourd'hui plus haut qu'à l'époque de sa construction (hg. 144).

Fig. 111. — Inclinaison de la tholos par rapport an temple en calcaire.

A ces causes permanentes de ruine vinrent s ajouter les tremblements de terre provoquant les chutes de rochers, dont la dernière, celle de 1905, fut désastreuse, parce que, survenue après la grande fouille, elle frappa le sanctuaire démuni de son rempart de terre. Aux mêmes secousses sismiquesest imputable le glissement si caractérisé de toute la région des autels fv. pi. I), quia désarticulé le grand soutènement hellénique Nord-Est et le péri-

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