‹ < > fourmis de la Suisse notices anatomiques et physiologiques, architecture, distribution géographique, nouvelles expériences et observations de moeursChapitre 74 sur 139 · VEUX · texte numérisé non relu

VEUX

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- larves de Lasius que je leur donnai. Le 4 juin une larve était devenue nymphe $; mais 1 . il ne restait que deux grosses larves et des œufs. Le 10 juin il y avait deux nymphes - et huit ou neuf petites larves sorties des œufs. Parmi ces dernières deux étaient jaunes 1 et conservèrent cette couleur ; les autres étaient blanchâtres, Le 13 juin elles avaient - grossi; je donnai alors à mes L. {ubero-affinis une nymphe & de Leptoth. Nylanderi dont » ils prirent soin. Ces fourmis ne cherchaient jamais à s'enfuir quand j'ouvrais la boîte : elles : : me frappaient par la finesse du toucher (de l'odorat topochimique, 1919) de leurs antennes » au moyen desquelles elles palpaient avec une précision remarquable les plus petits atomes, … et distinguaient leur qualité (un œui de leur ©, un grain de poussière, un atome de miel). Le “ 21 juin je leur donnai quelques nymphes de Teframorium caespitum qu'elles tuèrent et. * mangèrent, Le 25 juin la nymphe de L. Nylanderi était éclose, et la qui en était sortie 1 vivait en bonne intelligence avec les tubero-affinis, travaillant avec eux. Le 28 juin je perdis

plusieurs & par maladresse ; il ne me resta que la © avec cinq ® fubero-affinis et la Nylanderi : les petites larves avaient beaucoup grossi et commençaient à se transformer * en nymphes. Le 29 juin une des anciennes nymphes fut délivrée, et l'autre ne tarda pas à la suivre, ce qui fit deux © fubero-affinis de plus. Le même jour je donnai à mes fourmis des nymphes de T. caespitum À ; elles soignèrent deux ou trois des plus jeunes, et tuèrent les autres qui étaient près d'éclore, ou plutôt les laissèrent périr faute de soins. Le . 15 juillet, il y avait de nouvelles petites larves, Le 16 juillet, une des deux nymphes de Tetramorium caespitum qu'elles avaient continué de soigner vint à éclore, et vécut dès lors “ avec ces fourmis d’un autre genre dans la plus parfaite intelligence (comparer avec II, IV … et X). Le 18 juillet, la seconde nymphe de T. caespitum fit de même, mais la 8 était - un peu mal réussie et périt au bout de 7 jours. Le premier Tetramorium prospéra par contre de plus en plus ; il était plus grand que toutes les © Leptothorax, et se distinguait * par sa vie peu sédentaire ; il courait continuellement dans toute la boîte, mais revenait souvent vers les Leptothorax. Le 29 juillet, les nouvelles petites larves fubero-affinis avaient grossi, et les nymphes $ de la seconde génération commencèrent à éclore: Le 16 août, je mis les sept # fubero-affinis qui restaient et la © dans l'esprit-de-vin, parce * que la fourmilière avait beaucoup souffert pendant mon voyage de Zurich à Vaux. Son J existence en captivité avait duré 4 mois.

2. Une fourmilière de Leptothorax Nylanderi beaucoup plus considérable que la

précédente (contenant une soixantaine de # et une © féconde) fut aussi établie par moi le 17 avril 1868 dans une boîte en carton, et relâchée le 16 août, Ces fourmis élevèrent

de nombreuses larves provenant de leur ©, mais pas d'étrangères, Ces larves donnèrent :

des nymphes 8 et « qui vinrent à bien pour la plupaït, Les & ne mangèrent donc pas leurs larves comme mes Tapinoma. L'éclosion des «; eut lieu dès le 29 juin, et continua pendant le mois de juillet. Ces fourmis se montraient beaucoup moins timides que les L. fubero-affinis (en partie à cause de leur plus grand nombre). Elles prirent une ou deux fois des insectes que je leur donnaïi. |

3. J'établis dans une arène de gypse une fourmilière de L. nigriceps trouvée le 26 avril 1871 sur le Grand-Salève, Il n'y avait que des $ en abondance et une © féconde. Ces Leptothorax ne m'oîffrirent rien de particulier, sinon que je les vis souvent se porter les uns sur les autres, le porté renversé sur le dos du porteur Quelques combats individuels qu'ils eurent avec des T. caespitum qui avaient fait par accident irruption dans leur arène, me montrèrent qu'un Leptothorax est à taille égale plus fort et plus robuste qu'un Tetramorium. Je les gardai vivants jusqu'au 17 juin.

4. Ayant trouvé le 25 juin 1868 une fourmilière de L. acervorum dans l'écorce d'un

pin, avec une © ailée et des nymphes ©, je la pris et la conservai dans une boîte jusqu'au

16 août. Plusieurs © vinrent éclore dans la boîte ; les © de cette espèce ne sont pas plus grosses que les 8, Je vis souvent ces petites © porter des larves et des nymphes comme le font les 3, Chose curieuse, elles perdaient presque toutes leurs ailes au bout de deux ou trois jours d'existence. J'en vis même une faire des efforts, des contorsions avec ses ailes, dans le but évident de les faire tomber. Comme elles étaient nées dans la boîte où il n'y avait pas de (ÿ, elles ne pouvaient avoir été fécondées, Je ne puis donc comprendre pourquoi elles s'ôtaient les ailes, Serait-ce peut-être de cette manière que s'entretiennent les fourmilières de Leptothorax où les $ ne peuvent guère retenir de force des © fécondes, à cause de la petitesse des nids, de leur position sur des paroïs verticales, et de ce que les «ÿ ne sont souvent pas là en même temps que les © aiïlées ? Ces © vierges aptères ne seraient-elles pas fécondées plus tard par des G' éclos ensuite dans la même fourmilière ? Le fait est qu'on trouve très souvent chez les Leptothorax des © aptères à abdomen petit qui n'ont point l'air fécondes, à côté d'autres qui le sont évidemment, Je me garde de vouloir décider la question.

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