‹ Four plays of ShakespeareChapitre 33 sur 69 · SC. I · texte numérisé non relu

SC. I

Et ces deux Dromios, un en exactitude ;

Outre cela, son histoire de son naufrage sur la mer.

Ces deux sont parents à ses enfants,

Qui se sont rencontrés par accident.

Antipholus, tu es venu d’abord de Corinthe.

Ant. S. Non, Monsieur, pas moi, je viens de Syracuse.

Le Duc. Restez, séparez vous ; je ne sais pas qui est qui.

Ant. E. Je suis de Corinthe, mon plus gracieux seigneur.

Dro. E. Et moi avec lui.

Ant. E. Porté à cette ville par ce guerrier le plus renommé.

Le Duc. Ménaphon, votre très fameux oracle.

Adr. Lequel de vous deux dînait avec moi aujourd’hui ?

Ant. S. Moi, gentille maîtresse.

Adr. Et, n’es-tu pas mon mari ?

Ant. E. Non ; je dis non à cela.

Ant. S. Et moi aussi ; mais cependant elle m’appellait cela :

Et cette belle dame, sa sœur ici,

M’appelle frère. Ce que j’ai dit alors,

J’espère avoir le loisir de prouver :

Si ceci n’est pas un songe que je vois et j’entends.

Ang. Celle-là est la chaîne que vous receviez de moi.

Ant. S. Je pense que c’est, Monsieur ; je le nie pas.

Ant. E. Et vous, Monsieur, m’arrêtates pour cette chaîne.

Ang. Je pense que je le fis, Monsieur, je le nie pas.

Adr. Je t’envoyai d’argent, Monsieur, pour fournir ta caution, Par Dromio ; mais je pense qu’il ne l’amenait pas.

Dro. E. Non, rien par moi.

Ant. S. Je recevais cette bourse de ducats de vous,

Et mon domestique Dromio me les portait.

Je vois, que nous rencontrons le domestique l’un de l’autre, Et que je fus pris pour lui, et lui pour moi,

Et sur cela vinrent ces erreurs.

Ant. E. Je donne en gage ces ducats ici pour mon père.

Duc. Il ne sera pas nécessaire, — ton père a sa vie.

Cour. Monsieur, il faut que vous me donniez ce diamant.

Ant. E. Là, prends-le ; et bien de remercîments pour ma bonne chère.

130 LA COMÉDIE DES ERREURS [acte v.

Abb. Duc renommé, daigne nous accompagner jusqu’à l’Abbaye Et entendre discuter toutes nos fortunes : [ici

Et que tous assemblés dans cet endroit,

Qui, dans ce jour sympathique d’erreur,

Ont souffert tort viennent nous tenir compagnie,

Et nous leur ferons satisfaction.

Il y a vingt-cinq ans depuis que je suis en travail Pour vous, mes fils ; et, jusqu’à cette heure même,

Je n’ai jamais délivré mon lourd fardeau.

Le Duc, mon mari, et mes deux enfants,

Et vous, les calendriers de leur nativité,

Allons à une fête de commère avec moi ;

Et après une si longue douleur nous aurons gaieté.

Duc. Avec tout mon cœur je ferai commère à cette fête.

\Le Duc, /’ Abbesse, Ægéon, la Courtisane, le Négociant Angélo, et les Attendants sortent. Dro. S. Maître, chercherai-je vos choses à bord du vaisseau ? Ant. E. Dromio, quelles choses à moi as-tu embarquées ?

Dro. S. Vos biens, Monsieur, qui furent mis dans le Centaure. Ant. S. Il me parle. Je suis ton maître, Dromio :

Viens avec nous ; nous ferons attention à cela bientôt : Embrassez-là votre frère ; réjouis toi avec lui.

[Antipholus S. et E., Adr. et Luc sorte?it. Dro. S. Il y a une amie grasse à la maison de votre maître,

Qui me grondait pour toi hier à dîner :

Elle sera maintenant ma sœur, et pas ma femme.

Dro. E. Je pense que vous êtes mon miroir, et pas mon frère. Je vois par toi que je suis un homme d’une figure douce. Voulez-vous entrer pour voir leur commérage?

Dro. S. Pas moi, Monsieur ; vous êtes mon ainé.

Dro. E. Cela c’est une question, comment le prouverons-nous? Dro. S. Nous tirons au sort pour le plus ainé : jusqu’alors marches toi le premier.

Dro. E. Non, mais donc comme ceci :

Comme frère et frère dans le monde nous entrons ;

Et maintenant, nous tenant par la main, nous sortons.

[Ils sortent.

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