III. STYLE FLEURI
Série 67.
Haut d'une antéfixe. Argile rose, couverte crème. L. = 0,11. H. = 0,11. Palmette à onze feuilles, brisée en haut. La feuille centrale a une nervure longitudinale. Les feuilles latérales croissent en largeur de façon uniforme, mais retombent à l'horizontale d'un mouvement assez sec, qui annonce la silhouette en forme de crosse, familière au ive siècle. Au-dessous, deux spirales opposées marquent le départ des volutes.
2. A.93 Palmette fragmentaire d'antéfixe. Argile rose, couverte crème. L. = 0,10. H. =
0,09. La palmette a onze feuilles, dont huit conservées. Elle sort du même moule que A.66.
(1) TdA II, 45-46 et 72, fig. 58-59 et pi. 7. La série delphique est plus proche du groupe 2, à palmettes latérales en coquille (n° K 412-416, fig. 59). Le revers et le profil de cette antéfixe sont reproduits par Martin, 101 fig. 50, comme exemple d'antéfixe classique.
(2) Ibid. 50 et 72, fig. 65-66, pi. 10.
(3) P. Amandry, FD II, La colonne des Naxiens et le portique des Athéniens, 104-121.
(4) Le trésor d'Athènes est trop ancien et la base de Miltiade (à supposer que les statues aient été protégées par une toiture légère, ce qui est loin d'être certain) trop récente (cf. Mus. Delphes, 447 n. 2).
(5) Corriger dans ce sens le dessin restitué dans FD II, o. c, 83 fig. 6. P. Amandry avait du reste souligné (ibid., 88) qu'« aucun élément ni aucune trace ne subsiste du reste de la charpente ni de la toiture », et que la restitution du toit était « arbitraire » (ibid. 87).
Ve SIÈCLE 141
Palmette d'antéfixe fragmentaire. Argile jaune tirant sur le rose, couverte crème. L. = 0,112. H. = 0,092. Huit feuilles sur onze sont conservées, fines et élancées ; leurs extrémités retombent à l'horizontale.
Fragment d'antéfixe. Argile jaune, couverte crème. L. = 0,105. H. = 0,115. La palmette supérieure, brisée en haut, provient de la même matrice que A.64. Les onze feuilles sont minces et retombent à l'horizontale. Au-dessous, vestiges de deux volutes en S terminées en haut par des spirales se faisant face. Au centre, restes d'une palmette renversée. A droite et à gauche, petites palmettes adventices.
Série 69 (reconstitution pi. 127).
Antéfixe fragmentaire. Argile rouge, couverte crème. L. = 0,13. H. = 0,165. Le décor, en faible relief, sur fond noir, est rehaussé de rouge. La palmette supérieure a onze feuilles longues et minces, dont les extrémités retombent à l'horizontale, et un cœur rouge en écusson renversé. Au-dessous, deux volutes en S se terminent en haut par deux spirales simples se faisant face, en bas par deux spirales beaucoup plus grandes, à quadruple enroulement. Des fleurons adventices meublent le champ entre les volutes et à l'extérieur de celles-ci. Le bas est brisé.
Antéfixe fragmentaire. L. = 0,13. H. = 0,14. Argile et décor semblables à ceux de A.95. La partie inférieure manque.
Antéfixe fragmentaire. L. = 0,115. H. = 0,152. Argile et décors semblables aux précédents. Le bas est brisé, ainsi que la partie droite jusqu'à mi-hauteur.
Toit 70.
A — Sima rampante.
Inv. 2356. Trouvé le 17 avril 1895 (ancien style, inventaire de l'éphorie, sans indication de lieu de trouvaille). Sur le JdF, on lit : « Trouvé fin avril 1895, dans la première semaine de fouilles, à l'Ouest du Téménos, entre la maison de M. Homolle et la maison des Messieurs. » La « maison Homolle » porte le n° 548 sur le plan dressé par Convert (BCH 21 (1897), pi. 14-15), à peu près à l'emplacement de la maison actuelle de l'École française. La « maison des Messieurs » porte le n° 291 sur le même plan et se trouve en contrebas du sanctuaire, au Sud-Ouest, à 130 m. environ de la précédente. Une note de Homolle (Fonds Homolle, dossier 3840) précise « maison D(irecteur) » ce qui indiquerait plutôt le secteur de la maison n° 548. Fragment de rampant droit. Argile jaune très chargée en particules, couverte crème. L. = 0,28. H. or. = 0,188. Tout le haut est brisé, le profil est réduit à la partie concave d'un cavet très tendu, et, en dessous, à un bandeau droit en léger retrait (H. or. = 0,049). Sur le cavet, une frise de palmettes et lotus assez serrés (entraxe = 0,062). Les palmettes ont onze feuilles fines ; la feuille centrale domine nettement les feuilles latérales, dont les extrémités retombent à l'horizontale. Le cœur, rouge bordé de crème, en écusson renversé, est très allongé. Le lotus est mince et fermé, en « bougie ». Le degré d'ouverture, tout comme l'épaisseur des pétales, varie d'un lotus à l'autre : le dessin
est assez négligé. Les pétales sortent d'un calice à deux sépales bordés de rouge. Sous le calice, un anneau d'où partent vers le bas deux volutes simples qui se terminent sous les palmettes par des spirales tournées vers le haut. Un pétale adventice, rehaussé de rouge, se détache de la spire extérieure. Sur le bandeau vertical, un méandre double, à crochets noirs, carré central bordé d'un fin trait rouge, damier noir (entraxe = 0,097). Au lit de pose, un astragale (entraxe = 0,054) souligné d'une bande rouge. Sur la tranche gauche, arrachement du recouvrement.
Fragment d'une tuile de rampant droit. Même profil, même argile, même décor que le précédent. L. = 0,24. H. or. = 0,19. Brisé en haut. A droite, arrachement du recouvrement.
3. S. 66 Fragment d'une tuile de rampant droit. L. = 0,26. H. = 0,12. Argile, profil et
décor (presque entièrement effacé) identiques.
B — Sima latérale.