‹ Fouilles de Mont Beuvray (ancienne Bibracte) de 1867 à 1895Chapitre 132 sur 134 · Voir plus haut, pages 56 et 57, un chenal analogue · texte numérisé non relu

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suivre le réseau des prises d'eau à leurs sources diverses, , .:7;

Taqueduc principal, la chute d*eau, les forges, les fours, les souffleries des fourneaux à minerai révèlent chez les Eduens de Bibracte Tapogée de la civilisation gauloise, telle que nous Tentrevoyons, car nous ne la connaissons pas. La création métallurgique de la Come-Chaudron, véritablement scientiûque, raisonnée, coordonnée, est peu arriérée sur ce qu'était la fabrication du fer en Europe, il y a trois siècles.

En relisant les consciencieuses études de M. Quiquerez^ sur la métallurgie antique dans le Jura bernois et sur les 200 fourneaux qu'il a explorés, rien, rien n'offre un rapport même éloigné avec la savante organisation de la métallurgie de Bibracte.

Si les Biturges, au dire de César ^, étaient experts dans le travail souterrain des mines, les Eduens savaient en traiter les produits. Le Morvan, du restç, les leur fournissait abondamment. Les mines de Champrobert, au pied même du Beuvray, exploitées de nos jours par le Creuset, avaient conservé les traces du travail des anciens, mais les petits fours il minerai, dans le genre de ceux décrits par M. Quiquerez, qui ont été découverts autrefois intacts à Champrobert même, et dont nous conservons des produits, n'offrent par leur mince importance aucun rapport avec ceux du Beuvray. Nous renvoyons, sur toutes ces questions, au tome I des Mémoires de la Société Eduenne, nouvelle série, où sont consignés les rapports sur la métallurgie gauloise.

1. Recherches sur les anciennes forges du Jura bernois^ par Â. Quiquerez, publiées par la Société jurassienne d'ÉmuiatioD ; Porrentruy, imp. et lilh. de Victor Michel, 1866.

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