De billo Gallico, i
que donnent aux sena politiques de la Oaule les Commentaire$ de César, les coutumes celtiques, la vie de clan, celui de se tenir en plein air dans un campement. Si le Senchu8*Mor punissait sévèrement celui qui minait le tertre de rassemblée, la loi d'Hoël, plus rigoureuse encore que la première, punissait de mort celui qui « renversait ou mutilait la pierre de limite, la pierre qui indiqtte le chemin et la pierre blanche de rassemblée. »
Pour nous donc, la Pierre de Us Wivre était la tribune d'où Torateur gaulois haranguait le sénat du clan, et nous nliésitons pas un instant à penser que c'est du haut de cette roche qu'au conoiliwm de Bibraote, Vercingétorix entraîna les Eduens dans rinsurrection. ^
Le souvenir de ces coutumes était tellement vivaoe dans Tesprit des Eduens du Morvan, qu'au quatrième siècle il était encore populaire. Un trait remarquable de la légende relative à la prédication de saint Martin au Beuvray le confirme d'une manière frappante. La tradition locale fait parler saint Martin dans la même chaire que Vercingétorix ; Tapôtre du christianisme succède sur le même roc à celui de l'indépendance gauloise; Pourquoi ce singulier héritage, puisque le Champlain, au quatrième siècle, était absolument désert, la roche de la Wivre entièrement à Uécart, à une extrémité de l'oppidum éloignée des routes 7
Le temple que saint Martin avait projeté de détruire et qu'il parait avoir renversé en effet, diaprés le résultat des fouilles ^, est situé à plus d'un kilomètre, au sommet de la montagne. Le saint n'avait que faire de venir pérorer à l'ancien champ abandonné du concilium. Et pourtant c'est là que contre toute logique, contre toute vraisemblance, la tradition populaire le fait élever la voix. Il est prudent sans doute de ne pas