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qa*6ll68 déchargealeot du poids de la toitare. Cette dernière, en effet, dans tontes les habitations gauloises, était indépendante des murailles, destinées senlement à serrir de parement anx parties enfouies.
Un dernier et noufean mode de soutènement des parois a été réfélé par les fouilles de 4869. Dans plusieurs maisons creusées comme des cafés, le sol environnant n'était maintenu que par un cloisonnement de planches serrées entre les piliers et le terrain, contre lequel on les trouve collées et carbonisées ^. L'observation répétée de ce curieux détail complète les notions acquises dans les fouilles précédentes sur l'architecture en bois des Gaulois, qui savaient parfois» il faut en convenir, s'accommoder de peu.
Les maisons, même les plus importantes, ont jusqu'ici un aspect de misère et d'incurie que les objets de luxe découverts dans quelques-unes ne sauraient racheter ; et pourtant, malgré leur chétive apparence, l'agglomération d'établissements d'industrie et de commerce est le signe d'une certaine activité et d'un certain mouvement dans ce premier quartier de Bibracte. Le feu des forges et le bruit des marteaux, en sortant du foud de ces cavernes habitées, s'échappaient, pour ainsi dire, des entrailles du sol où gttait la population adonnée au travail des métaux, car les baraques et les boutiques de plain-^ ied avec la rue paraissent plutôt le siège de la vente que celui de la demeure, relégué dans les arrière-pièces plus ou moins profondes du second et du troisième plan. C'est là surtout qu'on pénètre le secret des mœurs gauloises, qu'on surprend quelques traits de physionomie locale, et qu'on recueille sur l'état des arts les renseignements que nous suivons pas à pas depuis quatre ans. Nous allons essayer, après ces préliminaires, de jeter un coup d'œil dans ces ateliers ensevelis depuis vingt siècles, en reprenant la suite de leur description au point où elle a été suspendue à la fin des fouilles de 4 868, dont celles
de 1869 De sont que la coDtiDuaUoD, en avançaDt do nord au sud dans riotérieur de roppidom.
Deux points incomplétemeot explorés les soudent sur une , môme ligne transversale : le grand atelier de forgerons n"" 7, à Test» reconnu sur 30 mètres en 1868» et la maison n* 10, à l'ouest.
L'empreinte d'une poutre tombée en travers de l'atelier n"" 7 avait fait supposer son exploration terminée, mais il restait à reconnaître plos d'un tiers de sa longueur totale, qui n'avait pas moins de 47 mètres, couverts autrefois d'une vaste toiture soutenue par soixante poteaux piqués dans des creux la plupart murailles.
La nouvelle fouille y mit à découvert un espace circulaire de 2 "'55 de diamètre sur 0'°45 de profondeur, rempli d'un épais gravier qui conservait l'empreinte de poutrelles couchées en divers sens. Cette combinaison de madriers, vérifiée depuis dans d'autres ateliers, avait pour effet d'amortir le son et le choc du marteau sur les plus fortes enclumes, d'après un procédé qui a subsisté jusqu'à nos jours. A la suite venait une grande excavation funéraire (c'était la troisième), creusée aussi au milieu de la pièce et consistant, ainsi que la plupart des sépultures indigènes, en une fosse ronde de 2 "40 de profondeur sous le gazon, et de 1"30 de diamètre, taillée dans^ le tuf avec une régularité parfaite. Elle renfermait quatre médailles d'argent, trois gauloises et une consulaire de la famille HINYCIA, placées au-dessus des restes cinéraires déposés au fond de la fosse avec des débris d'amphores et de poteries. Ce vaste atejier se partageait en plusieurs sections, de grandeurs et de niveaux différents, dont la dernière était coupée en long, sur les cinq derniers mètres, par un ressaut de 0"30 à 0*40 de haut, ménagé pour servir de siège ou recevoir une pièce de bois en guise d'établi. Sa plate- forme se termine au nord à une empreinte de poutre couchée formant cadre avec la première, sous laquelle avaient été glissées des pièces de monnaie d'argent et de bronze, six gauloises et trois coloniales.
composant peut-être le pécule d'an forgeron. D'antres monnaies étaient dispersées sur le sol, et dans cette senle partie de Tnsine on recueillit en total vingt et une médailles gauloises» non comprises les pièces coloniales et consulaires citées plus haut, et un superbe bronze d'une dynastie gallo-grecque des eufirons de Narbonne, connue uniquement par les pièces qu'elle a frappées.
Cette réunion de types monétaires dans un lieu de fabrication gaulois indique bien les véritables sources commerciales auxquelles s'approvisionnait l'oppidum éduen. L'élément purement romain y figure à peine, tandis que les colonies d'origine grecque de la Gaule méridionale y sont représentées plus largement. Les faits confirment ici l'histoire des alliances et des relations des Éduens avec leurs voisins du Midi. On aura plus d'une fois, dans le cours de ces investigations, l'occasion de remarquer l'influence de ces affinités sur l'état intérieur de Bibracte, sur ses mœurs et son industrie. Les traces de culture qu'on y surprend çà et là sont dues au contact et aux importations de ces étrangers intelligents et actifs qui, en échange • du gain, lui apportaient les éléments et l'exemple de la civilisation. Faut-il voir dans l'objet suivant un produit de leur fabrication même ou de leurs leçons? Sur trois fibules d'un travail soigné trouvées dans l'atelier des forgerons, l'une offrait pour la première fois un détail remarquable de décoration autant que d'habileté de main, un filigrane de bronze découpé en perles microscopiques et rapporté après coup sur la surface de la fibule, dans le genre étrusque.
Tout se lie et se contrôle réciproquement dans les décou-. vertes- de Bibracte, et si la métallurgie ou les médailles autorisent une conclusion, elle rencontre une confirmation immé- H diate dans tous les accidents de l'exploration. Aussi les provenances de la céramique offrent-elles la même diversité que les objets en métal. Des poteries rouges ou noires, estampillées de noms latins, figuraient, d'une part, à côté d'un nom gaulois écrit à la pointe en lettres grecques; de petits vases de fan-
taisie peints ou à pied, des coupes, des couvercles en terre fine, contrastaient avec les restes de huit vases grossiers ornés à l'ébauchoir et d'écuelles à trois pieds. ^
La pièce la plus remarquable en métallurgie était, après les fibules, un tube de plomb, de 0" 4 2 de longueur et de 0"005 d'ouverture, parfaitement fabriqué et unique jusqu'alors ; puis une plaque de fer oxydé et feuilleté, de 0"12 de long sur COS à 0"43 de large, légèrement courbée, paraissant une porte de fourneau ; le surplus consistait en pierres à aiguiser creusées par le frottement d'outils aigus; en polissoirs, creusets, scories, meules, dont quelques*unes à trois pieds spéciales à l'industrie gauloise.
Le grand établissement métallurgique suivi depuis l'entrée de Toppidum jusqu'au n* 10, et dans lequel on a cru reconnaître une sorte d'arsenal, paraît se terminer au grand atelier de forgerons ^ dont il vient d'être parlé.
Les ateliers suivants, bien que plusieurs soient encore considérables, n'ayant ni les mêmes dimensions ni la même disposition, rentrent dans les conditions de l'industrie privée, d'après l'exemen des pièces ouvrées qu'ils renfermaient. Les grosses fabrications disparaissent peu à peu; les fours à minerai, les sables réfractaires y sont inconnus; quelques objets de toilette commencent à paraître çà et là dans les échoppes, des débris plus rai&nés montrent un progrès incon-
i. Noos ne citons pis celles des fouilles de 1868, dans le même atelier. En 1869, sept coupes, nne poterie estampillée, denx conTercles, un orné à la pointe, en* terre rouge; six débris de petits vases de fantaisie, très menus,
Tun peint en violet; une assiette rouge avec le nom
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, en
terre grossière ; pot à trois pieds, trois écuelles calcinées, buit vases com* muns ornés à Tébaucboir, un vase en terre grise couvert de carrés et feuilles de fougères, dix fragments de meules.