I. Désignation des pièces
Chaque fragment a reçu un numéro d'identification, composé d'une ou deux lettres et d'un nombre. Les lettres indiquent la nature du fragment selon le code suivant :
S. Sima : le chéneau et la tuile plate qui lui fait suite. La sima peut être rampante
(sur les frontons) ou horizontale (le plus souvent sur les longs côtés). A. Antéfixe: l'extrémité fermée du couvre-joint de rive, ornée de motifs en relief ou peints. Conformément à l'usage attesté entre autres par les dictionnaires de Littré et de l'Académie Française, j'emploie ce mot au féminin. R. Tuile de rive: la dernière et la plus basse des tuiles plates de versant, décorée sur la
tranche qui fait face au spectateur, et aussi, très souvent, au sofFite. G. Geison : le coffrage qui recouvre la pièce de charpente ou l'assise de pierre («bloc porteur » ou larmier) sur laquelle repose la sima. Le geison peut faire corps avec la sima ou en être indépendant. Il n'existe à Delphes aucun exemple sûr de « geison horizontal » (sur ce dernier type de terre cuite architecturale, cf. Martin, 103-104).
LN. Têle de lion, formant gargouille sur les longs côtés du bâtiment. AR. Tuile appartenant à un toit « prolocorinthien » à croupe et à arêtier. P. Tuile faîtière: tuile en V très ouvert, qui, à cheval sur le faîte du toit, assure la jonction entre les deux versants. Il existe des tuiles faîtières ordinaires et des couvre-joints de faîte, surmontés d'une palmette, et souvent soudés aux précédents. P. Tuile plate de versant, de type corinthien courant. CJ. Couvre-joint de type corinthien pentagonal.
AC. Acrotère. Seuls sont inventoriés ici ceux qui ne ressortissent pas à la sculpture décorative.
Z. Fragments divers dont il n'est pas assuré qu'ils aient eu une fonction architectonique.
Les chiffres en caractères gras qui suivent ces sigles permettent d'individualiser chaque fragment en lui donnant un numéro d'identification. L'ordre de succession de ces numéros dans une catégorie donnée est purement fortuit, et n'a aucune espèce de signification stylistique ou chronologique. En effet, en raison des travaux dont le musée
de Delphes a fait l'objet de 1958 à 1961, je n'ai pu avoir accès du premier coup à l'ensemble des terres cuites architecturales. Je les ai donc étudiées par lots successifs et numérotées au fur et à mesure. Redonner à toutes les pièces une numérotation conforme à la chronologie aurait sensiblement retardé l'achèvement de ce travail, et, les inconvénients étant somme toute mineurs, j'ai préféré y renoncer.