B. G. v,it
2. 1 Âa food de la ouvette, le fossé da grand camp romain de Manchamp montre une profondeur variable de 2*20 à 2*60. » (Edouard Fleury, Antiquitiê et MontimenU de VAiêne, page 178.) i Noos avons de fortes raisons de croire que la profondeur de 9 pieds (2*70), était un maximum : nous savons en effet que les plus grands fossés d'Aiesia et de Gergovia ne dépassent Jamais cette dimension. » (Colonel de la fioè,Prineip€ê de U fortificëtion antique; Paris, Ernest Leroux, 1890. grand in-8*, p. IZ.)
— xvj —
avec ses retours d'angle qui permettent de projeter les directions dans la partie détruite.
Les camps romains, du temps de César, n'affectaient que deux modèles, le carré, ou le rectangle plus rarement; ce n'est qu'à la décadence que Végèce parle pour la première fois de camps triangulaires ou ronds ^ Le camp de deux légions, d'après Polybe^, est carré; celui de César sur l'Aisne, dont on a pu relever le tracé ?, était carré également, avec une légère inflexion sur une des faces, telle qu'on l'observe sur le flanc méridional de celui du Beuvray. Les deux angles conservés de l'enceinte de ce dernier sont arrondis comme ceux du camp de César sur l'Aisne ; c'était une règle citée par Hygin, arpenteur lui-même des camps, parait-il, « et qu'on peut consulter avec fruit pour Tétude des campagnes de César. » ^
Quoique la face orientale du camp du Beuvray ait disparu, sa forme n'en est pas moins certaine, carrée ou légèrement rectangulaire, comptant. 110 mètres sur 92, un hectare de superficie. Cette dernière mesure a pu être déterminée, grâce à la découverte, sous les loges marchandes, dans les fouilles de 1874, des bases en pierre d'une porte du camp, au point p du plan, en face du temple. Cette porte n'était point placée d'une manière normale, non plus que l'autre, sur la face nord. Cette dérogation résultait de la disposition des lieux et des ouvrages. Occupant la pointe sud du plateau, la face méridionale ainsi que la face occidentale de Yagger^ avec leurs retours d'angles, étaient en escarpement au-
1 . De la Noêf colonel da géaie, Princip€$ de U fortification antique depuis leâ tempe prihietoriquee jusqu'aux croisades, pour servir au ctassement des enceintes dont te sol de la France a conservé la trace. Extrait da Bulletin de géographie historique et descriptive, 1889, t. lY. Paris, Ernest Leroux, 1890, grand in-8*, p. 14.