Paris; mdocxliii, chez Henri Scheurieer
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la ville romaine, mais en admettant, comme Adrien de Valois, une ville éduenne imaginaire, civitas Hedux, dont Texistence reposait sur une fausse interprétation d'un passage des Commentaires cité précédemment. En dehors de cet écart il rendait au célèbre oppidum sa véritable situation. Après avoir cité les principaux auteurs partisans de l'opinion adverse, Belleforest, Saint-Julien de Balleure, etc., il réfute leurs raisons avec une logique, un bon sens, un esprit critique, une véritable science qui, sauf quelques allégations surannées, feraient bonne Ggure aujourd'hui. Le premier, il a reconnu dans Tex-voto de la dea bibbagte l'importation du génie expatrié des habitants de Bibracte, recueilli et sauvé par eux dans une cachette à Âutun^ Il avait compris l'accroissement rapide de cette ville sous Auguste, la divergence profonde des désignations de César et de Strabon avec le caput gentis de Tacite. <c L'antiquité de Bibracte, dit-il, qui du temps de César paraissait être plus rocommandable, ne nous est connue que par les Commentaires de la guerre des Gaules ^ par le lieu qui conserve le nom de Bevrect et par la nouvelle découverte de l'inscription de^ bibracti ^. » De son temps comme de nos jours on ne discutait jamais plus librement que sur les lieux qu'on n'avait pas vus et, « pour me confirmer dans mon opinion, ajoute-t-il, par une nouvelle preuve, c'est que tous ceux qui ont publié des écrits concernant Bibracte et la montagne de Bevrect, entre autres depuis quelques années, M. Baudot, maître des comptes de Dijon, dans une dissertation imprimée en 1706, M. Salins, médecin, en 1708, et le R. P. Lempereur, jésuite, dans une autre imprimée en 1710, aucun d'eux n'a encore eu la curiosité de se transporter sur les lieux ou d'en examiner la situation. Moi-
1. CorUiniULtion de$ Mémoireê de lUUr^ture et d'hiêtoire, par le P. Desmoletz, t. IV« p. 296; part, n, Obserrations sur ane ioscriptloa antique, gravée sur bronze, ooncemant la ville de Bibracte, 1727.