‹ < > fourmis de la Suisse notices anatomiques et physiologiques, architecture, distribution géographique, nouvelles expériences et observations de moeursChapitre 73 sur 139 · MT PR PT EE RQ · texte numérisé non relu

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du bout de cet organe une secrétion bulleuse et d'un blanc mat, mais toujours inodore, Je ne.

deux fois des fourmilières dans des nids artificiels. La première qui était dans un appareil .. de fer blanc périt par un accident ; la seconde vécut dans une arène de gypse pendant

4 continue comme si de rien n'était. Si l'on retient une © par une patte contre son gré,. la vibration continue, maïs elle fait de temps en temps une courte pause, Si l'on fixe

dibules, comme des Tapinoma. Je ne les voyais sortir que quelquefois, et presque toujours à la file les unes des autres, n'avançant qu'avec prudence ; rarement une Ë sortait seule. Elles ne touchaient jamais aux insectes que je leur donnais ; le soir, on les voyait venir en quantité manger le miel qui se trouvait dans l'arène. Si l'on effrayait quelques-unes de celles qui mangeaient, elles ne s'éparpillaient point, comme le font en pareil cas toutes les autres fourmis, mais rentraient dans l'appareil par là où elles étaient venues,

et toutes leurs compagnes les suivaient à la file, les unes après les autres, abandonnant

aussi le miel.

5, Ces fourmis élevèrent leurs larves et leurs nymphes # dans mes nids artificiels ; elles firent éclore de jeunes $. Maïs, comme les Tapinoma, elles s'obstinèrent à ne point élever de © ni de «J et à manger toutes les nymphes © et que je leur donnai. J'ai vu beaucoup de leurs nymphes ©, « et ©, aussi bien dans leurs nids naturels que dans . mes appareils. Toutes étaient nues, comme chez les T. erraticum et nigerrimum.

P,S, (1919), En 1906, Santschi (Annales de la Société entomologique de France) a prouvé que la © des Botriomyrmex a -l'odeur- des Tapinoma que n'a pas l'ouvrière et qu'elle s'introduit en parasite chez les Tapinoma grâce à cela, coupant ensuite la tête à leurs @ et se faisant de la sorte adopter par leurs &.

Plagiolepis pyémæa

J'ai élevé une fourmilière de cette espèce dans une arène de gypse, en regard de l'une de celles de B. meridionalis. Les antennes de la P. pygmaea ne vibrent pas du tout. Elle fait preuve de beaucoup de hardiesse et de courage, en attaquant l'ennemi qui se présente à elle ; elle le prend par une patte et recourbe son abdomen comme les Lasius et les Formica ; mais elle sait aussi relever cet organe et le diriger de côté. Les $ ne craignent pas de sortir individuellement. Je leur ai vu faire une émigration à une assez grande distance ; elles se portaient les unes les autres, comme des Formica. Elles avaient dans mon arène de gypse une grosse © féconde dont elles prenaient un soin inouï. Une cour de 10 à 15 © l'accompagnait partout où elle allait. Les nymphes sont toujours dans un cocon ; j'ai vérifié ce fait dans plus de cent fourmilières, à des époques diverses, pour les ®, les ' et les £ ; j'ai vu des © déchirer des cocons pour délivrer la nymphe. J'ai trouvé d'énormes pucerons de racines, longs de 6", larges de plus de 2", et épais d'autant, qui vivaient au milieu d'une fourmilière de P. pygmaea, sous une pierre du Petit-Salève, Les ® en prenaient soin comme de leurs propres larves. À Sion et aïlleurs, j'ai vu des P. pygmaea demander de la miellée à de petits pucerons noirs qui vivaient sur des tiges

d'Euphorbia cyparissias. On trouve souvent leurs fourmilières en nids doubles sous les : pierres avec d'autres espèces ; on peut ainsi facilement observer leur manière de combattre.

En captivité, elles ne mangèrent que du miel.

Leptothorax divers élevés dans des boîtes etc.

L'habitus particulier de ce genre homogène, la petitesse de ses fourmilières, demandaient des observations spéciales qui manquaient encore entièrement. Voici le peu que j'en ai pu faire ; elles laissent encore beaucoup à compléter (v. du reste plus haut, V, 2),

SE

se 1. Le 17 avril 1868 je trouvai dans l'écorce d'un pin une très petite fourmilière de L. tubero-affinis, composée d'une © féconde, d'une quinzaine de 5, et de quelques œufs. | Je perdis quatre ou cinq © en la prenant, et je cassai deux pattes à la ©. Je mis ensuite -cette petite famille dans une boîte en carton avec une case vitrée. Elle prospéra ; la Q vécut fort bien avec ses quatre pattes ; quelques larves sortirent des œufs et furent nourries, Les Ÿ ne mangeaient guère que le miel que je leur donnaïs : elles étaient très craintives et s'étaient établies avec la © dans la case; elles s'occupaient peu de la © qui vivait presque comme l'une d'elles. J'ai remarqué qu'il n'y a guère que les # des | genres Plagiolepis et Lasius, ainsi que de quelques Formica, qui forment une cour assidue et serrée autour de leurs © fécondes. Chez les Leptothorax, c'est l'extrême opposé : les ® vivent presque comme les 8; elles sont seulement moins aptes au travail. Huber a donc tort de généraliser le rôle des Q fécondes des Lasius, etc., comme il le fait 2e p. 115 et 116). Le 24 mai, la © de ma fourmilière captive avait pondu de nouveaux œuis (comparer avec I, 3], et les larves étaient devenues fort grosses, Les £ mangèrent des

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