Fouilles de Delphes
Le présent fascicule comprend en principe tous les fragments de lerre cuite trouvés à Delphes qui peuvent être rapportés à la couverture et à la décoration de bâtiments. La fragilité et la mobilité de ce matériel d'une part, les conditions dans lesquelles a été menée la grande fouille d'autre part ne facilitaient pas la recherche des attributions. Et d'ailleurs trois quarts de siècle se sont écoulés depuis les premières trouvailles ! La tradition écrite est souvent insuffisante, la tradition orale est indirecte et fragmentaire. Mr Christian Le Roy n'en a que plus de mérite à avoir affronté un matériel complexe, souvent privé d'état civil. Le corps de l'ouvrage, constitué par les terres cuites architecturales proprement dites, lui est dû. Les fragments plastiques font l'objet d'un chapitre indépendant, par Mr Jean Ducal. Les deux auteurs ont bien entendu collaboré et confronté leurs points de vue chaque fois que leurs problèmes se louchaient ; en particulier ils ont rédigé en commun les paragraphes concernant les têtes de lions archaïques (IIe partie, X et XI).
Beaucoup de ces fragments sont d'une réelle beauté d'exécution. Ils avaient tenté le pinceau d'un jeune architecte, Alfred Tournaire, grand prix de Rome, qui a tant travaillé à Delphes et qui de 1893 à 1896 les avait dessinés avec amour. A son tour Mr Christian Le Roy y aura trouvé la récompense de sa peine.
Georges Daux.