‹ Fouilles de Mont Beuvray (ancienne Bibracte) de 1867 à 1895Chapitre 4 sur 134 · César, De bello GalL, VI · texte numérisé non relu

César, De bello GalL, VI

se déposaient les trésors voués aux dieux et dont une légende locale a conservé le souvenir au Beuvray. * A gauche de la voie s'étend la v^Uée de la Come- Chaudron, au fond de laquelle coule un petit ruisseau auxiliaire inappréciable de Tindustrie métallurgique à Bibracte. L'espace compris entre la rive gauche de ce ruisseau et la voie a seul été exploré. Il renferme soixante-quatre maisons, toutes occupées par des ouvriers et fabricants adonnés au travail des métaux, forgerons, orfèvres, armuriers, fondeurs, émailleurs*, logés la plupart dans des maisons à moitié enfoncées dans le sol et maintenues par des poteaux en bois. C'est là aussi qu'on a pu étudier les procédés de la fabrication gauloise, les fours de

fusion des minerais, leurs souffleries à eau, leur martelage, leurs forges, tout ce qui concerne l'industrie du fer. C'est là enfin que la découverte d'un grand aqueduc et l'exploration qui en a été la suite ont permis de constater que les Gaulois avaient connu la roue hydraulique pour mouvoir le marteau destiné à condenser et épurer le fer incandescent. *

Au-dessus de ces usines, en continuant l'ascension de la montagne, à gauche de la voie, sont des enclos pour parquer le bétail des foires, les traces des hébergeages pour subvenir à la nourriture des foules, et plus haut encore le plateau culminant, place du

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