Nids sculptés dans l'écorce ou occupant les tiges
et les ramilles creuses et sèches
Je n'ai jamais vu de nids de fourmis entre l'écorce et l'aubier d'un arbre vivant
(excepté dans ses branches mortes) ; c'est du reste à peu près une impossibilité, I] en est
autrement du dessous de l'écorce à demi détachée des troncs pourris. Nous avons donc à ‘distinguer deux sortes de nids d'écorce, savoir les nids sculptés dans la couche subéreuse | d'une écorce saïîne, et les nids établis sous l'écorce des vieux tronc ou des arbres morts. Les premiers doivent seuls nous occuper ici à proprement parler ‘).
Dans beaucoup d'arbres, mais surtout dans les pins, les noyers, les chênes, la partie subéreuse de l'écorce atteint une grande épaisseur. Diverses fourmis, en particulier le C. scutellaris en Algérie, comme nous venons de le voir, en profitent pour s'y établir en y minant des cases et des galeries larges et basses ; l'épiderme de l'écorce sert de plafond,
+ 1) P.S, (1919). C'est en 1896, en Colombie, que je compris pour la première fois l'importance des tiges et ramilles creuses et sèches, soît sur leur arbre ou buisson, soit tombées à terre, comme habitation des fourmis, À mon retour j'étudiai la chose chez nous, surtout sur nos noyers où j'y trouvai surtout les nids des Colobcpsis, des Hypoclinea et des Leptothorax affinis. Plus tard, le Dr Stäger étudia des nids semblables, surtout en Valais, dans les tiges du Rubus ulmifolius (Leptothorax tuberum r. unifasciatus, v. Stägeri) etc.
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