ADDITIONS ET CORRECTIONS
Page 2 et sqq. M. .T. Replat explique autrement les déformations du temple en tuf. A son avis, il y aurait eu, pour tous les édifices, ceux du sanctuaire principal comme ceux du Hiéron de Marmaria, un glissement du Nord vers le Sud : suivant la nature du sol, les édifices se seraient affaissés différemment çà et là.
On voit, il est vrai, qu à Marmaria, l'affaissement ne s'est pas surtout produit vers le Sud, malgré la forte déclivité du terrain vers le ravin du Pleistos ; en effet, la Tholos, le trésor ionique, le trésor dorique, par exemple, se sont inclinés plutôt vers le Nord et le Nord-Est. (Il y a eu pourtant un léger glissement de la Tholos vers le Sud, ainsi qu'on le montrera ailleurs.) Un affaissement dans le même sens s'est produit pour le temple en tuf du vie s., avec cette différence qu une partie (à l Ouest) de la façade Nord serait restée à peu près à sa place et au niveau primitif, tandis que la portion orientale delà même façade s'est affaissée de près de 1 m. 5, et a été rejetée vers le Sud de 2 m. à 2 m. 5 environ (cf. p. 4).
M . J. Replat ne pense pas que le tremblement de terre soit cause de ce mouvement, puisque les colonnes sont restées debout à l'Est jusqu'en 1905. — Les quatre colonnes de l'Ouest avaient encore toute leur hauteur alors, moins le chapiteau ; les trois de l'angle N.-E. se sont simplement inclinées vers le Sud et l'Est. Quant aux cinq autres de l'Est, ainsi que celles de l'Ouest, elles suivirent l'inclinaison donnée parle stylobate vers le Nord.
On peut croire, dès lors, à l'hypothèse d'un glissement général du temple vers le Sud ; seul, comme l'on voit, l'angle N.-O. fondé plus solidement sur roc n'aurait pas bougé. A l'intérieur de l'édifice, le terrain est bouleversé, envahi par les blocs isolés, la terre, les cailloux. A l'Est, les cailloux ne sont pas mélangés de terres (sondages en dehors du temple) ; il y a probablement, par-dessous, un substrat solide incliné vers le Sud ; la couche mouvante supérieure a dû être entraînée par les eaux souterraines du Parnasse, qui alimentent les sources nombreuses déversées dans le ravin du Pleistos. Suivant le nivellement en surface du substrat solide, les affaissements ont été inégaux par places. Le glissement aurait été plus prononcé à 1 Est ; de là l'aspect de l'euthyntéria de la face Sud, non perpendiculaire aux murs Est et Ouest (angle Est reporté plus au Sud).
Si ces observations sont admises, il faudra croire, en somme, que la partie N.-O. de la façade Nord — où restèrent debout quatre colonnes jusqu'en 1905 — est encore à peu près in situ ; elle se trouve, sans doute, bien près du mur de soutènement Nord (à 1 m. 84 actuellement) ; mais ce qui reste de ce soutènement a lui-même pu glisser vers le Sud, sous le poids des remblais de la terrasse supérieure.
P. 5. La mesure donnée pour les entraxes d'angle (2 m. 285) est calculée d'après les longueurs des pierres du stylobate, aujourd'hui déplacées. Or, si l'on se reporte au plan dressé en 1901 par M. J. Replat (plan qui sera publié parla suite), on trouve un entraxe d'angle N.-E. (long côté) de 2 m. 45 ; même mesure, approximative, sur le plan à l'état actuel, établi depuis lors ; cette différence s'explique par un déplacement des colonnes.
P. 10. Le bloc de corniche retrouvé (sur le long coté Est) devait appartenir originairement à un des petits côtés du temple.
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Introduction I à III