PI. XXII-XXIII
De l'architrave nous n'avons conservé aucun fragment. La question se pose alors si nous devons imaginer pour le trésor des Massaliètes une disposition analogue à celle du trésor de Siphnos, où l'épistyle est plus haut que l'architrave sur mur ' ; dans ce cas, la hauteur que nous avons adoptée pour la colonne (c'est-à-dire la hauteur du mur) serait trop forte de la différence des deux architraves. Mais une indication contraire nous est donnée par la pierre S (dernière assise du mur) et par le chapiteau d'ante, préparés l'une et l'autre pour recevoir, sur mur, des orthostates : ils sont de niveau ; c'est donc que l'architrave avait toute sa hauteur sur les côtés comme sur la façade. Cette disposition, d'ailleurs plus simple, est aussi celle du trésor de Cnide.
Au trésor de Cnide la hauteur de l'architrave est de 0 m. i 4-7 ; au trésor de Siphnos elle est de 0 m. i-18. Pour restituer, par analogie, celle de notre architrave, il faut tenir compte de deux faits:
1° De l'époque archaïque à l'époque classique la hauteur de l'entablement va diminuant.
i. Monument de Lysicrate : 10, 7. « Temple de Claude » château d'eau) à Éphèse : 10, !>.
2. D'après les recherches que nous avons entreprises en 1921 et dont les résultais ont été exposés dans deux mémoires soumis à l'Académie des Inscriptions (492 1-1923 1 . De proportions analogues les colonnes du monument rectangulaire enfoui dans ces mêmes fondations ; de proportions remarquables encore les colonnes du premier temple en tuf de Marmaria (cf. ci-dessus, p. 40-il).
3. Sur le style de la décoration il sera dit, par force, peu de chose clans ce fascicule. Une élude comparée sur la décoration ionique à Delphes trouvera plus naturellement sa place à propos des trésors du sanctuaire; on reviendra à cette occasion sur certains caractères qui sont plutôt mentionnés ou suggérés d'un mot qu'étudiés ici.
4. W. R. Dinsmoor, l. t., BCH, 1913, flg. 5, p. 26 et flg. 10, p. 63.
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