‹ Fourier; sa vie et sa théorieChapitre 62 sur 66 · ECHELLE GÉNÉRALE DES MÉTEMPSYCOSES , ESTIMÉES A UNE PAR SIÈCLE · texte numérisé non relu

ECHELLE GÉNÉRALE DES MÉTEMPSYCOSES , ESTIMÉES A UNE PAR SIÈCLE

i^ phase. 5000 ans. 50

2« phase. 56000 — 360

►^ Apogée. 9000 — 90

3« phase. 27000 — ^70

4« phase. 4000 — 40

cis et trans^migrations.

i réduire à 405.

Selon ce tableau , nos âmes^ à la fin de la carrière plan^^e» auront alterné environ 810 fois de Uun à l'autre monde, en aller et retour, en émigration et immigration ; total, 1,6^0 existences, dont 810 intra-mondaines et 810 extra-mondaines; existences dont il faut réduire le nombre à moitié, parce que durant les 72,000 ans d'Harmonie le terme de la vie est plus ^ue double dans l'un et l'autre monde. Mais peu importe le nombre des migrations, puisqu'il s'agit , en dernière analyse, de 81 mille ans, dont environ

2y3 5^,000 à passer dans l'autre monde ; 1/5 27,000 à passer dans celui-ci.

Continuons donc sur l'hypothèse de 810 alternats , inexacte quant au nombre , mais commode pour les détails.

II faut en compter d'abord 720 communément très-heureux, dans les deux phases d'Harmonie et l'apogée.

Les deux phases de subversion comportent environ 90 alternats selon cette échelle approximative :

DÉTAIL DES MÉTEMPSYCOSES, EN l'« ET 4® PHASE.

ce

lO

10 heureuses.

10 tutëlaires.

iO favorables.

10 faciles.

lO supportables.

10 pénibles.

10 fâcheuses.

10 vexatoires.

10 malheureuses.

45 favorables, demi-bonheur.

45 fâcheuses,

malheur gradué.

188 XOTES.

RKCAPITLLATION DRS 810 EXISTENCES.

7S0 frès-heureuses , sauf rares exceptions. Hartn. 45 favorables en moyen terme. Sub. ose.

45 fâcheoses en moyen terme. Sub, desc.

Ce sera donc 765 existences henreoses pour 45 fâchenses , poisqne les 45 de demi-bonheor peovent être comprises dans la masse des stations heureoses.

Toote âme parvenoe an terme'de carrière planétaire jogera ce résoltat d antant pins avantageai , qu'elle connaîtra la loi générale des transitions, comportant on i/d' on 1/8^ de mal et demimal ponr 7/9^ ou 7/8** de bien. Elle n aora essuyé , selon cette écheUe, <{iie 1/16* ou 1/18* de malbeur gradué, puisque le 1;8* d'exception assigné au règne dn mal se subdivise encore en deux phases de plein mal et demi-mal , comprenant environ 90 métempsycoses, dont

45 existences favorables, comme celles d'un bon bourgeois, d*un bon fermier, d'un sauvage en santé;

45 existences fâcheuses , comme celle d'un Esope , contrefait , esclave supplicié , ou d'un chrétien captif dans les bagnes des musulmans.

Chaque âme n'aura ressenti, selon cette échelle, ^ue 1/16* ou 1/18^ de malheur , puisque dans les âges de subversion estimés malheureux on trouve encore une moitié de chances à peu près favorables, et assez heureuses comparativement aux faibles prétentions des civilisés et barbares , dont les désirs en fait de bonheur sont très-limités.

Une âme, en récapitulant et balançant ses 810 existences (plus ou moins) , conclura sur le tout comme un cultivateur qui sur dix-huit années aura eu seize bonnes récoltes , une moyenne et une mauvaise. L'agriculteur n'élève pas si haut ses prétentions ; il s'estime heureux quand il a deux bonnes années sur trois.

D'après cette estimation très-régulière des chances de métempsycose, loin d'admettre aucun retranchemrnt sur Texercicc futur des passions, nous devons considérer comme enfer passionnel les sociétés actuelles, 2, 3, 4, 5 (tableau, p. 115), où les passions, toujours entravées, n'existent que ponr le tourment des humains,

qui dans ces sociétés manquent la plupart des (rois chances d'essor,/or^w»e, vigueur, longévité.

Et pour arriver au vrai bonheur de cette vie , il n'est d'autre moyen que d'y renaître périodiquement ; car l'existence dans les quatre sociétés actuelles ne peut être con^tée que pour demiessor de passions chez les plus heureux, comme les sauvages, les grands, les riches ; et pour servitude passionnelle, chez le grand nombre des civilisés et barbares.

Il faudra donc renaître en Harmonie , pour connaître le bonheur de cette vie, où la plupart des hommes n'ont paru que pour y voir le bien sans en jouir ; notamment la masse du peuple , qui n'a vécu que pour atteindre au triste sort de ne pas mourir de faim. Là se bornent à peu de chose près les plaisirs du peuple souverain, dont l'ambition est de manger du pain, trouver du travail.

D'autres classes, quoique possédant la fortune, ont à peine un éclair de bonheur. Telle femme a été belle et heureuse quelques instants ; mais , bientôt passée et délaissée , elle a traîné une fastidieuse vieillesse.

Mêmes disgrâces pèsent , en affaires d'ambition , sur le sexe masculin. On en voit l'immense majorité se consumer en efforts d'intrigue, sans pouvoir atteindre aux emplois ni à la fortune , et tomber à la fin dans l'apathie et le dégoût de la vie.

Beaucoup de civilisés sont condamnés à l'inquiétude perpétuelle, par la pression d'une dominante engorgée; c'est-à-dire par une passion impérieuse qu'ils ne peuvent ni ne pourront jamais contenter, faute de fortune , comme ie goût des voyages, le goût des bâtiments , etc. Ce penchant qu'un homme pauvre ne saurait satisfaire , devient pour lui le vautour de Tityus , le mal-étr£ continu.

L'effet est bien plus remarquable chez ceux qiii sont pressés par une dominante inconnue, comme Jules César, qui, parvenu au trône du monde, se plaint de n'y trouver que le vide. Ceux-là sont tourmentés par une ou plusieurs des trois distributives.

Quand on est pressé par une ou plusieurs des quatre affectives ou des cinq sensitivrs, on sent fort bien d'où naissent Yinquiétude

et le vide affreux (p. 174). Didon, après la faite d*£oée, sait trop que son inquiétude naît de Tamour ; et Irus attendant les restes de la table de Pénélope , sait bien que son vide affreux est le ride de l'estomac et non de l'âme.

Lorsque j'aurai fait connaître les trois passions distribatives , chacun pourra analyser exactement ses inquiétudes , ses vides affreux , et conclure que le seul remède est dans le mécanisme des Séries passionnelles , qui , par un développement combiué des douze passions , transforme les inquiétudes en charme perpétuel, et ne laisse au cœur humain d'autre vide que celui da temps ; que le regret de n'avoir pas des journées de 48 heures an lieu de 24 , pour suffire à l'immense variété de plaisirs qui naissent de l'état sociétaire.

Quant à présent , cet état de privation habituelle rallie tous les individus au désir de métempsycose composée, au souhait de revivre avec \^ fortune^ la vigtieur, la longévité, dans un monde plus juste et mieux organisé.

Lorsqu'une volonté est si généralement prononcée , on doit en conclure qu'elle est destin essentiel de l'homme. Si elle ne devait pas être satisfaite , il n'existerait aucune proportion entre la destinée et l'Attraction : Dieu serait inhabile en régime distributif de cette Attraction qu'on voit pourtant répartie en juste mesure dans toute la nature animale et végétale , depuis les concerts des astres jusqu'à ceux des animaux industrieux, castors, abeilles, etc. , qui , opérant géométriquement , par le seul stimulant de l'Attraction passionnée , nous démontrent qu'elle est coordonnée aux mathématiques, et répartie en juste proportion avec les destinées. Cet indice deviendra certitude quand on connaîtra en plein la théorie du mouvement.

Quant à présent , pour aperçu de l'immortalité et du mode d'exercice, il suffit de consulter les attractions....

Ulter. — Des aperçus d'immortalité composée , essayons de nous élever à la bicomposée , aux rapports de nos âmes avec la grande âme planétaire dont nous partagerons le sort pendant l'éternité; nos âmes étant des émanations de la sienne, comme nos corps sont des parcelles du grand corps nommé la Planète, qui est un être axdrogyne.

^atre siècle , qui admet en principe que tout est lié dans le

système de la nature, qu'il y a unité entre ses parties ^ piétendrat-il qu'il n'existe pas de relations entre les âmes humaines et la grande âme planétaire ? Autant vaudrait avancer qu'il n'existe pas de rapports administratifs entre César et cent millions d'hommes soumis à son sceptre, ou bien qu'il n'y a point de rapports entre les feuilles d'un arbre et le corps ou tige qui leur distribue ses sucs et en reçoit d'elles.

Si pendant quelques années consécutives on laisse dévorer les feuilles par les chenilles , l'arbre languira et périra : même relation s'établit de corps et d'âme entre une planète et ses habitants ; lear retard en échelle sociale cause le déclin matériel de la planète ; aussi voyons-nous la nôtre en dégénération climatérique très-rapide^ par effet du retard d'avènement à l'Harmonie. Ce vice devient plus sensible chaque année.

Entre la grande âme et les petites ou humaines , il existe une échelle d'âmes de divers degrés auxquels on s'élève successivement après la mort, comme on s'est élevé en cette vie. Sans cette analogie entre le sort des défunts et des mondains , l'unité de système n'existerait pas. Laissant à part l'analyse de ces degrés , traitons ici du plus élevé, qui est l'âme de la planète, la grande AME , ou âme pivotale.

C'est un sujet peu intéressant pour la multitude, que le sort de cette grande âme planétaire dans l'éternité future et passée. Les lecteurs , peu exercés à porter si loin leurs vues , préféreraient qu'on les entretînt du sort de nos menues âmes dans l'autre vie où nous tendons. ... Je cède à leurs intentions : mais qu'ils me permettent , pour la régularité , un article très-«ourt sur le sort de la grande âme.

YY — A l'époque du décès de la planète , sa grande âme , et par suite les nôtres , inhérentes à la grande , passeront sur un autre globe neuf, sur une comète qui sera implanée, concentrée et trempée. Les petites âmes , achevant par le décès leur carrière individuelle , estimée plus haut à 400 alternats ou stations en l'une et l'autre vie , perdront la mémoire parcellaire des métempsycoses , puis se confondront et s^dentlfieront avec la grande âme. Nous ne conserverons alors qu^un souvenir du sort général de la planète pendant ses quatre phases. Le souvenir des métempsycoses cumulées deviendrait , à la longue , insipide et confus : ce ne serait bientôt qu'un abîme de mçnues réminiscen*

i9î NOTES.

ces ; il conviendra qne la mémoire en soit bornée à des sommaires et des époqaes.

Lorsqu'une âme planétaire se sépare de son. globe défunt, elle s'adjoint à une jeune comète non encore implanée ; c'est pour elle une décadence , comparativement aux fonctions bien sopérieures d'une planète. La durée de carrière cométaire n'est guère que de i/8® en rapport de la carrière planétaire. Lmrsque la comète est mûre et suffisamment raffinée , on l'implane, et son âme recommence une carrière d'harmonie sidérale.

La grande âme , après avoir fourni une échelle d'existences dans plusieurs planètes parcourues de la sorte et dont elle a occupé successivement les corps", doit s'élever en degré : c'est-èdire que si elle a été pendant un temps suffisant âme de satellite, elle devient âme de cardinale, puis âme de prosolaire, pois âme de soleil , et ainsi de suite ; elle parcourt encore des degrés bien autrement élevés , car elle devient âmé d'univers , de binivers , de trinivers , etc. ; mais n'engageons pas le lecteur dans une région si éloignée de sa portée.

Lorsqu'un univers est en vibration dépendante , les âmes de ses astres vont en déclinant sur l'échelle des grades ; mais notre univers est en vibration ascendante , .état de jeunesse , et nos âmes croîtront en développements pendant plusieurs milliards d'années.

Je me borne à cet article pour en déduire la conclusion d'immortalité bicomposée , et fondée sur ce que les métempsycoses auront lien pour la grande âme passant de planète en planète, comme pour les petites âmes, qui en définitive s'amalgameront avec elle ; fusion qui aura lieu au décès corporel de la planète , à Fépoque nommée vulgairement ^n du monde,

W — Même échelle progressive sur l'état antérieur des âmes planétaires et cométaires , l'éternité étant sans bornes an passé comme an futur.

J'ai été bref sur les relations des grandes âmes. Ramenons le lecteur sur le sort des petites âmes dans leurs trois existences :

La cis-mondaine ou vie passée ; La mondaine ou vie présente ; La trans-mondaine ou vie futurr.

H est inutile de s'occuper de la vie passée , puisque ses dévc-

NOTES. i93

loppemeots ont été , en sens inverse , les mêmes que ceux de la vie future , que je ne désigne pas , selon Tnsage, par le nom de TÎe céleste ; car les âmes dans l'autre vie sont bien plus que dans celle-ci adhérentes au globe terrestre, dont elles parcourent Tintérieur pour y fonctionner en divers sens et en divers degrés.

La vie trans-mondaine est à la présente ce qu'est la veille au sommeil. La veille est un état composé , où nous combinons Texercice des deux facultés corporelle et animique. Le sommeil est un état simple , ou le corps n'obéit pas à l'âme : c'est une scission entre le corps et l'âme. Celle-ci dans Fétat de sommeil tombe en déraison, et n'a communément que des pensers vagues dont elle reconnaît au réveil le ridicule.

Par analogie , nos âmes en cette vie sont sujettes aux erreurs les plus grossières, et dans l'autre vie elles sont douées de sagesse et de haute intelligence.

La durée clés stations ou alternats de Tune à l'autre vie est en même rapport que celle de la veille au sommeil : or , la veille comprend au moins les 2/5 de notre existence ; et , par analogie , le séjour périodique de nos âmes dans l'autre monde est double des stations qu'elles font en celui-ci , où le moyen terme de la vitalité est estimé 30 à 33 ans. De là vient que j'ai compté plus haut sur un 'alternat de métempsycose dans le cours d'un siècle, en supposant 33 ans de vie mondaine et 66 de vie transmondaine. Ce terme n'est point uniforme, et peut, comme icibas, varier du tiers au triple ; soit 20 ans de station pour telle âme , et 200 ans pour telle autre.

L'âme humaine étant de nature harmonienne et différente de celle des bêtes , elle ne peut pas stationner dans les corps des animaux. Ils ne sont pas moules d'harmonie, mécaniques à douze passions; ils ne sont que moules partiels, touches disséminées, coffres d'âmes simples, réduites à certaines branches de passions; et , par suite , le corps d'un animal est inapplicable à une âfne humaine , possédant comme Dieu le clavier intégral des douze passions. Si un corps animal pouvait les contenir, il se trouverait unitaire avec Dieu, et admis à l'usage du feu ou corps de Dieu, dont lès emplois sont interdits à l'animal , parce qu'il est hors d'unité divine. Aussi n'est-il pas admis à l'honneur de connaître Dieu et de se rallier intentionnellement à Dieu.

La vie présente étant à l'autre vie ce qu'est le simple au com-

194 NfOTES.

posé f nous avons dans l'autre vie double exercice de mémoire , et dans celle-ci double lacune de mémoire , parce que le mode simple conduit à la fausseté, qui est toujours duplique ' ; la vérité est toujours dualisée (sauf rares exceptions).

En conséquence , nous ne pouvons avoir souvenir en ce monde ni des existences mondaines passées ni des trans-mondunes , tandis que dans Tautre vie nous aurons la mémoire des unes et des autres.

Ainsi , dans un rêve , nous ne nous rappelons ni les songes passés , ni régulièrement les journées passées , car nous confondons en rêve les temps , les lieux et les choses , tandis qu'en état de veille nous nous rappelons distinctement et les songes et les veilles passées.

Les âmes dans l'autre vie prennent un corps formé de 'l'élément que nous nommons Arôme , qui est incombustible et honlogène avec le feu. Il pénètre les solides avec rapidité , comme on le voit par FArome nommé fluide magnétique, circulant dans les roches intérieures et au centre des mines aussi rapidement qu'en plein air.

li'effet est prouvé par l'aiguille aimantée , que le fluide magnétique dirige au sein des roches les plus épaisses.

Le corps des défunts est aromal-éthéré , c'est-à-dire qu'à la substance aromale dont il est formé se joint une autre substance de l'élément nommé Ëther, qui est la portion subtile et supérieure de notre atmosphère.

L'Ether , combiné avec l'Arôme , forme des corps pleinement homogènes avec le feu et l'intérieur brûlant du globe , que parcourent dans leurs fonctions les ultra-mondains de divers degrés.

Les ultra-mondains ne sont point* égaux : la sainte égalité philosophique ne règne pas plus dans l'autre monde que dans celui-ci.

Les trans-mondaius sont de 12 degrés , dont 5 mixtes , et ces degrés ne sont point grades de faveur , mais grades de fonctions. Le 1^ degré , bas pivot, es.t occupé par nos âmes en ce monde.

* Les «xpressions dupliquet dupliquer^ lont indispensable* en théorie des ptsslons : les mots double, doubler^ n'exprimeraient point la diiplicilc d'action ; double se prend eu lK)nnc comme en mauvaise part; il est générique : mais si l'on passe du gnnre aux espèces, iliiant «mplèyer, en iMntne part, dmalù r, qai rappose le concert de deux éiémeots, et, en mauvaise part, dMpUquer^ pour expression de lenr discorde.

Siipiv«B|0fi80iéchAlo^ikd*ànics (roiis-mon daines : (ol^l 12. L'octave est fermée ea 13s d^gré, lujtui pivot, iiar la p/ai|ète m/ème, la g^raade â«»ie a^héreot^ aja cpi;pa: dç Tartre. En le quittant elle, est comme nous si^eito à lamort et à la souffrance,, parce que son corpflieftt<tollAèt^Ufoi8 d'esp^ècetecre-aquen^e et é/Ob/çr-aromale.

Left êmfM. de tQus. degrés participent dans FaujUre. vie au^ sensiAtiens corporelles de la planète ; elle est languissante e^t presque mallieureuse, tant que dure Yéiaii, de limbe social, était cqmmun À 1a grande â^eeenune aux, âmes individu^jes. Cet état réduit la gFeaide âme , et par imité le. grand corps planétaire , au rMe de lépreux^ êtres infectés de contagion physique et morale, séqu^s*. très du monde céleste , privés du commerce aromal avec les autres astres. Ceux-ci, risqueraient l'infection s'ils conmiuniquaient en plein &vec une planète

Engagée en limbes ascendants ,

On retombée en limbes descendants.

Dans l'une et l'autre phase, estimées à i/9^ de carrière, l'astre est en état de contagion aromale , et les autres astres le tiennent en gniMytotoûoe qui^nt a^x, cqmoiunicationç.. L'on se borne à lui fonrnir- amplement le nécessaire aromal ^ comme à un navire pestiféré à^q^Xon donne, sans contact, ce dont il a besoin pour subsistance et traitement^ et même ppiir agrément. Les astres suivent entre eux pareille méthode en cas, de contagion aromale causée par L'état subver^f.

Les. relations, sensuelles des planètes s'opèrent , quant au matériel, par cordons aromaux...

Les âmes des défunts (âmes plus vivantes que les nôtres) sont aussi malheureuses que nous, tant que dure l'état de gêne et de quarantaine que je vien^ de décrire : ces âmes jouissent pourtant de divers plaisirs qui nous sont inconnus, entre autres le plaisir ^eidster et de se mouvoir. Nous n'avons pas connaissance de ce bien-étr^ , comparable à celui d'un aigle qui plane sans agiter les ailes, Tel est dans l'autre monde l'état des défunts ou trans-mondains ; ppurvus d'un corps aromal bien plus léger que l'air, ils planent dan^ y air, et de plus dans Vépaisseur de la terre, dont ils peuvent sans obstacle traverser les rochers les plus compactes.

Il ^eas arrive parfois, pendant le spmmeijl, de goûter ce plaisir, cebJiiir(MKe4H carpirpwçeQuiugKtua espace inunen^ avec plus de

rapidité que Thirondelle, et se détachant de la terre sans intervention d'ailes : c'est une faculté dont jouissent constanoment , dans l'autre vie , les âmes des défunts pourvues de corps aromaox ; c'est dans ce plaisir, inconnu pour nous, que consiste le bonheur S exister et jouir à chaque instant, par le seul avantage de se mouvoir sans fouler la terre , sans forcer de jambes, sans s'aider d'un porteur.

Nous ne connaissons en ce genre que trois légères transitions : i» la voiture suspendue qui est un mouvement fort agréable aux enfants ; ils s'en font une fête, surtout dans le bas âge ; 2» l'égnilibre du patin en dehors ; 3° l'escarpolette , mouvement saave, qui évite la secousse : il nous rapproche bien davantage du monlement habituel des ultra-mondains, qui est celui d'un aigle pla> uant. Cette seule différence de leur mouvement au nôtre, leur procure le plaisir d'exister; plaisir très-inconnu de nous, qui tombons dans le calme et l'ennui, dès que nous manquons de fonction attrayante et de distraction. Nous n'avons que le contreplaisir du mouvement ; c'est le repos ou coucher.

Je pourrais décrire beaucoup d'antres jouissances des défunts, qu'il faut nommer vivants ultra-mondàins , gens plus vivants que nous. Il sera démontré que nous sommes des tortues, comparativement à notre sort en l'autre vie. Cela n'empêche pas que les nltramondains ne soient en état de malheur relatif, par la privation d'une inQnité de biens dont ils jouiraient , si l'Harmonie sociétaire était établie; privation d'autant plus sensible pour eux, qnils voient notre globe en état d'organiser l'Harmonie dont il jouirait comme eux.

Le meilleur service à rendre aux défunts comme aux vivants, est donc d'établir sans délai l'Harmonie sociétaire ; après quoi, l'âme d'un roi, l'âme de César, sera beaucoup plus heureuse en renaissant dans le corps du moindre des humains, qu'elle ne Fa été dans le corps de César même, qui, après une carrière pénible et agitée, où il ne trouvait que le vide sur le trône du<nonde, a fait une fin tragique à la fleur de l'âge, et se trouve peut-être aujourd'hui l'un de ces chrétiens vendus par les Juifs et crucifiés par les Ottomans, qui font brûler à ses pieds et à petit feu sa femme et ses enfants.

Tant que dure l'état de limbe social ou subversion, il n'est pas pins possible aux âmes défuntes d'échapper à cette disgrâce,

quMl n'est possible & un roi d'échapprr aux ftiauvais rôtes, au cauchemar.

Du moment où FHarmonie sera organisée, les défunts ou transmondains seront d'autant plus heureux, qu'ils ne sont pas sujets à la mort pour rentrer en cette vie : ladite transition est pour eux une fonction analogue à celle du coucher suivi du sommeil. C'est pendant ce sommeil qu'on ménage au trans-mondain un corps en cette vie : il ne le rejoint ptis au moment de la conception du fœtus, mais seulement à l'instant de la dentition. Jusque-là, l'enfant est animé par la grande âme du globe. L'adjonction d'une âme spéciale est pour lui Topération de la greffe sur le sauvageon.

Demander pourquoi on ne meurt pas dans le passage de l'autre vie à celle-ci, tandis qu'on meurt dans le passage de celle-ci à l'autre, ce serait s'engager dans la théorie des transitions, qui ne sont pas identiques, mais graduées en doses de bien et de mal.

Nous n'en sommes pas encore à ces hautes questions : observons seulement que ceux qui comparent la mort à un sommeil, font un parallèle très-inexact ; car l'instant du coucher et de l'assoupissement n'a rien de pénible pour nous , et tel est le mode de rentrée des âmes en cette vie. 11 n'en est pas de même de la sortie, qui n'est rien moins qu'une transition agréable.

Je ne traiterai pas ici des degrés des âmes dans l'autre vie, ni de leurs fonctions, bien restreintes quant à présent , jusqu'à ce que la planète rentre en commerce aromal avec le tourbillon sidéral, et en reçoive de nouvelles créations dont elle a un extrême besoin en tous règnes. On s'est étrangement trompé, quand on a crn que nos âmes étaient oisives dans l'antre monde : l'oisiveté et la privation de corps n'y sont nullement leur destinée.

En accordant trop peu aux défunts, on a voulu accorder trop aux vivants, et beaucoup de gens ont supposé des communications individuelles entre les mondains et les ultra-mondains. Rien n'est plus faux ; car si les ultra-mondains on défunts pouvaient conférer avec nous, ils débuteraient par nous informer que nous sommes dans l'erreur sur la destinée sociale ; que l'état civilisé et barbare n'est point le sort que Dieu nous destine, et que notre délai d'avènement à l'unité cause le malheur des défunts et le nôtre.

Imbus de tant d'erreurs sur Dieu, l'Ame et l'Univers, devons-

■oos être lorprU <le n avoir rieo découvert sur rimmorft^Uté, et notamment sur son premier degré qui est la métempsycose?

Le peu (|ae j'en kiisae entrevoir doit jrelev€Mr Içs espérances de cens qui se plaignesl d*incertitu(|e sur Vaotrç vie^ et qui s*époo> f anteni à juste titre de cette éternité^ dAnt oi^n'a vk indiquer an* con emploi satisfaisant

Au déclin de Fâge, on réfléchit sur ce dénoaement, et ne sacliant qnen penser, on se '^tle par frat^ur dans 1^ bras de la religion. €e n est point par crainte, mais par amour, que le Gréatenr veut nons rallier à lui (et tel est le v<eu de la Religion ellemàme) ; c'est par garantie de plaisirs variés à Tinfitti , pendant Féternité comme pendant cette vie.

Loin de ces terreurs outrageantes pour Dieu , les Harmoniens Taimeront, dans le jeune A^, en reconnaissance du honheor dont ils jouiront, et du bel ordre qu'ils verront régner dans les conceptions sociales divines. Ils Taimeront dans Tàge déclinant, par conviction des nouveaux biens qu il nous prépare en migration ultramondaine. Sa tactique, pour conquérir potre amour, est de nons ménager toi^onrs plus de bonheur qne l'hoq^me p'ep pent eau* cevoir et désirer. C'est à nous à recueillir les frnits de sa générosité, en organisant sans délai Tordre fortuné, qu'il a «mgaé à DOS relations.

Nous allons faire un pas de géant dans la carrière sociale. En passant immédiatement de la Civilisation à l'Harmonie, nous échappons à vingt révolutions qui pouvaient ensanglanter le globe pendant vingt siècles encore, jusqu'à ce que H théorie du 4estii| sociétaire eût été découverte. Nous ferons qn saut de dç«x mille IW dans la carrière sociale, sachons en faire an semblable dans la carrière des préjugés : repoussons les idées de médiocrité, l^s désirs modérés que nous suggère l'impuissaote Philosophie. Au hkh ment où noua allons jouir du bienfait des lois diviqes, concevons l'espoir d'un bonheur aussi immense que la sagesse de Dieu qui en a formé le plan. En observant cet univers qu'il a si magnifiquement disposé, ces milliards de mondes qu'il fait rouler en harmonie, reconnaissons qu'un être si grandiose ne saurait se concilier avec la médiocrité, et qu'on loi ferait injure, si on attendait de lui des plaisirs modérés en ce monde on en l'autre, des biens médiocres dans un ordre social dont il sera l'auteur.

(Extrait du 2^ volume de La Fausse Industrie. )

GAfiiiaiiuB m; transmigration des ambs.

En vie terrienne ou simple , et vie céleste ou COMPOSEE.

^SSUE PES T^X ÇAmUÈRES.

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