SI
But immédiat de la Thiork wiitovrt.
Supposai (c'est une hypothèse dont nous lommei malbearensement encore trop éloignés) qn'il n' j eût pas de famille d'oaTriers qui n'eût devant elle ^ quoi vivre pendant nn an. G'eal It tenu* m«|Mi d# \% mlJMtioD des produits. U pourrait ne pas y avoir de solaêre. Chaque travailleur pourrait dire an capitalifle c a Vous mettei éam$ reeavra wwim»n> If «•pittl > j'apporte )e tr^vûl : )o priNlpit sera r^ parti entre nous selon telles et telles propovtiona. • — 11 y aurait êodéU eatM laa tonvailkinit ft Im Mpit«Iiftes, comme il y a fopiité avjoord'hoi cotre les capitalistes proprement dits et les caj^talistet qoi iont en mloM tempa travaillmn.
Itossi , Cmirt d*àe9m. fol. ^ nWt , 6* lifiP.
Sabttitner à la famiU«, comme eentr» èè proëucHon al de consommation, des réunions comprenant trois eonta iw quatre cents familles, c'est^ànliro environ 1,800 personnes, associées en travaux de ménage, ealiora et fabrique, ei se répsrtissant les bénéBces proportionnellement au concours de chaque membre de i*Assodalion en CapiitU, en Tra^
THEORIE SOGIETAlilE. W
Wtti e( en TëêUnt^ — voilà ce que Fmirjer propote; il demande en entre qn*on procède à Torganisation nouvelle par la voie prudente de répreûve locale. L'existence de la fiunille comme lien civil» reU^eux et d^ffection, ne re^ çoit d'ailleurs aucune atteinte par suite de la combinaison proposée ; combinaison qui non-seulement n*exjge pas régadité des fortunes dans les familles à associer, mais qui a besoin au contraire d'une série dlnégalités sous ce rapport*.
Les avantagea écooosiîqaes de grandes réunions de ce genre avaient été entrevus par d'autres que Fourier; mais nul, avant lui, ne s'était beaucoup arrêté à cette idée, nul du moins ne l'avait suf&saamnent approfondie dans un but sérieux d'application. — Puisqu'il est impossible de réunir trois ou quatre miésagea sans que la diaeorde ne s'v mette, à plus, forte raison, disait-^n, seraît-H impossible d'en associer un plus grand nombre. — C'était, suivant notre auteur, très-fausseinent raisonner ; a car, si Dieu veut l'économie » il n'a pu spéculer que sur l'Association du plus grand nombre possible, et dès lors l'insuccès sur de petites réunions dé trois ou quatre familles était un augure de réussite sur le grand nombre , sauf à rechercher préalablement la théorie d'Association natorefle, ou méthode voulue de Dieu et coBfoB w e ao vcbq 4è rAtiraetioa qui est fiaterprèle de Diei» e» mécaniqM sodale» L'étude de l'At* traeHon pasdeimée eondmt dîreetemeitf ft ta déeoMrerte du mécanisme sociétaire;, mafs n Pon veut étodier PAseecia^ iâen avant FAtfncflon, fon court le ri^ve de s'égarer pendant des sièeles. n (AT. Èhnék ind.^ p. 3.)
«L'Attraction^ dit encore Fourier dans un autre ou**
' La q/iétUim ëcopomiqaé, fait «v«c réÎMiii biMetver M. Rofti, n'est pas fottc it H grm^ <m éê la pdit» propriété ; fat q w it i o ri éiraélo «t o«fle ê» 1» gnii黫i4iiUpatifti «dlKt, Qs'ivpwli^ ^iw lÎMlrwBMt a^paitiana à ««» iniilB propriétabtt on à lOi aeal , ai oa lue laiaie libre da famplofar da 1« ort^ niérfi & praa vlxla?
228 SEGOXDE PARTIK.
vrage , est entre les mains de Dieu une baguette enchantée qui lui fait obtenir par amorce d'amour et de plaisir ce que rhomme ne sait obtenir que par la violence. »
Voyons maintenant en quoi cette Attraction consiste, et s'il est possible d'en assigner les différents modes.
Éitide de rhomme. ^-Analyse de F Attraction passionnelle,
Counais-foi toi-mèm6.
( Inscription du Temple de Delphes. )
Le moyen le plus assuré pour savoir commenl noas devons vivre , c'est de connaître auparavant quels * nous sommes.
DXSCARTKS.
(( L^Attraction passionnelle est Timpulsion donnée par la * nature antérieurement à la réflexion , et persistante malgré .l'opposition de la raison, du devoir^ du préjugé.
y> En tout temps, en tous lieux, l'Attraction passionnelle a tendu et tendra à trois buts :
» 1° Au luxe ou plaisir des cinq sens ;
» 2° Aux groupes et séries dégroupes, liens affectueux;
n 3^ Au mécanisme des passions, caractères, instincts;
» Et par suite , à l'Unité universelle^
il Le premier, but comprend tous les plaisirs sensuels ; en les désirant , nous souhaitons implicitement la santé et la richesse, qui sont les moyens de totisfaire nos sens. » (AT. Monde indust, p. 57.)
Les sens, au nombre de cinq, sont, comme chacun sait, le goût, l'odorat, le tact, la vue et l'ouïe., ils donnent lieu- à un premier ordre de passions dites sbksitivks, dont la satisfaction comprend celle des besoins avec les-
THEORIE SOCIETAIRE. 229
quels ciiacan des sens se trouve en rapport. Ainsi la satisfactioQ du goût répond à celle des besoins de la nutrition par le boire et' le manger; la satisfaction des antres sens emporté avec elle Tidée de vêtements et de logements convenables, ainsi que de toutes les jouissances artistiques (spectacles, concerts, musées), que nous goûtons par Tintermédiaire de ces ^ens.
Quelle que soit l'importance de ce premier ordre de passions , Fourier ne méconnaît pas leur infériorité relative. a Les sens, dit-il, ne sojit point isolément des ressorts de sociabilité : le plus influent de tous, le ^oût (besoin de se nourrir), pousse dans certains cas à Tantbropopbagie. Les sens ne sont que renfort de sociabilité ,' comme le pliûsir de la table qui rend F amitié plus vive et plus cordiale. »
Deuxième but de TAttraction : Tendance aux groupes, ou deuxième ordre de passions, dites affectives.
Les Groupes ou modes élémentaires des relations sociales sont au nombre de quatre, deux d^ordre majeur et deux d*ordre mineur :
f Groupe d* Amitié , affection unisexuelle.
( Id. d^Ambition, — , corporative.
Groupe d^ Amour, — . bisexuelle.
Id. de Famille, — consanguine^
tt On ne peut pas découvrir d'autre lien cbez Thomme social. S'il ne forme aucun de ces quatre liens, il devient, comme le sauvage de TAveyron , une bête brute à formes humaines.
' Ces qnatrd pasiîons , amitié , amour , ambition , famille , sont dites car*
Dans l'ordre majear, l'ambition est rectriee; dans l'ordre minenr, c'est l'a* mour. Aussi Fourier appelle-t-il l'ambition passion cardinale hypermajeuire. et l'amour , cardinale kypermiiuure. Les deux cardinales réyiei , amitié et fami- Ueine , sont dites hypomajeurt et kypomineurt. ~ Ces indications sont pour les personnes qni vondraient lire les onvrages de Foarier et qui pourraient se laûeer rebuter pair les classifications et la' nomeucUtore qu'il emploie.
Mixeurs
^^30- âSGO^îDE PMTIE.
» Les quatre Groupe» exercent allerBativeoieiit Vïm^ flaeilee dans les quatre âges de k vk»; chacun d'eax ett dttfoîoaftt àaaê Faite de^ phase», s^on le taMesa suivant:
En phase âol^rîéâre ou eûfanc« (l*a 15 ans), ramitié. Su |Aaa« iMMêmn m adolMwne» {16 k 3sf amr), romour. «wfAvM/iy^rv M HrliJM (30 à 4Sr ttff), «mcw* «r Mil«ioi» En phase nlUrienre ou maturité (46 à 65 an»), VasbySoD. En phase posténeare ou vieillesse (66 à 80 ans), le familism^ '.
» Siiccefsîena d'ioflaesce qas conresponé à celle de boU'^ i0if fleur, fruU, graine, a« qoatre âges d& ki végé« tatiefB. » ■ ■ '
Tel grôttpe, fait remarquer PMfrier , eommë celai d'a« méiit^ étranger au ittee^ àe l'iuddslrle morcelée, sertk peut-être k plut préckfux «n emploie 4'hidastrie soei^ taire.
Les graupes sont harmoniques ou subversifs.
« Si le groupé est harmonique , la Dominante ou pas-sioti réeBe est conforme i fa Tonique ou passion d'étalage.
» Le gfonpé est subversif lorsque la Dominante est différente de la Tonique.
r> Pare^éntple, rien vtesi plM cDmmtnr que les réunions de préteiidas amis, tout pétris d^égoifsme, n'ayant de Tamitié que kr srasque et de m^Aràe réel q«e Fmtérêt Telles sont d'ofdMMMfCf les assemblées d'étiquette, où Ton ne ressent pas Tombre du dévouement qu'on y affecte.
» La ccmtrariété de Tonique et Dominante constitue le groupe subversif y qui est ressort général en mécanique ci^ vilisée. Le groupe harmonique, caractérisé par Faccord de Ib, Dominante et de la Tonique, est très-rare en Civilisation ; il n'y figure pas en dose du 16^, ni peut-être du 32*. Ainsi rien de moins harmonique parnn nous que ce groupe àè famiBe, qu? pourtant est prvot social. On y reit commune-
THéOME SOGIÉTAHIË. S3l
meai Its pArai ofipotéfi aux |p»âts de» eofents fur let phisics, la dèfiense et ia parure, nir.le dioix dei amonrt a( dei marig : dé là vient qoe les èn&iitc déguiaeot habituaU lemant leur Dominante pour afibeier la Tonique vonhte par le père. Iles lors le groupe eti faux et lubversif» Il perd le» pn»prMés dei groupe* liamiomquee. Ceuz«ci oot des propriétés régulîénanieiit eoiitrastées et. graduées. »
Foarier en donne les in§ lablêaux suivants, relatifs à X entraînement , au tfoti et à k critique dans les quatre différents groupes : -
Groap« A'mhKM : . • darde.
Groupa d'^ ro biti ft i» : UjfHMê.
Les supérieurs entr^nent les iafinfiun.
- Groapc d'amour : BIlipie.
Lfli f emiQM «nivatiiasf Ue kemiei.
Groupe de rafliilb : . Ptfibele.