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D bois mort de Paulonia qui servait d'abri aux C. fallax était fort dur. Donc
À aie fe toient dans la terre) ; le C. fallax ous dans le bee d'après les obser- vations de Roger et les miennes. Les variétés à tête et thorax rouges du C. lateralis vivent quelquefois dans le bois ; mon beau-frère, M. Bugnion, m'a rapporté de Nice des Q, «' et & d'une de ces variétés, pris dans un nid sculpté dans le tronc d'un figuier. Elles sont rares en Suisse, et je n'y ai pas trouvé leur nid ; dans le midi de la France, j'en ai trouvé sous les pierres et à Smyrne dans le creux des roseaux. L'H.quadripunctatafait aussi son nid à la 5 manière du C. fallax, tantôt sous l'écorce, tantôt dans le bois mort, mais plus souvent dans les ramilles sèches et creuses. La Colobopsis truncata fait, d'après Nylander, son nid comme les deux fourmis précédentes. J'en ai découvert deux dans les moignons de branches coupées
d'un poirier, Deux ou trois ouvertures extrêmement petites, rondes, faisaient communiquer # le nid avec l'extérieur, Ces portes étaient gardées chacune à l'ordinaire par un soldat dont la tête cylindrique tronquée au devant, servait littéralement de bouchon à l'ouverture. L intérieur. des nids se composait de galeries tortueuses, plus à ou moins aplaties dans un sens, et minées dans le bois ou + dans l'écorce ; il y avait peu de cases. Un de ces nids était considérable, et occupait tout l'intérieur d'un moi- gnon de branche coupée.
Le bois sculpté était fort dur, mais sec. Les galeries quoique très nombreuses ” : étaient séparées les unes . | id + des autres par d'épaisses parois de bois. Ce nid contenait à peu près 620 fourmis des quatre sexes, et ce nétait qu'avéc la plus grande attention que je parvins à découvrir les deux seules petites ouvertures qui le faisaient communiquer avec l'ex- . térieur, Ces trois dernières espèces font passage à la catégorie suivante, celle des nids dans l'écorce, ainsi que quelques Leptothorax (aïfinis, interruptus et unifasciatus) que je soupçonne de profiter fort souvent des nids abandonnés par les espèces précédentes et par d'autres, ou des sculptures des larves de bostriches et autres coléoptères xylophages, ainsi que de celles des larves de longicornes, de charançons, etc. Souvent on reconnaît cette origine à des traits caractéristiques pour le véritable artisan (sillons des bostriches, carton noir du L. fuliginosus), mais. d'autres fois cela n'est plus possible. Même certains de ces nids montrent dans leur archi- Poe une analogie frappante avec celle des nids en terre de la fourmi qui les habite (F. fusca), de sorte qu'il est difficile de refuser complètement à cette dernière l'art de sculpter le bois, surtout quand il est un peu ramolli. Bref, tous ces nids, sauf ceux du C. scutellaris, ne se trouvent que dans les vieux troncs morts et sont le plus souvent com-
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binés avec de la terre, de la sciure, etc. Nous ne voulons parler ici que de ceux qui sont
entièrement sculptés dans le bois solide de ces troncs. Les F. fusca, L. niger, M. laevinodis
et M. ruginodis savent très probablement sculpter un peu eux-mêmes. Les nids du L. niger, dans les tronc pourris, sont en général disposés en étages superposés soutenus par d'épaisses
colonnes ; tout y est un peu à angle droit, les plafonds comme les murs, ce qui les distingue des autres. Ceux des F. fusca tiennent le milieu. entre les précédents et ceux du C. vagus, tant pour la taille que pour la disposition, Ceux des Myrmica ressemblent à ceux des L, niger, mais ils sont plus petits et les formes des vides y sont plus arrondies. Dans les cases et galeries de ces quatre espèces, tous les vides inutiles sont bouchés avec des détritus
et de la vermoulure. Les F. sanguinea, truncicola, pratensis et rufa ont.souvent leur nid en
tout ou en partie sculpté dans le bois des vieux troncs, surtout les deux premières formes, Îl
est probable que ce sont souvent les anciens nids des espèces précédentes abandonnés, où
conquis par les quatre formes sus-nommées, Cependant j'ai trouvé plusieurs troncs d'arbres ensevelis sous les matériaux de ces fourmis, et sculptés évidemment par elles, Les C. scutellaris sculptent aussi des nids considérables dans les arbres et dans les troncs coupés, Je n'ai jamais pu examiner leur ouvrage, mais je les ai vu entrer par des trous de l'écorce dans le tronc déchiré d'un gros châtaignier en Tessin. M. Bugnion a vu un de leurs nids sculptés à Nice, dans un olivier, et m'en a rapporté les 8, M. Mayr prétend que cette espèce fait toujours son nid dans les murs ou sous les pierres et ne fait que courir sur les arbres. Par contre M. Emery, à Naples, n'a vu leurs constructions que dans les troncs d'arbres, En
Tessin j'ai observé également les deux sortes de nids. Mais le C. scutellaris sait aussi
faire du carton que j'ai vu moi-même, En Algérie il niche dans la portion subéreuse des chênes-liège qu'il creuse et abime et où le Camp. lateralis s. str. vit à ses côtés en parabiose mimétique,