ÉDUCATION
Illud aolem in exercitiii perpetuo tenendam art ot omni» (qvain fieri point) muimo repraeientent ea qaos in viU igi loient; alioqai notqt et facnllataa mentis pervertent, non prasparabant *.
BaooRis ll« amffmtmUs «cinU. . lih. 11.
. Las anfan^, conndMs cbai noua comme nnla en mécanique aodale , sont b cheville onvnètn de 1 harmonie aociélaire et de Fattraction indnatrialla.
Fooaiia , Jl^onv. ibmdê md,
Partoot on j'ai vv les enfants misénJiles, je les ai vos laids et méchants ; partout où je Ici ai vos henreox , je les ai ms beau et faone.
BBauM»» Di SâiHT-PiBaiB » iliMicf dt la notnrs.
Aperçu généraL
L^Bducation a pour objet de préparer les génératioDs nouvelles à raccomplissement de Tœuvre sociale. Aussi r^ducation sociétaire se garde-t-elle bien d*isoler le jeune âge de la vie active pourle reléguer à des études purement théoriques dont il ne sent pas Futilité : elle a soin au contraire de le rattacher à Fœuvre sociale par tous les moyens de développement qu'elle emploie à son égard. Elle a peur
' C'ert nn principe qa'il Tant sans cesse observer, dans les eiercîoea de l'édocation , que tont y représente , autant qu'il est possible , ce qui doit se faire habituellement dans U vie; autrement ces exereioes pervartitont les
menis et les facultés de l'ftme , au lien de les préparer et do les former. ( Bacw, De l'Mcr9i9$emeHt des tcinwu, liv. II.)
THEORIE SOCIETAIRE. 165
but, en même temps que de développer intégralement les facultés physiques et intellectuelles, de les appliquer à rindustrie productive. Ne séparant jamais la théorie de la^ pratique , Féducation sociétaire ou phalanstérienne les fait constamment marcher de front Tune et Tautre, et plutôt la théorie à la suite de la pratique vers laquelle Tenfant est instinctivement porté. Qull ait de petits outils sous la main, Tenfant voudra tout d'abord s'en servir; c'est donc avec cette amorce de la pratique qu'il faut l'amener au désir de connaître là théorie par le besoin qu'il en sentira bientôt La marche contraire est celle que l'on suit aujourd'hui : faut-il s'étonner si l'enfant prend en si forte aversion ces livrres suc lesquels on le fait pâlir, sans qu'il aperçoive aucun rapport entre eax et les amusements , lés petits travaux auxquels il aime à «e livrer, si ce n'est qu'ils sont l'obstacle interposé continuellement désormais entre lui et la satisfaction.de ses goû'ts les plus chers? Ainsi l'Éducation civilisée se met immédiatement en lutte contre Ja nature. De là pou;r elle la nécessité de réprimer et comprimer san» cesse; car de ces penchants de l'enfant qu'elle ne sait pas diriger-, de ces forces qu'elle ne sait qu^étouffer au lieu de les employer utilement,, tout ce qui pourra échapper à son action va tourner, contrairement au but que Dieu leur avait assigné, va tourner au mal, au^ dégât, à la destruction. La. guerre commence entre l'homme et une société antipathique à ^a nature ; elle ne finira qu'avec lui : guerre ouverte ou déguisée, suivant les positions et les circonstances *.
* ^ Dans MB traite de Viducathn eonsiiMe par rapport à tout U» êtres ti* vmttSt 11 le docteur Ldlemend fait bien sentir que la i^ittanee aax moyentde contrainte et la réaction contre le* miravaii traîtémenta lont on raiion même de la géaintêlté , de la délicateescr et de l'éneigie des natures auxquelles on appH^ que de pareils procèdes. '• Ce sont , fait observer le savant membre de l'Institut , ce sont prëcisément les chevaux les plus ardents, les plus sensHiTes et lee plus fougueux, qar se calwent le plus facilement et se roidissent contre les mauvais traitements; ceux dont l'ardeur, la sensibilité . rentralnement offrent le plus de ressources quand on en sait tirer parti. Il en est do même dans Tes*
PreeédfiBi d'ane façon^ tonte differeirte et se raiiiaiit td«* îours aur voBu de la nature^ FEdacation hamieiiieinie ùb^ «erve, éjne en qo^pie sorte les kistîviets, le^ go^v ^9 aplitades' dtirei^ses de jfenlmi, ain de letn^ diHitter ôecaskm d*éclorè et de les employer avec sàgaeîléy an far: et à me-* snre dé leur èclo^ion et de leur dé^etpppettiiBiit Bomtal, pour Fa^antage cemfiiim de la socîéfé eauféme temps qoe pour lé bie» partica^r,< pour la satisfaction- propre da jedne élève cpiVlle doit former et iMtrXnte. Ainsi elle lait de. Tetifant tout à* la fois rni èlre hirareii^ ef un membre tttihr èed^AosoeîvtioA L«imiiéme, a^èyàitt k essuyée aneiAie d» ces coiititanitèâ ^i atgvisBeiit et faussent le carai[*tère » B-'épnmve que des seiitinietits ië bîbuveitkmeè pour lont ce qui Fentouire. Isfeuaisy àtms le. nëtFfel ordre', il lïe se' tNHwei^y^poèir k satîjrfaetioit^ d» ses g&tkis oii èé ses iaté- MSf en oppoflitkm ai^e<i le' Ineii du k' massa
L^Ot^dre- sèriidre; qn^ {S^oeèdië télij^iirs par ekssetnent' réguM«r,' eoiâ^iâeiftfâ; par disfribuei* renfctece en sk ttibus à^veSy ÉtAmaî W divers" â^S-, à« paMiir' âê 3 atts'. Ata^' desirôus de éette' liimte, so tM^e la péfkde qiie Tonner nomme de 'd^r^^tsèmeut, pendant kq^ielkr.les^soîtis^ma'* tMrîs' sont pfuW spéeiatelft^nt iléeëssai^sl ^
§.vii
ffasse enfance.
Nous avëus déjà dit comment, dans la Phalange, tes tout jeunes enfants sont réunis, soas fa surveillance de k corporation des bonnes, dans quelques sdlks bien aWes,
])èce humaine : les naiores molles se sonmeilènt facilement k la force , mais on n'en peut obtenif de grands efforts ; les natures énergiques et génércnscf sa révoltent contre l'injustice , et la violence les rend indomptables : elles entrent en guerre ouverte contre le pouxoir inintelligent qui n'a .pas su en tirer parti. (.Vote de la jo jdit.)
THfiOlti£ «OGiéTAmË. MT
diauHG^es convenablemeflt pour qttVn puisse lès y tenir en vêtement léger, indépendamment des deux catégories de nourrissons et de «evr^^, ils -sont encore distingués suivant leurs dispositions pacifiques et trapquHles ou malignes et criardes , non - seulement pour que les uns ne nuisent pas au repos des autres , mais encore pour que les personnes chargées de les soigner se partagent ëfles-mémes la tflcfae suivant leurs propres aptitudes et inclinations. Les bonnes les plus patientes et les plus douces s^attadieront au service des enfants les plus difficiles , sûres d'en être récompensées soit par rhonneur quiieur en reviendra, soit- par une rètributioii plus forte de la part de la Phalange, soit par une reconnaissance pius vive de la part des parents. Dans les salles , sont suspendues des nattes élastiques, présentant des cavités où peut se caser chaque enfant sans gêner ses voisins, dont il est séparé par des filets placés de distance en distance, qui ne Tempêchent ni de voir autour de lui, ni de se mouvoir en liberté. Pour promener tout ce peuple enfantin. Ton se gardera bien de détourner de leurs travaux le tiers des femmes de la Phalange ; on aura des voitures transportant Vappareîl de nattes que nous venons dé décrire ou tout autre appareil remplissant le même usage. Ce sera , si Ton veut, une sorte de nid mobile où , sous la maternelle sollicitude de deux on trois surveillantes , la jeune couvée s^ébattra joyeuse à la douce influence d^un rayon de soleil prlxitanief.
Les enfants sont visités chaque jour par le médecin et le dentiste, qui donnent l.es mêmes soins ^u pauvre et au riche, rétribués quils sont par la Phalange et non point par les particuliers. Au lieu d'être proportionné^ au nombre des malades et à la durée des traitements , ce qui place le médecin dans la singulière position d'avoir intérêt à ce qu'il y ait bel et bien des maladies , cette rétribution est en raison inverse du nombre de celles-ci, en raison directe par conséquent de la bonne santé que les médecins savent
maintenir dans la population confiée à leurs soins. Ainsi la médecine sera surtout préventive ; elle disposera dans ce but de tous le$ moyens hygiéniques sur lesquels son action est à peu près nulle aujourd'hui, Fhonlme de Tart n'étant appelé que lorsque le mal existe, ou plutôt lors» qu'il a fait déjà de notables progrès.
Cette première phase de Fenfance, qui nous a'jusqu'ici occupés, est aussi celle de la première éducation des sens; toutes les impressions qui pourraient en léser ou en fausser les fonctions doivent être soigneusement évitées. Une personne qui viendrait chanter faux au milieu de nos marmots serait repoussée comme, si elle apportait une maladie contagieuse, u Dès le berceau, dit Fourier, on habituera Tenfant à la justesse d'oreille en faisant chanter des trios et quatuors dans les salles des nourrissons, en promenant les poupons d'un an au bruit d'une petite fanfare à toutes parties. On aura de même des méthodes pour joindre le raffinement auditif au raffinement musical, pour donner aux enfants la finesse d'ouïe qui distingue le Sauvage, et pour exercer de même les autres sens. On prendra des précautions pour former l'enfant de bonne heure à la dextérité, pour prévenir l'emploi exclusif d'une main et d^un bras, qui condamne l'autre bras à une maladresse perpétuelle. »
11 s* agit ici, comme on voit, de l'emploi de la gymnaS" tique ou somascétigue intégrale, qui sera d'ailleurs secondée ou même suppléée de plus en plus, à mesure que l'enfant avancera en âge , par la grande variété des func* tions industrielles, exerçant alternativement toutes les puissances musculaires, toutes les parties du corps de chaque jeune Harmonien.
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