Le profil de ces deux bases est analogue, non identique
2. Comme il a été reconnu par II. Pomtow; cf. en dernier lieu Klio, I. /., pp. 241-246.
3. Dans un article de M11'' Braun-Vogelslein, die Ionische Saille, Jahrbuch '/es il. a. Inst. XXXV, 1920, on trouve cette mention insuffisante et inexacte : « Naher noch scheint die Beziehung zur Urlieimat der Pflanzensaiilen bei den Palmeakapitellen ionischer Kunsl. die kùrzlich an den Bauten der Klazomenier in Delphi ausgegraben wurden. « (cf. ibidem, pi. III, fig. 8).
4. Lieu de trouvaille: gymnase; sauf un fragment découvert à Màrmaria pendant la fouille. Ce dernier fait est capital. Nous savons en effet par les voyageurs du xixe siècle (cf. AJA., 1923, /. /., p. 166 et
FOUILLES DE DELP|HES
d'abord. Parmi ces derniers le morceau le plus important ' comporte un abaque; sur le lit de pose aucun tenon, mais trace d'une anathyrose en saillie légère, fort détériorée ; donc nous possédons vraisemblablement toute la hauteur du chapiteau (pièce supérieure) qui n'a porté à aucun moment de perles à la base. Parmi les autres fragments du même type deux qui sont mieux conservés donnent la hauteur d'un chapiteau sans abaque et décoré de perles. Or il est impossible d'attribuer aux deux colonnes d'un même monument ces chapiteaux de hauteur différente ; d'autre part on n'imaginera pas volontiers que l'abaque de celui-ci ait été taillé séparément, encore moins que la partie inférieure avec son rang de perles formât, pour celui-là. une pièce spéciale. Une solution seulement rend compte de ces
anomalies : celle que l'on voit réalisée, avec les fragments conservés, sur la figure 66. Toute décoration est absente à la base de la pièce supérieure parce que cette base était cachée.
11 est douteux que l'effet d'une telle disposition, à une hauteur de •*> mètres, fut heureux et M Dinsmoor - se refuse à admettre « the uglv form resulting of tins restoration ». Ses arguments toutefois ne m'ont pas convaincu :i. Le lit de pose du chapiteau à abaque a été endommagé, il est vrai, de sorte que la surface n'est point partout de niveau ; et si, comme il vient d'être dit, nous avons cru distinguer par endroits un reste d'anathyrose, il faut bien reconnaître que l'état de la pierre n'autorise pas une affirmation sans réserve. Mais ce qui ne peut faire doute, c'est l'existence au lit d'attente de la pièce inférieure d'une anathvrose ', dont la circonférence inté-
Fig. 66. - Le chapiteau double
notes que deux chapiteaux massaliètes, les mêmes qui sont aujourd'hui au Musée, se trouvaient au monastère au gymnase). La trouvaille faite à Marmaria semble donc indiquer qu'il existait un troisième élément de chapiteau donc un quatrième). Mais comme l'un des chapiteaux du Musée est incomplet cl brisé eu plusieurs morceaux, il est impossible de prouver qu'un éclat n'est pas demeuré à Marmaria dès l'antiquité ou — moins vraisemblablement encore — n'y a pas été transporté depuis, à une époque indéterminée.
1. Il a été vu el dessiné intact par Donaldson idans Stuart and Réveil, suppl., 54, pi. 2) ; il se trouvait, d'après Donaldson, dans l'église de la Panagia, c'est-à-dire sur le site du gymnase.