Àtkénie, lib. IV, p
de rAllier ^ nous a signalé celni de la montagne de Cbizenil. près de Bourbon-Lancy, dont il reconnut la pierre dans une scorie. Les fabricants de Bibracte avaient, au pied même de leur forteresses, des gisements ferrugineux d'autant plus précieux qu'ils s'exploitaient à découvert. Le plateau d'Arieuf, où le minerai abonde, et qui touchait \ l'oppidum, n'a offert aucune trace d'exploitation ^, mais sur le revers de la montagne qui borde la rive droite de la Séglise, à huit kilomètres du Beuvray, les mines de Champ-Robert avaient été exploitées par les Gaulois, puis par les Romains ^. On y retrouve en effet la scorie demi-sphérique, conforme à celles du Beuvray, le laitier romain et des scories allongées coulées dans des rainures, assez semblables aux poids d'horloge. Sur toute la lisière des bois et en plein champ les ruines des fours romains, disséminées dans toute la campagne au bord même des carrières, se reconnaissaient aux débris de tuiles réfractaires qui jonchent encore leur emplacement. Nous n'avons point retrouvé parmi eux le modèle du four rudimentaire de Bibracte. Les fours romains, bien que dans le même système, étaient infiniment plus perfectionnés; l'un d'eux, resté intact, nous servira de terme de comparaison.
- Ce four, excavé entièrement dans le sol, à mi-côte d'une pente presque verticale au-dessus d'une carrière de marbre, en tète de la vallée, était arrondi aux angles, large de 1 mètre, un peu plus long que large, de forme demi-sphérique, avec un rétrécissement à la base comme la forge catalane. L'aire, de O'^SO d'épaisseur, était enduite de terre réfractaire et couverte encore d'une couche plate de laitier, restée après l'écoulement des grosses scories. L'intérieur avait deux revêtements super-