A.5 PL 5 et 118 (reconstitution
Partie supérieure d'antéfixe pentagonale. Argile jaune. L. du rampant droit = 0,075. Une petite palmette à 3 feuilles surgit à la jonction de deux épaisses volutes divergentes. La partie inférieure était délimitée par deux filets en angle obtus dont on voit l'amorce.
(1) K. Lehmann, Samolhrace 4, 1, The Hall of Votive Gifls, pi. XVI et XVII, p. 49-52.
(2) Cf. Martin, 92.
(3) Cf. Âkerstrôm, pi. 3 et p. 8-13, avec bibliographie. II faut désormais adopter, pour cette série, la date basse (seconde moitié du vie siècle), proposée par Âkerstrôm avec des arguments convaincants. On notera la convergence des dates entre Néandria et Samothrace.
(4) Cf. Martin, 89 fig. 39.
Vile SIÈCLE 33
GFB, 130 (10), n° 34. Antéfixe pentagonale fragmentaire munie de son couvrejoint. L'argile, ocre en surface, est franchement rouge en profondeur ; fine couverte brune. L. du couvre-joint = 0,225. L. des rampants = 0,12. H. = 0,075. H. de la face latérale = 0,03 à 0,035. Du décor, il reste seulement la partie droite : l'extrémité d'une volute noire s'enroulant en spirale vers le haut, autour d'un œil rouge. A la naissance de la spirale, une petite foliole noire se dresse vers le haut. Le couvre-joint faisait corps avec une tuile de rive dont l'arrachement est visible sur le long côté gauche. La pente du rampant du côté tuile de rive est moins forte que celle du côté libre. Au revers, traces de travail au ciseau.
Partie supérieure droite d'une antéfixe pentagonale et de son couvre-joint. Argile ocre à grains. L. = 0,11. H. = 0,09. H. or. de la face latérale = 0,045. L. du rampant = 0,11. Du décor, en fort relief, il reste une volute épaisse partant du centre et se terminant en spirale tournée vers le haut, autour d'un gros œil rond. Une foliole remplit le creux de la volute. Au centre, on distingue, au-dessus de la volute, la partie droite d'une petite palmette à 5 feuilles, et, au-dessous, le bandeau liant deux volutes symétriques qui s'évasent légèrement en bas. Toute trace de couleur a disparu.
L'apparition des premières antéfïxes pentagonales doit normalement coïncider avec celle des couvre-joints corinthiens. La nécessité d'obturer l'avant du couvre-joint de rive amène en effet naturellement l'invention de l'antéfixe, qui, sous sa forme la plus ancienne, épouse simplement la forme de la tuile1. On possède suffisamment d'antéfixes pour établir une série cohérente : c'est ce que j'ai tenté de faire ci-après. En se fondant sur ce classement et sur la chronologie qui en découle, on peut placer A.5 entre 620 et 600, A.171 et A.9 dans les premières années du vie siècle. Mais il va de soi que ces dates n'ont pas une valeur absolue.