‹ Fouilles de Delphes (volume 3)Chapitre 18 sur 148 · I . A. D. Kéramopoul · texte numérisé non relu

I . A. D. Kéramopoul

pounos,

Tojt. As/.s., I,

Mur inférieur.

La cella, dont l'étroitesse ne nécessite nullement une colonnade médiane, forme une longue nef unique. Or la fouille de 1912 a découvert une sorte de mur de refend (larg. en fondations, 0 m. (SO env.), exactement perpendiculaire aux longs côtés, et percé en son milieu d'une porte située sur le grand axe du temple (pi. V et VI, a, -S ; porté en pointillé sur le Plan restauré, pi. VII). La cella se trouve par lui partagée en deux moitiés presque égales (fig. 2(5, hors-texte X, S).

Malgré des exemples de cloisons médianes dans certains temples à mégaron (Hécatompédon d'Athènes, temple de Corinthe, peut-être l'éditice H de l'Artémision délien1) ou dans les longs temples à adyton de Sélinonte (temple E — avec opisthodome — ; G'; F; temple D surtout, dont la cella est divisée en deux parties moins inégales), ce mur ne faisait point partie du plan original du temple.

Il ne paraît pourtant pas antérieur au deuxième temple de tuf :

a) parce qu'il est fondé beaucoup moins profondément que le mur du premier temple ;

b) parce que, d'ailleurs, on y trouve remployé un et peut-être deux blocs de ce premier temple ;

c) parce qu'il ne semble pas se poursuivre en dehors de la cella, mais vient s'encastrer tout contre les gros blocs de calcaire de ses fondations.

Il n'est en tout cas certainement pas contemporain du mur de cella. En effet,

a) les fondations du petit mur sont beaucoup plus légères et moins profondes;

h de plus, au lieu d'une amorce de mur de refend, nous voyons la trace du mur de cella se poursuivre régulièrement : la surface de la pierre, soigneusement ravalée, forme au niveau du petit mur le même bourrelet saillant que partout ailleurs (cf. fig. 26).

Ce mur serait donc postérieur, sinon à l'achèvement du temple, du moins à la mise en place des fondations, étranger en tout cas au plan primitif. On est alors tenté de supposer ceci : ou bien, la construction s'étant trouvée quelque temps retardée ou arrêtée, on a voulu tout de même posséder un local fermé pour abriter l'image de culte- et quelques ex-voto précieux ; ou bien ce mur aurait été bâti beaucoup plus tard, alors que la partie antérieure de lédifice se trouvait ruinée5. On aurait continué à utiliser la moitié intacte, en protégeant de cette manière les objets sacrés, jusqu'au moment où le temple en calcaire put être construit un peu plus à 1 Ouest.

RÈPAKATIONS

Ce mur se trouverait, en ce cas, contemporain d'une série de réparations, faites au monument à une époque difficile à préciser. Il nous en reste quelques traces certaines :

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