‹ Fouilles de Delphes (volume 4)Chapitre 74 sur 257 · G.32 PI · texte numérisé non relu

G.32 PI

Fragment de geison, brisé de tous côtés. Argile rouge, couverte crème brillante, craquelée. L. = 0,155. H. = 0,126. Profil droit. Décor : bandes horizontales noires, rouges et crème alternées : leur largeur varie de 0,011 à 0,017. Un trou de fixation (diamètre = 0,011) sur la 5e bande en partant du haut.

(1) Il faut signaler, accessoirement, qu'E. Buschor a utilisé S.148 pour la restitution de la sima K 1 de l'Acropole (TdA I, 6-8 et fig. 2 à 8). Mais le parallèle et la restitution me semblent l'un et l'autre peu fondés. Est-il légitime de comparer une sima exécutée à la fin du viie siècle sous l'influence corinthienne, à une autre fabriquée vers 550 sur un modèle occidental ? Cette comparaison est fondée sur un motif commun, celui du damier à trois rangs horizontaux. Mais ce dernier est connu des artisans corinthiens : notre tête de lion LN.5, toit 13, pi. 9, fournit un excellent parallèle. Est-il certain, d'autre part, qu'il faille, à la base du fragment K 2 de l'Acropole, restituer une baguette ? Le minuscule ergot brisé, sur lequel se fonde Buschor, se trouve sur le long côté, juste avant que la sima ne s'interrompe pour laisser la place aux antéflxes. Dès lors, l'ergot en question ne correspond-il pas tout simplement à la tuile de rive, en légère saillie par rapport au retour de la sima, comme elle l'est normalement par rapport aux antéflxes ? Cette conjecture s'accorde mieux avec le style typiquement corinthien des premières simas de l'Acropole que la restitution de Buschor, qui, dans un tel contexte, est aberrante.

Vie SIÈCLE 87

J'ai réuni dans cette dernière série quelques pièces inclassables, mais que leur nature et leur style permettent de rattacher à la Grande Grèce. De technique plutôt médiocre, ce sont sans doute des imitations locales ou des survivances. S.239 est particulièrement déroutant. La présence d'une tresse sur le retour droit et le fait que le sofïîte soit décoré semblent indiquer qu'il s'agit bien d'une sima. Mais alors, les feuilles, le cavet renversé et le méandre à la base sont tout à fait insolites, et invitent à regarder la pièce dans l'autre sens, comme un fragment de geison. En réalité, la nature exacte de ce coffrage nous échappe absolument.

Il ne faut pas songer à dater sérieusement de tels spécimens. S.239, malgré la médiocrité de la technique, pourrait se placer dans la première moitié du vie siècle, à cause de ses languettes et surtout du méandre encore très simple. Inversement, G.16 doit se situer à la fin du siècle.

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