‹ Four plays of ShakespeareChapitre 50 sur 69 · Scène I. — Une Place ouverte contiguë au Pardi?i de Capulet · texte numérisé non relu

Scène I. — Une Place ouverte contiguë au Pardi?i de Capulet

Roméo entre.

Rom. Puis-je avancer quand mon cœur est ici?

Retourne, terre insensible, et cherche ton centre.

[h grimpe le mur et se précipite là-deda?is.

Benvolio et Mercutio entre.

Ben. Roméo ! mon cousin Roméo ! Roméo !

Mer. Il est sage,

Et, par ma vie, s’est glissé furtivement au lit.

Ben. Il courut par ici, et sauta le mur de ce verger.

Appelle-le, bon Mercutio.

Mer. Non, je conjurerai aussi.

Roméo ! humeurs ! insensé ! passion ! amant !

Apparais dans la semblance d’un soupir :

Ne dis qu’un vers, et je suis satisfait ;

Ne crie que “Ah moi!” ne prononce qu’ “affection!” “ colombin ” ;

Parle à ma commère Vénus un gentil mot,

Un sobriquet pour son fils et héritier myope,

Jeune Abraham, Cupidon, celui qui tira si vrai,

Quand le roi Cophétua aima la jeune fille mendiante !

Il n’entend pas, il ne bouge pas, il ne se remue pas ;

Le singe est mort, et il faut que je le conjure.

Je te conjure par les yeux brillants de Rosaline,

Par son front élevé, et sa lèvre écarlate,

Par son beau pied, sa jambe droite, et ses cuisses tremblantes, Et les belles terres qui y sont adjacentes,

Que tu nous apparaisses dans ton image !

Ben. Et s’il s’entende, tu l’enrageras.

Mer. Ceci ne peut pas l’enrager : il l’enragerait

D’exhausser un esprit dans le cercle de sa maîtresse,

De quelqu’ étrange nature, laissant là y rester Jusqu’à ce qu’elle l’a apaisé et l’a escamoté;

Ceci aurait été quelque dépit : mon invocation Est juste et honnête, et dans le nom de sa maîtresse Je ne conjure que pour l’exhausser.

Ben. Viens, il s’est caché derrière ces arbres,

Pour s’associer avec la nuit capricieuse :

Son amour est aveugle, et convient mieux à l’obscurité.

Mer. Si l’amour est aveugle, il ne peut frapper au but en vérité ! Maintenant il s’assiégera sous une nèfle,

Et souhaitera que sa maîtresse fusse cette espèce de fruit,

“ As maids call medlars, when they laugh alone.”*

Oh, Roméo, qu’elle fût, qu’elle fût,

Un etcetera ouvert, toi une poire !

Roméo, bon soir ; je vais à ma roulette ;

Ce lit de champ est trop froid pour moi :

Viens, alors ?

Ben. Allons, alors ; car c'est en vain

De le chercher ici qui ne veut pas être trouvé. [Ils sortent.

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