Annàleê, liv. III
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Avant d'en démontrer l'inanité on pourrait soutenir qu'en trois ans les Romains avec leur incomparable esprit d'organisation étaient de taille à construire une grande ville, et sur cette question où notre incompétence serait évidente, nous citerons une autorité : <c Le premier soin du Romain, s'il fonde une ville, a écrit VioUet-le-Duc, est d'en ordonner l'assiette ; il fait les routes, les égouts, les terrassements ; puis il songe aux monuments de salubrité, aux édifices nécessaires aux réunions publiques et, s'il a le temps, il ne se refuse pas à décorer ces monuments, mais bien souvent à ce point de vue il les laisse inachevés ^ . . il ne cherche pas à élever ces larges voûtes en grands matériaux qui eussent exigé des transports difficiles, des brigades de tailleurs de pierre,' des appareilleurs en nombre suffisant pour les diriger, des engins et des échafauds longs à établir. Avec la brique ou avec du petit moellon maniable il fait des encaissements au milieu desquels il bloque un béton composé de cailloux et de mortier. Ainsi avec un maitre, quelques ouvriers expérimentés, des soldats ou des réquisitions, le Romain élève partout ses monuments, thermes, aqueducs, amphithéâtres, palais, etc. Nous ne pouvons entrer ici dans tous les détails simples et ingénieux de ce mode de structure si bien associé au système politique des Romains. Ce que nous en disons suffit pour faire comprendre comment, à l'aide de ce mode, le Romain bâtissait en quelques mois une ville au milieu d'une population barbare, en employant ces barbares eux-mêmes à ces travaux merveilleux pour eux. Ce détail explique comment les peuples conquis ne vivant que dans des huttes fangeuses, plantées au milieu des villes où rien n'était prévu pour assurer l'écoulement des eaux et la salubrité publique, reconnaissaient bientôt les bienfaits de cette domination. » ^
1. C'est ce qu'on Toit aux portes romaines d'Antan dont plosiears pilastres et ohapiteaoz n*ont pas été acheyés.