Pied. PI
Numéro 1899. Trouvé « le long du mur polygonal au-dessous de la base des Thessaliens » (Journal de Fouilles, p. 255, 19-IX-1894).
Deonna n° 5.
Pied droit d'une statue féminine, très probablement une Nikè.
Le pied est chaussé d'une sandale dont la semelle, à l'extrémité, s'épaissit pour faire corps avec la plinthe, la cassure nous donnant sans doute à peu près l'horizontale. Le pied est donc en nette extension et ne touche terre que par les doigts, qui sont fortement plies par l'effort.
Le rendu anatomique est mou et schématique. La malléole externe est seule indiquée ; le tendon d'Achille n'est pas détaché, les métatarses ne sont pas représentés. Le modelé des doigts est correct ; il est difficile d'apprécier leur longueur, car ils sont brisés à l'extrémité. La base du petit doigt est très large et forme un arrondi sur le contour extérieur du pied.
La semelle est indiquée plastiquement (épaisseur 8 cm) mais les courroies sont seulement peintes. La chaussure est du type « à Çuyov » : les lanières, au cou-de-pied, s'interrompent en s'élargissant en queue d'aronde ; la jonction avec la lanière qui passe à la base des doigts est assurée par une agrafe longue et mince en forme d'Y. Les lanières et le bord supérieur de la semelle sont peints en rouge.
La face interne du pied est peu soignée.
Terre très dure, d'un jaune très légèrement orangé en surface, davantage en profondeur, où il y a beaucoup de sable. La couverte est mince : 3 mm environ.
Longueur actuelle du pied : 13,5 env.
Largeur max. 6,1.
Pour le style, on comparera à Weinberg n° 27h ; mais là le pied repose à plat sur le sol et se trouve partiellement recouvert par le vêtement.
D'après la position, il s'agit vraisemblablement d'une Nikè acrotère dans l'attitude de la course agenouillée. Le modelé, à la différence des Nikès de Marmaria, n'est pas très soigné1.