‹ < > fourmis de la Suisse notices anatomiques et physiologiques, architecture, distribution géographique, nouvelles expériences et observations de moeursChapitre 121 sur 139 · XXXIII · texte numérisé non relu

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Considérations sur l' origine des fourmilières, sur leur continuation et sur leur fin

Durée de la vie des fourmis

P, S, (1919). Tout ce que j'avais publié en 1874 à ce sujet est erroné pour deux raisons : 10 libre

| alors la longévité des © fécondées des fourmis, prouvée dès lors par Lubbock et Miss Fielde ; 20 J 'ignorais de même, d'un côté, la commensalité parasitique de beaucoup de ® fécondées de Formica, Bothriomyr-. mex, etc. chez certaines fourmis, démontrée par Wheeler et Santschi ; 30 J'ignorais enfin la preuve qu'Huber

avait raison contre Lepeletier et Ebrard, et que les ® fécondes des autres espèces parviennent, quoique

péniblement, à fonder seules de nouvelles fourmilières, comme l'ont montré Mac Cook, Blochmann, Lubbock ni

et moi-même plus tard (voir Ve partie, ch. I). y

Sans doute les grandes fourmilières, avec colonies polycaliques (à nids multiples) peuvent vivre de

nombreuses décades (j'en ai pu suivre une, à Vaux, depuis plus de 55 ans), en retenant de temps à autre des 9 fécondées de leur propre fourmilière ; mais ces grandes peuplades polycaliques sont des exceptions,

de même que leur scission dont j'ai cité un cas dûment prouvé.

La règle ordinaire, c'est la fondation d'une fourmilière isolée par une ® fécondée, seule (quelquefois

| par plusieurs). La fournuiliere vit alors aussi longtemps que la mère fondatrice, unique ou multiple, et

s s'éteint avec elle.

(2 1. PAT Mais il existe d' autres cas curieux, Adlerz a prouvé que l'Harpagoxenus sublevis © et © s'impose de

force à une fourmilière de Leptothorax (Mychothorax) acervorum qui, de guerre lasse, finit par l'adopter.

Un autre cas singulier est celui des Anergates, Formicoxenus et Cardiocondyla, cas que j'ai appelés

« Adelphogamie » (mariage entre frères et sœurs). Chez les Anergates surtout, la fourmilière provient toujours

d'une seule mère, et l'accouplement par des 4 aptères n'étant possible que dans ou sur le nid, il ne peut avoir lieu qu'entre frères et sœurs, Il s'agit donc là d'un inceste normal à l'infini; et pourtant l'espèce ne

fourmilière, coutume qui consiste à manger leurs frères, c'est-à-dire les œufs pondus subséquemment,

Nous avons déjà cité les Bothriomyrmex ® qui décapitent celles des Tapinoma pour se faire adopter, tandis que les Strongylognathus testaceus © s'allient pacifiquement à la © des Teframorium pour sé faire

adopter par sa progéniture. Les Wheeleria d'Algérie; elles, se font adopter par une fourmilière de Monomo-

rium Salomonis et les © de ces derniers sont assez sottes pour occire ensuite elles-mêmes leur propre (@ féconde ; Santschi l'a: prouvé,

s'éteint pas ! Soit dit en passant, il ne faut pas confondre le terme d'adelphogamie avec celui d'adelphophagie, par lequel j'ai désigné la coutume des premières larves écloses des œufs pondus par une mère fondatrice de.

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Ces exemples suffisent, Combien se trompent les vulgarisateurs qui généralisent à coups d' ÉUp tes Il faut observer soigneusement les mœurs de chaque espèce, Et même ici les cas varient; la Formica sanguinea p. ex, nous l'a prouvé à satiété. +94

Rs ; Fe

Les faits ci-dessus donnent la raison pour laquelle tous les membres d'une fourmilière naturelle M appartiennent, sauf de rares exceptions, non seulement à la même espèce, mais encore à la même race, ou

pas

variété. Cela n'empêche nullement la naïssance de produits hybrides par croisements entre variété ou même entre races diverses, lors des noces aériennes, Bien au contraire, c'est là l'explication pourquoi des dits hybrides constituent des fourmilières dont les individus sont, en règle générale, tous assez également 4

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