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1° toutes les pierres sont scellées et les crampons sont apparents ;
2° la largeur des pierres n est pas uniforme :
3° sous les bases de colonnes cette largeur est très insuffisante et les bases débordaient sur le dalla»e :
i" la base de la colonne de droite qui reposait sur une pierre du stvlobate et sur une dalle était tangente à la pierre voisine du stvlobate.
l'ig. tï • . — Disposition comparée des perles sur le chapiteau de Massalia à gauche] el le chapiteau de Clazomènes (à droite .
Les scellements apparents el les différences de largeur des pierres (en relation d'ailleurs avec le dallage irrégulier n'affectent pas la construction. Il n'en va pas de même pour les remarques 3 et 't. La base de droite eût été plus heureusement placée à cheval sur le joint. Mais surtout le dallage qui n'est aucunement fondé se trouve appelé à porter une part non négligeable ' du poids de la base et par conséquent delà colonne, de l'entablement, de la toiture: si faible que soit celte part, une telle construction est défectueuse1. Nous pouvons constater, non pas justifier.
La trace des deux bases sur le stvlobate permet une mesure exacte. La circonférence a été gravée au compas, et le centre en est indiqué par le trou du pivot ; les circonférences sont tangentes au bord extérieur du stvlobate. Une base, qui se trouve devant le musée (pi. XXL, concorde au millimètre avec les traces du stvlobate : le diamètre inférieur est de 0 m. 743 ; une autre base 2, plus large de 0 m. 043 au lit de pose, a très pro-
1. Sous la base Ouesl la largeur apparente du stvlobate esl de 0 m. 56 ; mais si l'on lient compte de son étrange profil (pi. XX, en bas adroite) la largeur se trouve pratiquement réduite à 0 m. 'il et le porteà-faux de la base devient de 0 m. 23.
2. L'importance de ces deux bases a été reconnue par \V. B. Dinsmoor, lidH, 1913, /. /.. pp. 19-20.
bablement appartenu au trésor de Clazomènes1. Sur le lit d'attente de la base qui nous intéresse une circonférence incisée donne la mesure du tore qu'il convient de restituer sous la colonne et dont nous n'avons conservé aucun fragment: le diamètre inférieur de ce tore était de 0 m. 518. Par analogie avec les bases archaïques de même type trouvées à Ephèse nous pouvons, avec M. Dinsinoor, lui donner une hauteur de 0 m. 18 (c'est-à-dire égale aux 3/i de la hauteur de la base).
La chapiteau (fig. 66 et pi. XXI) est double -. La pièce supérieure (iig. 65) est munie d'un abaque ; la pièce inférieure est ornée à la base de perles et de pirouettes, exactement disposées selon les cannelures du chapiteau : il y a donc vingt-deux perles et un nombre double de pirouettes. Ainsi restitué le chapiteau des Massaliètes est d'un tvpe très particulier ; cette restitution est-elle assurée?
Fig. 6j. — Pièce supérieure du chapiteau.
Les fragments de chapiteaux « à palmes » (Pomtow) retrouvés a Delphes se rapportent à deux types3: les uns, qui ont appartenu au trésor de Clazomènes, présentent dix-huit cannelures et l'entraxe des perles est sensiblement plus petit que celui des cannelures (tig. 64) : les autres'1 proviennent du trésor des Massaliètes et répondent au tvpe que nous avons décrit