J875-IS
GRANDE MAISON mm AVX CmAUX
Echelle de }/200 .
arrière Cour
- ■ ^f^'-f-tir (
FOUILLES DU MONT BEUVRAY
LE PAROAUX-CHEVAUX
■^^#u3(y\AA^
La seule partie du Beuvray qui ait été complètement explorée, et sur laquelle il reste, croyons-nous, peu de chances de faire de nouvelles découvertes, est le triangle compris entre la face nord du rempart et les deux vallées de TEcluse et de la Come*Ghaudron, en exceptant de cette dernière les Pdtitres-du^ Couvent encore intactes.
Les deux vallées sont dominées par un formidable massif qui constituait à proprement parler Toppidum, et sur la surface duquel paraissent avoir été dispersées les principales habitations. On ne connaît, des iruines enfouies dans la partie culminante de ce massif, que celles du temple, du forum et des loges marchandes sur le champ de foire. Les parties planes ou inclinées qui s y rattachent et en forment les gradins jusqu'au mur d'enceinte n'ont pas été explorées. Au milieu de ce vaste espace est un plateau de 400 mètres de long sur 300 de large environ, nommé le Paroaux^Chevaux^ qui, selon toute apparence, doit son nom à l'ancien usage de lâcher en liberté, entre de fortes haies, les montures des cavaliers, durant les foires du Beuvray. Cet espace uni, terminé à Toucst au monticule du Theurot^de^la- Roche f qui domine la Pierre^Salvée, s'adosse du côté de Test au plateau supérieur du champ de foire ; il est limité au nord et au sud par des pentes rapides, des terrassements artificiels. Cette situation exceptionnelle,
dotée de trois belles sources S ouvre à la vue un magnifique horizon; les quelques sondages opérés dans le terrain ont indiqué de suite qu'elle avait été le lieu dliabitation privil^é des riches Gaulois. On y a découvert, en effet, la maison la plus considérable de toutes celles qui aient été fouillées jusqu'à ce jour. L'emplacement, l^rement escavé, parait celui d'une ancienne carrière ouverte dans un massif de rocher dont les parois contre-buttaient les murs de clôture à l'est et au midi, et qui a fourni peut-être une partie des matériaux. Hais ce qui donnait à cette position une nouvelle valeur, c'était une souroe, mise à jour dans l'affouillement du rocher, et qui a été retrouvée récemment sous les alluvions et les décombres. Sa voûte, construite en tuileaux liaisonnés avec de la terre glaise, est la seule qu'on connaisse sur la montagpae. Cette source excellente devait être à l'époque gauloise plus abondante qu'aujourdliui. On entend distinctement le murmure souterrain de l'eau, qui se perd en partie à un niveau inférieur, et qui va former, croyons-nous, à 200 mètres plus loin, la belle fontaine du Loup'Bowrrou (bourru). On pourrait supposer sans témérité qu'elle ait permis d'établir sur ce point un réservoir, car en enlevant lé terrain d'alluvion on trouve une couche de béton de glaise très dure, à un niveau qui permettait d'évacuer le trop plein dans des aqueducs dont il sera ultérieurement parlé.
Deux reconnaissances avaient été tentées au ParC'auœ'Che' vaitx. M. Qarenne, chargé de sondages au Beuvray, avait rencontré, en 1865, le mur oriental de clôture. Trompé par des apparences spécieuses, car les terres en glissant sur la pente qui domine le Par(>-auX'-Chevaux avaient affecté la forme demi-circulaire, l'explorateur crut avoir rencontré un théâtre, et cette erreur a passé dans la Vie de Jules César, par Napoléon III 2. M. le vicomte d'Aboville, en 1866, avait mis à jour,
1. La fontaine Satni*P<erre, celle du Loup^Bourrou et oeUe de l'habltaUoa actuelle.