S XXI
Deuxième Période sociale.
Sauvagerie. Absence de toute industrie régulière, imprévoyance à peu près complète, règne de la force individuelle et de la brutalité, voilà Tétat sauvage. Les faibles, et par conséquent les femmes, sont asservis. Chaque homme, du reste, participe au conseil de la horde, et exerce toute l'influence que peuvent lui mériter sa vigueur, son adresse et toutes ses autres qualités appropriées au but qu'elle se propose. 11 jouit en outre de sept droits naturels dont les lois privent en tont pays le peuple civilisé, et dont voici Ténumération : cueillette, pâture, chasse, pêche, ligue intérieure, vol extérieur y insouciance. Aussi les avantages de la Civilisation ne sont pas une compensation snfGsante pour le Sauvage; il meurt plutôt que de se plier- à nos coutumes. 11 est arrivé souvent, au contraire , que des matelots civilisés, qui se trouvaient en contact avec des peuplades sauvages, se sont réfugiés au milieu d'elles et y oui vieilli sans regret de la société qu'ils avaient quittée *. —
1 Délivré du joug tyraouique de la .société , jo compris alors le charme de cHIe iadépendaiice de la nature , je compris pourquoi pas un sauvage ne s'est fait Roropéeu , et pourquoi plusieurs Kuropens so soûl faits sauvages. Chateu-
THëORIK SOCIETAIRE. 12i
La seule forme de commerce en Sauvagerie, est le troe^ échange d'un objet contre un autre, sans emploi de monnaie ni d'aucun autre signe représentatif de la valeur.