‹ Fourier, sa vie et sa théorie (volume 2)Chapitre 11 sur 39 · IV · texte numérisé non relu

IV

L'industrie sociétaire et l'industrie morcelée,

^Industrie, d'après la définition que nous avons donnée de ce mot, embrasse le travail domestique, agricole, manufacturier,* commercial, les fonctions de renseignement, Fétude et Temploi des séiences et des beaux-arts. Nous pourrions ajouter le travail administratif, en tant quil n'est pas appliqué à la guerre, fait anormal, symptôme de subversion qui doit disparaître dans Tordre social harmonique. Mais pour bien distinguer Sa Théorie des prétentions de certains réformateurs qui s'attaquent toujours à l'administration, Fourier omettait à dessein cette branche, qui, malgré de nombreux abus, est encore, grâce à son organisation centralisée et hiérarchique, la moins imparfaite des industries dont la bonne gestion importe au bien-être de tous. Les plus influentes sous ce rapport sont sans contredit : 1° l'industrie domestique ou ménage ; 2° l'industrie agricole ; 3"* commerciale ; 4° manufacturière. C'est donc ê, introduire la réforme dans ces derhières fonctions et à les bien organiser qu^il faut s'atta** cher aujourd'hui *. Gela ne veut pas dire cependant qu'on ne doit pas tenir compte de l'influence qu'exerce le pouvoir politique et administratif qui est en possession de faire la loi et les règlements concernant toutes les branches de travail laissées' à l'activité des particuliers. Si ce pouvoir comprenait la question sociale, il serait facilement en mesure d'en préparer, d'en amener l'heureuse solution.

' L'Ecole ■ociëtairedistingae les EUments de U vie locitle en deux eatégoriet :

10 Les Eléments réglés et ordonnés;

2** Les Eléments non réglés et libres. ^Libres quant aux pcescriptiom direclee de la loi . car l'état de liberté incohérente oà ils ae tronveot n'est pas la Itberié réelle qni est intéparahle de l'ordre. Or ces derniers éléments, qai sont ceax de la vie industrielle, ne sont pas coordonnés.)

Les Eléments do la première catégorie, an nombre de quatre, sont : rBlémMit civil . l'Eiémont politique , l'Elément moral . l'Elément religieux.

THIilORIE SOCIETAIRE. »0

Dans Texercice de Findustrie, il ne peut exister que deux méthodes : Tétat morcelé oii culture par familles isolées , telle que nous la voyons ; ou bien Tétat sociétaire, culture en nombreuses réunions, qui connaîtraient une règle fixe pour répartir équitablément à chacun selon les trois facultés industrielles, capital, tbavail et talent.

Ces quatre EMmeats mmi( onlooo^ , rëgb par dm Ioûl Lé L^iilateiv io«verain . repr^ieotant U Volonté coUectiTO . a mb] le divtt da tovcher à cm 4Umçntc et de modifier lei loii qai 1« gODTemenL

Relativement à oei Elémeati ordonmit, ôoni conatatona nn DaoïT de CritkiM Ifaëoriqvé et no Divoia d'OMtMmM fraUque, droit et devoir dont noua formn- Ions , pour l'Ecole éociëtaire , les eoû^aiicof en eea termes :

En tant qu'Ecole do § ma t i q u», daaa sea écrits, daaa osa livrée, dana osa eneei* pements intellectnels adressés à la Société . TEcole sociétaire n'entend nnllenient renoncer à son droit de critique des faite , des dispositions et même des principes et des dogmes qu'elle peut trouver vicieux dans le domaine actuel des quatre éléments ordonnés :

En tant qu'Ecole pratiqu*, pour les expériences rdalives à l'éprenvo de sa Théorie , l'Ecole sociétaire proclame le respect des Lois et desRéglea en question , et reconnaît même qu'il est particulièrement de son devoir de donner à la Société l'exemple de l'obéissance la plus sempnlense à cet Régies et à ces Lois.

Les Eléments non réglés et non ordonnés , c'est-à-dire les éléments dont les relations et les formes ne relèvent d'aucune prescription légile on religieuse particulière., sont au nombre de six : YAfricuUun, la Fahrifmt , \b Ménagé , les Beaux- Artt, les SeiM««t, le ComaMTM.

Tontes leo opérations, tontes les transactions relatives à cet six Eléments sua absolument libres. Les prescriptions et règlements de tontes sortes qui les concernent n'ont point pour objet de régler leur action , leur mode d'exercice en tant qu'Eléments industriels, mais seulement de donner des garanties aux inté* réU généraux de salubrité , de sécurité et à certains intérêts -de propriété publique et particulière. Du reste , les Lois et les Mœurs ne s'opposent . dans aucune société dvilisée . à l'adoption de telles formes , de teb procédés . de telles métbodes qn'il ptnt plaire aux citoyens d'en^Iojer ponr opérer dans le domaine de ces Eléments.

Enfin il est un dernier Elément de la vie social», TEducation , qui participe des denx genres que nous venons d'analyser.

L'Bducaiion , en effet , est en partie réglée , en partie libre. U est facile de reconnaître que ce qui, dans l'Education, est laissé à la liberté la plus entière, correspond précisément aux Eléments non réglés ; nont voulons parler de l'enseignement pr<tfê$*iounel en général

Les Expériences du Procédé sociétaire ne pouvant et ne devant porter tnr rien autre que sur les Eléments libres et non ordonnés , la Commune sociétaif-(* ne diffère des autres Communes que par les di^Miaitions particulières qu'elle adoptera ponr le règlement des faits et des relations qui se rapportent aux ru KléroenU libres. (Uanife$te Je l'Ktelê mwttte<r«. p. 129 et suivantes de la S*édition. )

SECONIDS P4ATIE.

Voici les contrastes que présentent ces deux mélhodes :

1. Par lei plas grandes r^unioiii posnbles dam chaque ftftictioa ;

8. Pav wancaf de la plus cftur(« durée et de la plus grandi) variét^ ;

3. Par gnbdivifliou la plua détaillée , affectant an gf'oape do travaillewf à chaque nuance de fûiiGtiop ;

Par l'ATTaiMrrioM , le charme.

L'industrie HoacKLés Oj^n '•

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