I. NIKÈS
Les fragments semblent pouvoir se regrouper en trois Nikès au moins ; deux d'entre elles se répondent symétriquement et reconstituent probablement la décoration architecturale d'un des frontons au moins du temple d'Athéna à Marmaria.
A. les Nikès de Marmaria
Bibliographie.
Homolle, RAAM 1901, p. 361 sqq., notamment p. 374.
Poulsen, Bull. Acad. Danemark, 1908, p. 342.
Karo, BCH 1910, p. 212.
Frickenhaus, AM 1910, p. 237.
Perrot-Chipiez, VIII, p. 392, p. 419 vignette.
Koch, p. 105.
Demangel, FD III 3, p. 16.
Deonna, p. 40-43.
Picard-La Coste, Album, pi. XXX-XXXI.
P. de La Coste-Messelière, FD IV 3, p. 13, n. 1 et 5.
La description la plus complète a été donnée par Van Buren. Mais ses développements présentent les erreurs suivantes :
— p. 33-34, elle attribue les Nikès de Marmaria au premier temple d'Athéna, qu'elle date des environs de 600 ;
— p. 169, n° 7, elle distingue trois Nikès. Les deux premières sont nos Nikès I et II ; elle leur attribue à tort un fragment qui est certainement notre 29 (« a pièce of cream drapery with a broad purple boarder edged by a black band »). Un fragment comme 3 montre que 29 ne peut appartenir au même ensemble.
Sa troisième Nikè se compose du fragment de visage 22 et du bras avec aile 17. Ce rapprochement est exclu par la technique et la terre. Et, si 22 provient probablement de Marmaria (tandis que 17 appartient sans doute à Nikè III, qui n'en provient pas), il est absolument impossible à tous points de vue (date, style, technique) de le rapprocher des Nikès de Marmaria.
NIKÈS 235
NIKÈ I.
Je donne ce nom, conventionnellement, à une Nikè volant vers la droite du spectateur, le bras gauche étendu (le droit tenant le vêtement) ; il s'agirait donc, probablement, de l'acrotère placé à l'angle droit (pour le spectateur) du fronton1. On ne peut dire si tous ces fragments appartiennent à une seule Nikè, ou à deux Nikès semblables ; il n'y a en tout cas aucune impossibilité matérielle empêchant qu'il s'agisse d'une Nikè seulement.