‹ < > fourmis de la Suisse notices anatomiques et physiologiques, architecture, distribution géographique, nouvelles expériences et observations de moeursChapitre 42 sur 139 · Autres nids occasionnels · texte numérisé non relu

Autres nids occasionnels

Nous ne parlerons plus ici des Lept. muscorum, interruptus et fuberum vivant cachés dans une touffe de mousse, ni des nids de F. fusca ou M. lobicornis qu'on trouve dans les hauts pâturages des alpes, sous une bouse desséchée qui leur tient lieu de pierre. Tout cela

se laisse deviner. Maïs j'ai trouvé une bouse un peu sèche qui formait un charmant nid de T. erraticum ; ces fourmis y avaient miné une foule de cases et de galeries ; elles y vivaient

avec leurs larves et leurs nymphes. Je trouvai aussi dans une bouse de gros calibre toute une fourmilière de C. ligniperdus qui s'y étaient établis de la même manière. À peine est-il besoin de parler encore des trous de grillons et d'autres insectes, des nids d'espèces plus faibles qui sont envahis et conquis par des fourmis pour en faire leur demeure ; nous en avons suffisamment écrit. [Il ne nous reste plus que les galles, soit celles des chênes, soit celles des rosiers, qui servent de nids à certaines fourmis, lorsque le cynips les a quittées en

perçant leur enveloppe extérieure. Les petites fourmilières des Leptothorax y trouvent assez

de place pour se loger, surtout celles du L. tuberum ; mais aussi celles de la Colobopsis truncata et du Camponotus fallax.

Nous avons ainsi passé en revue toutes les manières de bâtir leur nid que Rd à ma connaissance les fourmis suisses. On voit qu'elles sont nombreuse, Encore deux mots sur l'architecture extérieure.

1) P, S, (1919), Dans les tropiques, certaines fourmis, comme le Monomorium Pharaonis, la Phei- . dole Anastasii, la Prenolepis longicornis, lIridomyrmex humilis, etc. deviennent la plaie des maisons et des jardins et l'on peut les observer chez nous dans les murs des serres chaudes, Le Monomorium Pharaonis L. a de plus l'originalité d'être devenu l'hôte ambulant des steamers transocéaniques, où il loge dans tous les interstices, dans les lavabos des cabines, mêmes dans les manches des couteaux ; rien ne lui échappe : il est partout et ne s'endort que quand les steamers s'approchent des régions froides,

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