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S .,' . . 4 / malheur iiraduéi
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'3 tf. 10' ma'ITi'cftrctfscs.*
396 XOTËS
RKCAPrrULATION DBS 810 KXISTBNC8S.
720 Irès-heureuses , sauf rares exceptions. Harm. V5 favorables en moyen tenbe. Sub, ose.
45 fâcheuses en moyen terme. Sub. desc.
Ce sera donc 765 existences heureuses pour 45 fâcheuses , puisque les 45 de demi-bonheur peuvent être comprises dans la masse des stations heureuses.
Toute âme parvenue au terme de carrière planétaire jugera ce résultat d*autant plus avantageux , qu'elle connaîtra la loi générale des transitions, comportant un 1/9* ou i/8* de mal et demimal pour 7/9<'« ou 7/8«" de bien. Elle n*aura essuyé , selon cette échelle, que i/16* on i/18* de malheur gradué , puisque le i/8" d'exception assigné an règne du mal se subdivise encore en deux phases de plein mal et demi-mal , comprenant environ 90 métempsycoses , dont
45 existences favorables , comme celles d'un bon bourgeois , d'un bon fermier, d'un sauvage en santé ;
45 existences fâcheuses , comme celle d'un Esope , contrefait , esclave supplicié , ou d'un chrétien captif dans les bagnes des musulmans.
Chaque âme n'aura ressenti, selon cette échelle , que 1/16* ou 1 18* de malheur, puisque dans les âges de subversion estimés malheureux on trpuve encore une moitié de chances à peu près favorables , et assez heureuses comparativement aux faibles prétentions des civilisés et barbares , dont les désirs en fait de bonheur sont très-limités.
Une âme, en récapitulant et balançant ses 810 existences (plus ou moins) , conclura sur le tout comme un cultivateur qui sur dix-huit années aura eu seize bonnes récoltes , une moyenne et une mauvaise. L'agriculteur n'élève pas si haut ses prétentions ; il s'estime heureux quand il a deux bonnes années sur trois.
D'après cette estimation très-régulière des chances de métempsycose, loin d'admettre aucun retranchement sur Texercice futur des passions, nous devons considérer comme enfer passionnel les sociétés actuelles, 2, 3, 4, 5 (tableau, p. 324), où les passions, toujours entravées, n'existent que pour le tourment des humains,
qui dans ces sociétés manquent la plupart des trois chances d*es- SOT y fortune, vigueur, longévité.
Et pour arriver au vrai bonheur de cette vie , il n'est d*aa(fe moyen que d'y renaître périodiquement ; car l'existence dans les quatre sociétés actuelles ne peut être comptée que pour demiessor de passions chez les plus heureux, comme les sauvages, les grands, les riches ; et pour servitude passionnelle, chez le grand nombre des civilisés et barbares.
Il faudra doinc renaître en Harmonie , pour connaître le bonheur de cette vie, où la plupart des hommes n'ont paru que pour y voir le bien sans eh jouir ; notamment la masse du peuple , qui n'a vécu que pour atteindre au triste sort de ne pas mourir de faim. Là se bornent à peu de chose près les plaisirs du peuple souverain, dont l'ambition est de manger du pain , trouver du travail.
D'autres classes, quoique possédant la fortune , ont à peine nq éclair de bonheur. Telle femme a été belle et heureuse quelques instants ; mais , bientôt passée et délaissée , elle a traîné une fastidieuse vieillesse.
Mêmes disgrâces pèsent , en affaires d'ambition , sur le sex6 masculin. On en voit l'immense majorité se consumer en efforts d'intrigue, sans pouvoir atteindre aux emplois ni à la fortune, et tomber à la fin dans l'apathie et le dégoût de la vie.
Beaucoup de civilisés sont condamnés à l'inquiétude perpétuelle, par la pression d'une dominante engorgée; c'est-à-diro par une passion impérieuse qu'ils ne peuvent ni ne pourront jamais contenter, faute de fortune , comme le goût des voyages, le goût des bâtiments , etc. Ce penchant qu'un homme pauvre ne saurait satisfaire , devient pour lui le vautour de Tilyus , le mal-êtrs continu.
L'effet est bien plus remarquable chez ceux qui sont pressés par une dominante inconnue, comme Jules César, qui, par* venu au trône du monde, se plaint de n'y trouver que le vide. Ceux-là sont tourmentés par une ou plusieurs des trois dîstributives.
Quand on est pressé par une ou plusieurs des quatre affectives ou des cinq sensitives, on sent fort bien d'où nai&«eiii Viuquix^UiAA
99^ NQTiSS
çt le vi4e affreux (p. 8H2). Didoii, a[irè« 1» fui(e d'Kné^, siuft trop que son inquiétude naît de Tamoar ; et Irtis «ttendanl h» r^s^ett de la table de Pénélope, «ait bien que son vide alTreu^ ^t le vide de Festomac et non de Tâipe.
Lorsque j'aurai fait connaître les trois passiops distribu^YW i chacun pourra analyser exactentent ses inquiétudes , s«« vidlNl lifreux, et conclure que le seul remède est dans le iQéca|iUm« des Séries passionnelles , qui , par un développement CQOihîit^ des douze passions , transforme les inquiétudes eu cbiMWç pf rpétuel , et ne laisse an coeur humain d*autre vide que cdoi dm temps ; que le regret de n*avoir pas des jouri^ées de 48 heurea 9,1^ lieu de 24*^ pour suffire à Timmeuse v^ét^ de plaisirs qui nm^ sent de Fétat sociétaire.
Quant ^ préseot, cet étitt de pHvatiop habituelle riilliç toMS Uf^ individus au désir de métempsycose composée, au souhait de r^ vivre avec la/or^ime, Uviguêur, la lougévUé, di^us un moilde plus juste et mieux organisé.
Lorsqu'une volonté est si généralement prononcée , on doit ea conclure qu'elle est destin essentiel de Tbomme. Si elle ne d9^ vait pas être satisfaite , il n existerait aucune proportion entre la destinée et l'Attraction : Dieu serait Inhabile en régime distributif de cette Attraction qu on voit pourtant répartie en juste mesiire dans toute la nature animale et végétale , depuis les concerts lies astres jusqu'à ceux des animaux industrieux, castors, abeilles, etc. , qui , opérant géométriquement , par le seul stimulant de FAttraction passionnée , nous démontrent qu'elle est coordonnée aux OMtthématiques, et répartie en juste proportion avec les destinées. Get indice deviendra certitude quand on connaîtra en plein 1« théorie du mouvement.
Quant k présent, pour aperçu de Fimraortalité et du mode d^exercicé , il suffit de consulter les attractions. . . .
UUer. — * Des aperçus d'immortalité composée , essayons de nous élever à la bicomposée , aux rapports de nos âmes avec la grande âme planétaire dont nous partagerons le sort pendant Vé^ lemité ; nos âmes étant des émanations de la sienne , comme nos corps sont des parcelles du grand corps nommé la Planète , qui •st un être and«ogynb.
Notre siàcle , qui admet en principe que tout tai jKé daat le
DE LA SECONbte PARTIE. âSé
l)fétèmë dé la nature, qii*il ^ a imite enh*é ses pàtiiei , ptététidrat-îl qu'il n'existe pas de relalions entre les âmes hutiiàitteê et ta gTAndé ftMe planétaire? Autant vaudrait a^ancet* qu'il tt'éiiste pÈM dé rappéKs àdministràtirs entre César et bent millions d^httHiméS soumis à sou sceptre , ou bien qu'il ti*y & point de râppérti étilre le« feuilles d'un arbte et le corps OU lige qui leur disûibue iés sucs et eu reçoit d'éllei.
ti pendant quelques années consécutités Ott Ibisisè dévOfer les feuilles par les chenilles , l'arb^ lAnguii^à et périra : même tclk^ Hun s'étAblit de Corps etd'âiïié énti^ Une planète él sei h&bitànts ; leur téfÉitd en échelle ftOCialé cauiié le déclin màtéHël dé là planète ; aussi VoyoUs-ttOBI la nôtre éti dëgèuérAtibU cliihàtériqué tirèikHtpidé , par effet du retard d'AVéUéMeiit à l'HârmoUie. Ce viee devient plus ften^lblé chaque aUUëé.
l&nffé la grande âme et les petites ou humiAitiéii ^ Il eiisté une éehèlle d'âmes de dlVei^ degrés âUltqtiels Oh s'éléVè sucéeksivé-^ diênt Apfès la moHi comme ou s'eitt élevé en cët(ë vie. SàUs cette analogie entre le sort des défunts et de« MOtidâiOli « l^unité ié Ij^stème il'éxiétérdt pas. Laissant à p&M l'àdàl^Sé de êéS degrés, tfâitoiii iel du plOI éléVé, qui est l'âmé de la planète, la gràmoé ftlUE , ou âme pivotale.
C'est Un sujet peu Intéressant pour là multitude, que lé soH de cette grande âme planétaire dans l'éternité future et passée. Les léetéuhi , peu exercés à porter si loin lettrs vues , proféreraient qu'on les eUtretint du soH de nos menues âtfiës dans l'âult^ vie où nous tendons.... Je cédé à leurs iUténtioriS : idftAii qu'ils me permettent , poul^ 1a t^gularité \ uU Afiiclë tfès^OuH sUr lé sort de la grande âmé.
YY — A l'époque du décès de lA platfète , sA ^i^dé âme, et par Suite les uôtres, inhét^utës à la grande, passeront sUr un Autre globe Ueuf , sur une coiilête qdi sëi'A implAiléét eotiôefittH^ë et trempée. Les petites âmes , achevant par le déôêii lëuf CAfrièrë iflditiduellët estimée plus haut à 4Ô0 AltërhAtS du StAtiOtts en l'une et l'AutiN» vie , perdiimt 1a mémoifé pal'feëllAtre des mé-^ tempsycoses , puis se confondront et s'identifieront avec la grande âme. Nous ne conserverons alors qu'un souvenir du sort général de la planète pendant ses quatre phases. Le souvenir des métempsycoses cumulées deviendrait , à la longue , insipide et cotijus : ce ne serait bieutôt ^tthn abtrtie de metv\i^i H^tsmvê^xv-
ces ; il conviendra que la mémoire en soit bornée à des sommaires et des époques.
Lorsqu'une âme planétaire se sépare de son globe défunt , elle s'adjoint à une jeune comète non encore implanée ; c*est pour elle une décadence , comparativement aux fonctions bien supérieures d'une planète. La durée de carrière cométaire n'est guère que de i/8^ en rapport de la carrière planétaire. Lorsque la conaète est mûre et suffisamment raffinée , on Timplane, et son âme recommence une carrière d'harmonie sidérale.
La grande âme, après avoir fourni une échelle d'existences dans plusieurs planètes parcourues de la sorte et dont elle a occupé successivement les corps , doit s'élever en degré i c'est-àdire que si elle a été pendant un temps sufBsant âme de satellite, elle devient âme de cardinale, puis âme de prosolaire, puis âme de soleil , et ainsi de suite ; elle parcourt encore des degrés bien autrement élevés , car elle devient âme d'univers , de binivers , de trinivers , etc. ; mais n'engageons pas le lecteur dans une région si éloignée de sa portée.
Lorsqu'un univers est en vibration descendante, les âmes de ses astres vont en déclinant sur l'échelle des grades ; mais notre univers est en vibration ascendante , état de jeunesse , et nos âmes croîtront en développements pendant plusieurs milliards d'années.
Je me borne à cet article pour en déduire la conclusion d'immortalité bicomposée , et fondée sur ce que les métempsycoses auront lieu pour la grande âme passant de planète en planète , comme pour les petites âmes , qui en définitive s'amalgameront avec elle ; fusion qui aura lieu au décès corporel de la planète, à l'époque nommée vulgairement^» du monde.
W — Même échelle progressive sur l'état antérieur des âmes planétaires et cométaires , l'éternité étant sans bornes au passé comme au futur.
J'ai été bref sur les relations des grandes âmes. Ramenons le lecteur sur le sort des petites âmes dans leurs trois existences :
La cis-mondaine ou vie passée ; La mondaine ou vie présente ; La trans-mondaine ou vie future.
Il est inutile de s'occuper de la vie passée , puisque ses déve-
loppements ont été , en sens invene , les mêmes que ceux de la vie future , que je ne désigne pas , selon l'usage , par le nom de vîe céleste ; car les âmes dans l'antre vie sont bien plus que dans celle-ci adhérentes au globe terrestre, dont elles parcourent Tintérienr pour y fonctionner en divers sens et en divers degrés.
La vie trans^mondaîne est à la présente ce qu'est la veille an sommeil. La veille est un état composé , où nous combinons l'exercice des deux facultés corporelle et animique. Le sommeil est un état simple, où le corps n'obéit pas à l'âme : c'est une scission entre le corps et Fâme. Celle-ci dans l'état de sommeil tombe en déraison, et n'a communément que des pensers vagues dont elle reconnaît au réveil le ridicule.
Par analogie , nos âmes en cette vie sont sujettes aux erreurs les plus grossières , et dans l'autre vie elles sont douées de sagesse et de haute intelligence.
La durée des stations ou alternats de l'une à l'autre vie est en même rapport que celle de la veille au sommeil : or , la veille comprend au moins les 2/5 de notre existence ; et , par analogie , le séjour périodique de nos âmes dans l'autre monde est double des stations qu'elles font en celui-ci , où le moyen terme de là vitalité est estimé 30 à 33 ans. De là vient que j'ai compté plus haut sur un alternat de métempsycose dans le cours d'un siècle, en supposant 33 ans de vie mondaine et 66 de vie transmondaine. Ce terme n'est point uniforme , et peut , comme icibas, varier du tiers au triple ; soit 20 ans de station pour telle âme , et 200 ans pour telle autre.
L'âme humaine étant de nature harmonienne et différente de celle des bétes , elle ne peut pas stationner dans les corps des animaux. Ils ne sont pas moules d'harmonie, mécaniques à doi^ce passions; ils ne sont que moules partiels, touches disséminées, coffres d'âmes simples, réduites à certaines branches de passions ; et , par suite , le corps d'un animal est inapplicable à une âme humaine , possédant comme Dieu le clavier intégral des douze passions. Si un corps animal pouvait les contenir, il se trouverait unitaire avec Dieu , et admis à l'usage du feu ou corps de Dieu, dont les emplois sont interdits à Tanimal , parce qu'il est hors d'unité divine. Aussi n'est-il pas admis à l'honneur de connaître Dieu et de se rallier intentionnellement à Dieu.
La vie présente étant à l'autre vie ce qu'est le simple au CAtoc^
posé , nous avons dans Tautre vie double exereioe de mémoire , et dans celle-ci double lacune de mémoire , parce que le mode simple conduit à la fausseté , qui est toujours duplique * ; la vérité est toiyours dualisée (sauf rares exceptions).
En conséquence , nous ne pouvons avoir souvenir en ce monde ni des existences mondaines passées ni des trans-mondaiiles , tandis que dans Fautre vie nous aurons la mémoire des unes et des autres.
Ainsi , dans un rêve , noos ne nous rappelons ni les songes passés , ni régulièrement les Journées passées , car nous confondons en rêve les temps , les lieux et les choses , tandis qn'ett état de veille nous nous rappelons distinctement et les songes et les veilles passées.
Les âmes dans Tautre vie prennent un corps formé de Télé*ment que nous nommons Arôme , qui est incombustible et homogène avec le feu. Il pénètre les solides avec rapidité , comme on le voit par FArome nommé fluide magnétique, circulant dans les roches intérieures et an tentre des mines aussi rapidement qu'en plein air.
L'effet est prouvé par Faiguille aimantée , que le fluide magnétique dirige au sein des roches les plus épaisses.
Le corps des défunts est aromal-éthéré , c'est-à-dire qu'à la substance aromale dont il est formé se joint une autre substance de Félément nommé Ëther, qui est la portion subtile et supérieure de notre atmosphèrot
L'Ether , combiné avec FArome , forme des corps pleinement homogènes avec le feu et Fintérieur brûlant du globe, que parcourent dans leurs fonctions les ultra-mondaibs de divers degrés. .Les ultra*mondains ne sont point égaux : la sainte égalité philosophique ne règne pas plus dans Fautre monde que dans celui-ci.
Les trans-mondains sont de 12 degrés , dont 5 mixtes , et ces degrés ne sont point grades de faveur , mais grades de fonctions. Le l^i" degré , bas pivot, est occupé par nos âmes en ce monde.
* Lm etprMriods ditpHqmê, dnpiiquer, MMit IttéisilMisablM en théorie dei pit- ■ions : les mots double, douUer, n'etprimeniieiit foint ki duplioiU d'acliod ; AouhU se prend eu bonne comme en maavaise part ; il est générique : mais si 1*011 passe du genre anx espèce!, il faut ètnploycr, en bonite part, duatit r. qui suppose le concert de detak ëlëmeats, 9U en miairalie pirlj dupti^Uirt pokr etpression de leur ditoorde.
Suivent onsé échelons d'âtnei trans-iiionclfiliiei : total It. L'octave eftt fertnée en 1S« degré, haut pivot, par la planète tnénne, la glandé âme adhérente au corps de l'astre. En le quittant elle est eottiffie nous sujette à la mort et à la souffrance , parce que son corps est tout à la fois d'espèce terre-aqoense et étber-aromale.
Les âmes de tous degrés participent dans l'itftre vie aut sensations corporelles de la planète ; elle est languissante et presque malheurense , tant que dure Tétat de limbe sueiàl , état commun à la grande âme comme aux âmes individoellesi Cet état réduit la grande âme , et par unité le grand corps planétaire , au rôle de léprtuXy êtres infectés de contagion physique et morale, séquestrés dtt monde céleste , privés du commerce aromal avec les autres astres. Ceux-ci risqueraient l'infection s'ils communiquaient en plein avec une planète
Bngagiie en limbes asoendauU »
Ou retombée en limbes descendants.
Dans l'une et l'iuutre phase, estimées à V9® de carrière, Taitre est en état de contagion aromate , et les autres astres le tiennent en quarantaine quant aUx communloationsi L'^n se borne à lui fournir amplement Xtnéceêsaire aromal^ comme à un navire pestiftSré à qui on doUne, taàs contact, ce dont il a besoin pour subsifttanoe et traitement, et même poar^rément Les astres auivent entré eux pareille méthode en cas de contagion aromate causée par l'état subversif.
Les relatidns sensuelles des planètes s'opèrent, quant aiMBatériel, par cordons aromaux...
Lee âmes des défunts (âmes plus vivantes que les nôtres) sont aussi malheureuseft que nous, tant que dure l'état de gène et de quarantaine que je viens de décrire : ces âmes jouissent pourtant de divers plaisirs qui nous sont inconnus, entre autres û plaisir é*emgter et de se mouvoitt Nous n'avons pal connaisianee de ee bien-étré , comparable à celui d'un aigle qui plane sani agiter ks ailes* Tel est dans l'autre monde l'état des défunts oU trans-niondalns; pourvus d'un corps aromal bien plus léger que l'air^ ils planent dans l'air, et de plus dans l'épaiaseur de la terre, dont ils peuvent sans obstacle traverser les rochers les plus eompaetes.
Il nous arrive parfois, pendant le sommeil, de gdûter ce pliisir, ce bieU'étre du oerps pàrCburant Un etpaite imméilse avee ^l^ i»^
rapidité que rhirondelle, et se détachant de la terre sans intervention d'ailes : c'est une faculté dont jouissent constamment , dans Ttutre Vie , les âmes des défunts pourvues de corps aromaux ; c'est dans ce plaisir, inconnu pour nous, que consiste le bonheur ^exister et jouir à chaque instant, par le seul avantage de se mouvoir sans fouler la terre , sans forcer de jambes, sans s'aider d'un porteur.
Nous ne connaissons en ce genre que trois légères transitions : lo la voiture suspendue qui est un mouvement fort agréable aux enfants ; ils s'en font une fête, surtout dans le bas âge ; S» l'équilibre du patin en dehors; Z^ l'escarpolette, mouvement suave, qui évite la secousso : il nous rapproche bien davantage du mouvement habituel des ultra-mondains, qui est celui d'un aigle planant. Cette seule différence de leur mouvement au nôtre, leur procure le plaisir d'exister ; plaisir très-inconnu de nous , qui tombons dans le calme et l'ennai, dès que nous manquons de fonction attrayante et de distraction. Nous n'avons que le contreplaisir do mouvement ; c'est le repos ou coucher.
Je pourrais décrire beaucoup d'autres jouissances des défunts, qu'il faut nommer vivants ultra-mondains, gens plus vivants que nous. Il sera démontré que nous sommes des tortues, comparativement à notre sort en l'autre vie. Cela n'empêche pas que les ultramondains ne soient en état de malheur relatif, par la privation d'une infinité de biens dont ils jouiraient , si l'Harmonie sociétaire était établie; privation d'autant plus sensible pour eux, qu'ils voient notre globe en état d'organiser l'Harmonie dont il jouirait comme eux.
Le meilleur service à rendre aux défunts comme aux vivants, est donc d'établir sans délai l'Harmonie sociétaire ; après quoi. Pâme d'un roi, l'âme de César, sera beaucoup plus heureuse en renaissant dans le corps du moindre des humains, qu'elle ne l'a été dans le corps de César même, qui, après une carrière pénible et agitée, où il ne trouvait que le vide sur le trône du monde, a fait une fin tragique à la fleur de l'âge, et se trouve peut-être aujourd'hui l'un de ces chrétiens vendus par les Juifs et crucifiés par les Ottomans, qui font brûler à ses pieds et à petit feu sa femme et ses enfants.
Tant que dure l'état de limbe social ou subversion, il n'est pss p}a8 possible aux âmes défuntes d'échapper à eette disgrâce.
qu'il n est possible à un roi d'échapper aux mauvais rêves, au cauchemar.
Du moment où FHarmonie sera organisée, les défunts ou transmondains seront d'autant plus heureux, qu'ils ne sont pas sujets à la mort pour rentrer en cette vie : ladite transition est pour eux une fonction analogue à celle du coucher suivi du sommeil. C'est pendant ce sommeil qu'on ménage au trans-mondain un corps en cette vie : il ne le rejoint pas au moment de la conception du fœtus, mais seulement à l'instant de la dentition. Jusque-là, l'enfant est animé par la grande âme du globe. L'adjonction d'une âme spéciale est pour lui l'opération de la greffe sur le sauvageon.
Demander pourquoi on ne meurt pas dans le passage de l'autre vie à œllcMïi, tandis qu'on meurt dans le passage de celle-ci à l'autre, ce serait s'engager dans la théorie des transitions, qui ne sont pas identiques, mais graduées en doses de bien et de mal.
Nous n'en sommes pas encore à ces hautes questions : observons seulement que ceux qui comparent la mort à un sommeil, font un parallèle très-inexact ; car l'instant du coucher et de l'assoupissement n'a rien de pénible pour nous , et tel est le mode de rentrée des âmes en cette vie. Il n'en est pas de même de la sortie, qui n'est rien moins qu'une transition agréable.
Je ne traiterai pas ici des degrés des âmes dans l'autre vie, ni de leurs fonctions, bien restreintes qnant à présent , jusqu'à ce que la planète rentre en commerce aromal avec le tourbillon sidéral, et en reçoive de nouvelles créations dont elle a un extrême besoin en tous règnes. On s'est étrangement trompé, quand on a cru que nos âmes étaient oisives dans l'autre monde : l'oisiveté et la privation de corps n'y sont nullement leur destinée.
En accordant trop peu aux défunts, on a voulu accorder trop aux vivants, et beaucoup de gens ont supposé des communications individuelles entre les mondains et les ultra-mondains. Rien n'est plus faux ; car si les ultra-mondains ou défunts pouvaient conférer avec nous, ils débuteraient par nous informer que nous sommes dans l'erreur sur la destinée sociale ; que l'état civilisé et barbare n'est point le sort que Dieu nous destine, et que notre délai d'avènement à l'unité cause le malheur des défunts et le nôtre.
Imbus de tant d'erreurs sur Dieu, l'Ame et rUnlveT«^dft%^^%-
nêus è(te sttrpris de n'avoir rien découvert sur riminoirtalitét et notamment sur son premier degré qui est la métempsj^cose ?
Le peu que j*en laisse entrevoir doit relever les espérance! de ceux qui se plaignent d'incertitude snr Fautre vie, et qui s'épou* vantent à juste titre de cette éternité, dont on n'a su indiquer aucttn emploi satisfaisant
Au déclin de l'âge, on réfléchit sur ce dénouement, et ne sachant qu'en penser, on 9e jeiie par frayeur dails les bras de la religion. Ce n'est point par crainte, mais par amour) que le Créateur veut nous rallier k lui (et tel est le vceu de la Religion ellemême) { c'est par garantie de plaisirs variés à l'infini , pendant l'éternité conmie pendant cette vie.
Loin de ces terreurs outrageantes pour Dten , les Harmoniens rainimront, dans le jenne âge, en reconnaissance du bonheur dont ib Joniront, et du bel ordre qu'ik verront régner dans les conceptions sociales divines. Ils l'aimeront dans l'âge déelittant, par conviction des tiooveaux biens qu'il nous prépare en migration ultramondaine. Sa tactique, pour conquérir notre amour, est de nous ménager toujours plus dn bonheur que l'homme n'en peut concevoir et désirer» C'est à nous à recueillir les fruits de sa générosité, en organisant sans délai l'ordre fortuné qu'il a assigné à nos relations.
Nous allons faire un pas de géaUt dans la carrière sociale. En passant immédiatement de la Civilisation à l'Harmonie, nous échappons à vingt révolutions qui pouvaient ensanglanter le globe pendant vingt siècles eneore, Jusqu'à ce que la théorie du destin sociétaire eût été découverte. Nous ferons un saut de deux mille ans dans la carrière sociale, sachons en faire un semblable dans la carrière des préjugés : repoussons les idées de médiocrité, les désirs modérés que nous suggère l'impuissante Philosophie. Au moment où nous allons jouir du bienfait des lois divines, concevons l'espoir d'un bonheur aussi immense que la sagesse de Dieu qui eii a formé le plan. En observant cet univers qu'il a si magnifique*** ment disposé, ces milliards de mondes qu'il fait rouler en har-*> monie, reconnaissons qu'un être si [grandiose ne saurait se concilier avec la médiocrité, et qu'on Ibi ferait injure^ si on attendait de lui des plaisirs modérés en ce monde ou en l'autre, des biens médiocres dans un ordre social dont il sera l'auteur.
(Eûsfy'mt du S* vohtmê de La Faoste Industrie. )