Weiss, B. II, LTii
9. E^ireiê$9mentê giogràphique$ $ur Vànciênne Gaute, in- 12. DiêêerUtion êur Bibmcte, ancienne vill9 dtê peuplée ifiovi, p. 267 à 340. Paris, Frédéric-Henri Scheorleer, mdccxlui.
— xlij —
laquelle il devait tomber fatalement avait pour point de départ Tabsence de la notion vraie des conditions de l'oppidum gaulois < , assimilé dans son esprit à une ville romaine, à une capitale, dont il s'était tracé le programmé imaginaire. Les lieux lui étaient inconnus, et les eût-il connus, il ne les eût pas compris, dans l'état des apprécia^ tiens de la plupart des savants sur la Gaule à cette époque. Il commence par réunir les textes des Commentaires concernant la grandeur, la richesse et l'autorité de Bibracte, ses fortifications mentionnées par Strabon, et comme cet auteur ne cite pas Augustodunum^ il en conclut que c'est Bibracte, dont il tient par de longs raisonnements à faire une capitale. Cette expression inconnue dans l'ancienne Gaule avec le sens général que nous lui donnons, désignait simplement la plus importante forteresse de chaque clan, ce qui attribuerait au pays plus de soixante-quatre capitales, si on persiste à maintenir le mot, y compris la bourgade de Lutèce dans l'ile de la Seine.
L'argument le plus spécieux et qui serait le seul sérieux si on était, comme autrefois, réduit sur cette question à ne commenter que des textes, est celui-ci : Strabon, selon Tillemont 2, écrivait son IV* livre où il cite Bibracte, vers Tan 18 de J.-G., soixante-dix ans environ après la guerre des Gaules, donc l'oppidum existait encore; et trois ans après, à l'an 21 de J.-C. Augi^todunum, capu^gentis, fait son apparition dans Tacite 3; donc en un temps aussi court, trois ans, le chef-lieu n'avait pu changer ; Bibracte et Âugustodunum ne font qu'un seul et même centre. Cet argument résume toute la controverse et nous l'étudierons à ses différents point de vue.
t. t Oo donnait préCérablemenfc ce nom à des villes dMn accès difficile et fortifiées avec soin, placées sur des hauteurs ou entourées de marais (Vie de Juleê CéULT par Napoléon III, t. II, p. 29 )